Étude 1 sur 4 · Dans quelle langue, Jésus, s'exprimait-il ?

  1. Étude 1 : Dans quelle langue, Jésus, s'exprimait-il ?
  2. Étude 2 : Jésus et les idiomes de son époque
  3. Étude 3 : Le nom imprononçable de Dieu
  4. Étude 4 : Différence de travail entre traduction et révision

Les contradictions

  • Dans quelle langue, Jésus, s'exprimait-il ?

    L'article CTD043 répond à la prétendue contradiction entre Matthieu ('Eli, Eli...') et Marc ('Eloï, Eloï...') concernant le cri de Jésus sur la croix. L'analyse linguistique montre que Jésus parlait araméen (attesté par 'sabachthani' dans les deux textes) et que la différence entre 'Eli' (forme hébraïque) et 'Eloï' (forme araméenne) reflète simplement l'adaptation de chaque évangéliste à son lectorat. Il n'y a aucune contradiction.

    Jean 18.33-38 (Louis Segond S21) :
    Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit: «Es-tu le roi des Juifs?»Jésus [lui] répondit: «Est-ce de toi-même que tu dis cela ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?»Pilate répondit: «Suis-je un Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?»Jésus répondit: «Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n'est pas d'ici-bas.»Pilate lui dit: «Tu es donc roi?» Jésus répondit: «Tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c'est pour rendre témoignage à la vérité. Toute personne qui est de la vérité écoute ma voix.»Pilate lui répliqua: «Qu'est-ce que la vérité?» Sur ces mots, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs et leur dit: «Pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.
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Notes historiques

  • Jésus et les idiomes de son époque

    Cet article analyse les principales langues utilisées par Jésus et ses contemporains en Palestine : l'araméen, langue quotidienne du peuple, l'hébreu, langue liturgique des synagogues, et le grec koinè, langue de l'administration romaine et des échanges culturels. Des exemples néotestamentaires illustrent chaque usage linguistique, révélant la richesse du contexte multiculturel du premier siècle.

    Luc 4.16-21 (Louis Segond S21) :
    Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,Note4.17 Il le déroula: les anciens manuscrits étaient des rouleaux de papyrus ou de parchemin.Note4.18-19 L'Esprit… du Seigneur: citation d'Esaïe 61.1-2.et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l'endroit où il était écrit:L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé [pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,]pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.Alors il commença à leur dire: «Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.»
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  • Le nom imprononçable de Dieu

    YHWH, le nom propre de Dieu dans la Bible hébraïque, est composé de quatre consonnes hébraïques (le tétragramme). Sa prononciation exacte est inconnue car l'hébreu ancien n'écrit pas les voyelles. Par respect du troisième commandement (Ex 20,7), les Juifs le remplacent par 'Adonaï' ou 'Ha Élohim'. Traduit par 'Kyrios' en grec puis par 'l'Éternel' dans les Bibles protestantes, ce nom apparaît près de 6800 fois dans l'Ancien Testament.

    Exode 20.7 (Louis Segond S21) :
    »Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
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  • Différence de travail entre traduction et révision

    Cet article distingue la traduction biblique, qui consiste à créer une version nouvelle à partir des textes originaux en hébreu, grec ou araméen, de la révision, qui améliore et actualise une traduction existante. La traduction exige une maîtrise des langues sources et implique des choix entre fidélité littérale et dynamisme. La révision corrige les erreurs, modernise le langage et améliore la lisibilité. L'exemple de la Bible Segond et de sa révision de 1910 illustre concrètement ces deux processus complémentaires.

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Compléments
  • ANN054 Les Juifs

    L'article ANN054 clarifie les termes désignant le peuple d'Israël : Juif, Israélite, Israélien, Hébreu et Sémite. Chaque terme possède une signification distincte selon le…