CTD047

De begrafenis van Jezus: specerijen en doek

Het artikel onderzoekt de vermeende tegenstrijdigheid tussen de evangeliën van Johannes en Marcus over de begrafenis van Jezus. Johannes vermeldt een eerste begrafenisvoorbereiding door Nikodemus vóór de sabbat, terwijl Marcus de bedoeling van de vrouwen beschrijft om deze voorbereiding na de sabbat te voltooien. Het artikel besluit dat de verslagen elkaar aanvullen en een gemeenschappelijk eerbetoon aan Jezus weergeven.

14 min begrafenis specerijen lijkkleed Jezus tegenspraak 18 verzen 7 boeken

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I. Question soulevée

Certains critiques, notamment le site Islamland (contradiction n° 81), affirment qu’il existe une contradiction entre les récits évangéliques concernant la préparation funéraire de Jésus :

1- L’Évangile selon Jean rapporte que Nicodème apporta des aromates et que le corps de Jésus fut préparé immédiatement avant la mise au tombeau (Johannes 19.39-40).

2- L’Évangile selon Marc indique que des femmes achetèrent des aromates après le pour aller oindre Jésus (Markus 16.1).

Ces deux récits sont-ils incompatibles ?

III. Analyse des textes

1- Le témoignage de Jean : une préparation funéraire initiale

Jean décrit une intervention rapide, effectuée avant le début du :

Johannes 19.40 (De Heilige Schrift 1917) :
Zij namen dan het lichaam van Jezus, en bonden dat in linnen doeken met de specerijen, gelijk de Joden de gewoonte hebben van begraven.

Plusieurs éléments sont à souligner :

  • L’action est réalisée dans l’urgence, car le commence au coucher du soleil (Johannes 19.42).
  • Il s’agit d’une préparation conforme aux usages juifs, mais nécessairement incomplète en raison du manque de temps.
  • La quantité d’aromates apportée par Nicodème (environ cent livres, Johannes 19.39) indique une intention honorifique importante.

2- Le témoignage de Marc : une intention postérieure

Marc précise :

Markus 16.1 (De Heilige Schrift 1917) :
En als de voorbijgegaan was, hadden Maria Magdalena, en Maria, de moeder van Jakobus, en Salome specerijen gekocht, opdat zij kwamen en Hem zalfden.

Ce texte met en évidence :

  • Une action située après le , donc chronologiquement distincte.
  • Une démarche des femmes visant à compléter ou parfaire les rites funéraires.
  • Une intention, et non nécessairement une action accomplie (puisque le tombeau sera trouvé vide).

1.

IV. Analyse des récits

Préparation initiale par Joseph et Nicodème

Jean fournit le récit le plus détaillé de l'ensevelissement immédiat :

La quantité considérable d'aromates (environ cent livres soit : ~33 kg) souligne l'honneur rendu à Jésus, conformément aux usages réservés aux personnages royaux (2 Kronieken 16.14). Matthieu et Marc confirment que Joseph d'Arimathée enveloppa le corps dans un linceul (Mattheüs 27.59 ; Markus 15.46).

Intention complémentaire des femmes

MomentActeursActionVerwijzingen
Vendredi après-midiJoseph d'Arimathée, NicodèmeDescente de croix, enveloppement dans un linceul et des bandelettes avec aromates secsJohannes 19.38-42 ; Mattheüs 27.59-60 ; Markus 15.46
Vendredi soirFemmes galiléennesObservation du tombeau depuis une certaine distance, préparation initiale d'aromatesLukas 23.55-56 ; Markus 15.47
SamediAlleRepos sabbatiqueLukas 23.56
Dimanche à l'aubeMarie de Magdala et autres femmesAchat d'aromates supplémentaires, départ vers le tombeau pour oindre le corpsMarkus 16.1-2

Luc précise que les femmes observèrent l'ensevelissement (Lukas 23.55), puis préparèrent des aromates et des parfums avant le (Lukas 23.56). Marc ajoute qu'elles achetèrent des aromates après le (Markus 16.1).

Ces deux indications ne s'excluent pas :

  • Certaines femmes préparèrent ce qu'elles avaient chez elles avant le .
  • Le dimanche matin, elles complétèrent leurs provisions par des achats supplémentaires.
  • Leur intention était d'oindre le corps avec des huiles parfumées, opération distincte de l'application d'aromates secs déjà effectuée.

Pourquoi les femmes voulaient-elles compléter la préparation ?

Le texte de Marc indique que les femmes se demandaient qui roulerait la pierre (Markus 16.3). Elles savaient donc que Jésus était déjà enseveli ; elles n'envisageaient pas une première mise au tombeau, mais un accès au tombeau pour parfaire les soins.

Plusieurs raisons expliquent cette démarche :

  • L'ensevelissement par Joseph et Nicodème avait été accompli dans l'urgence du vendredi soir.
  • Les femmes souhaitaient accomplir un geste personnel d'amour envers leur Maître.
  • L'onction avec des huiles parfumées constituait une étape complémentaire à l'application d'aromates secs.

VI. Portée théologique

MomentActeursActionVerwijzingen
Vendredi après-midiJoseph d'Arimathée, NicodèmeDescente de croix, enveloppement dans un linceul et des bandelettes avec aromates secsJohannes 19.38-42 ; Mattheüs 27.59-60 ; Markus 15.46
Vendredi soirFemmes galiléennesObservation du tombeau depuis une certaine distance, préparation initiale d'aromatesLukas 23.55-56 ; Markus 15.47
SamediAlleRepos sabbatiqueLukas 23.56
Dimanche à l'aubeMarie de Magdala et autres femmesAchat d'aromates supplémentaires, départ vers le tombeau pour oindre le corpsMarkus 16.1-2

L'ensevelissement de Jésus accomplit plusieurs prophéties et revêt une signification particulière :

Tombeau d'un riche : Joseph d'Arimathée, homme riche (Mattheüs 27.57), offrit son propre tombeau neuf, accomplissant la parole d'Ésaïe : « On a mis son sépulcre parmi les méchants, et dans sa mort il a été avec le riche » (Jesaja 53.9).

Témoins de l'ensevelissement : La présence des femmes qui « regardaient où on le mettait » (Markus 15.47) établit la réalité de la mort et de l'emplacement du tombeau, fondement du témoignage de la résurrection.

Aromates royaux : La quantité exceptionnelle apportée par Nicodème évoque les honneurs funéraires réservés aux rois d'Israël (2 Kronieken 16.14 ; Jeremia 34.5), reconnaissant implicitement la royauté de Jésus.

Onction inachevée : Le fait que les femmes n'aient jamais pu accomplir leur onction prévue souligne l'irruption inattendue de la résurrection, qui rend caduques les gestes funéraires et inaugure une réalité nouvelle.

Conclusie

L’examen attentif des textes montre qu’il n’existe aucune contradiction entre Jean et Marc.

  • Jean décrit une première préparation funéraire, réalisée dans l’urgence avant le .
  • Marc relate une intention ultérieure, visant à compléter cette préparation.

Ces récits sont donc complémentaires et s’inscrivent dans une chronologie cohérente, parfaitement compatible avec les contraintes du calendrier juif et les usages funéraires de l’époque.

La prétendue contradiction repose sur une lecture fragmentée des textes, qui ne tient pas compte ni de la temporalité des événements, ni du contexte culturel.