L'article "La vie éternelle" discute de l'interrogation d'un jeune homme à Jésus dans les Évangiles synoptiques sur la vie éternelle, montrant qu'il n'existe pas de contradiction significative dans les récits, mais des perspectives qui s'enrichissent mutuellement.
6 min
vie éternelleJésusÉvangilescontradiction
3 versets
3 livres
Nous avons recueilli ces commentaires sur le site : https://jtpbatiment1.jimdofree.com/. Ce site semble désormais fermé, mais nous avions précédemment noté leurs réserves concernant les Évangiles. Veuillez trouver ci-dessous le Point N°15 CTD073. Nous reproduisons leur question :
"Commentaire : Un contre sens énorme car d’un côté l’homme interroge sur ce qui est bon (Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle) Matthieu 19.16-17 et d’autre part c'est-à-dire dans Marc 10.17-18, il appelle le Christ bon maître.
Là encore on peut se poser des questions sur la véracité des traductions.
Notre réponse :
Regardons les textes en question.
16 Un homme s’approcha et dit à Jésus : « [Bon] Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?»
17 Il lui répondit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul. Si tu veux entrer dans la vie, respecte les commandements. » « Lesquels ?» lui dit-il.
(Traduction Louis Segond )
17 Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut et se jeta à genoux devant lui: «Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle?»
18 Jésus lui dit: «Pourquoi m’appelles-tu bon? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul.
(Traduction Louis Segond )
Nous souhaitons examiner les autres documents pertinents liés à cet événement afin de mieux comprendre les circonstances. Nous estimons que chaque auteur apporte une perspective unique et que la synthèse des différents témoignages nous offre une vision plus exhaustive et précise.
Luc utilise exactement les mêmes mots que ses amis.
L'apôtre Jean, pourtant présent lors de cet événement, n'aborde pas ce sujet. Il considère sûrement qu'il n'est pas utile de reprendre ce que ses amis ont déjà écrit.
Notre analyse
18 Un chef interrogea Jésus et dit : « Bon maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ?»
19 Jésus lui répondit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul.
20 Tu connais les commandements : Tu ne commettras pas d’adultère ; tu ne commettras pas de meurtre ; tu ne commettras pas de vol ; tu ne porteras pas de faux témoignage ; honore ton père et ta mère. »
(Traduction Louis Segond )
Effectivement, il y a une grande différence entre reconnaître Jésus comme un maître éminent et chercher à comprendre ce que nous devons accomplir pour obtenir la vie éternelle.
Il est certain que ce jeune homme recherchait la voie vers la vie éternelle, comme l’indique Matthieu : « [Bon] Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? » Dans l’Évangile selon Matthieu, le jeune homme reconnaît Jésus comme un maître digne, et lui pose la question sur les actions nécessaires pour hériter de la vie éternelle. En réponse, Jésus aborde d’abord la première partie de la question en demandant : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sauf Dieu seul. » Il utilise cette introduction pour illustrer que toute bonté provient de Dieu.
Chez Marc nous retrouvons le même principe, une réponse en deux temps, premièrement sur le fait de reconnaitre que le Messie Jésus est bon et secondement sur le moyen d’entrer dans la vie éternelle.
Il est approprié de comparer ces deux parties entre elles, mais il n'est pas correct de les croiser. Nous ne pouvons pas prendre la première partie de la question et la comparer à la seconde partie de l'autre texte.
Dans Luc 18.18, nous observons des affirmations similaires où le Maître répond en deux étapes : d'abord en abordant l'appellation « bon maître », puis en expliquant les critères pour entrer dans le royaume de Dieu ou obtenir la vie éternelle.
Il n'y a donc pas de contradiction ici. Le jeune homme considère que le Maître auquel il s'adresse est exceptionnel et bon, mais il recherche quelque chose de spécifique, d'où sa question : « Que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? ».
Il n'y a aucun problème de traduction des textes ; nos analyses montrent qu'ils sont très fidèles. Matthieu, Marc et Luc résument brièvement l'entretien du jeune homme avec Jésus, en citant les paroles les plus marquantes selon leur sensibilité. Dans ce cas particulier, les textes se ressemblent fortement.
Un titre, un personnage, un lieu, une référence (« Luc 15 »)…
s'ouvre dans une nouvelle fenêtre
Référence biblique
INF082
Note d’information
INF082 - La Bible Segond 21 (S21)
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Voici quelques informations clés sur cette version :
Contexte et Objectifs
Date de Publication : 2007 Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. Clarté et Accessibilité : L'accent est mis sur la clarté et l'accessibilité du texte pour les lecteurs contemporains.
Principales Caractéristiques
Fidélité aux Textes Originaux : La Segond 21 s'appuie sur les manuscrits anciens les plus fiables pour garantir une traduction précise et fidèle. Révision Linguistique : Le langage a été révisé pour mieux refléter les usages modernes de la langue française tout en conservant la richesse et la profondeur du texte biblique. Notes et Références : La version inclut souvent des notes explicatives et des références pour aider à la compréhension et à l'étude des Écritures.
Importance
Usage Étendu : La Segond 21 est largement utilisée dans les milieux protestants francophones, notamment pour les études bibliques et la lecture personnelle. Accessibilité : Grâce à sa langue modernisée, elle est accessible à un public plus large, y compris les nouvelles générations de lecteurs.
La Segond 21 a été réalisée par une équipe pluridisciplinaire de traducteurs, linguistes et théologiens, et a nécessité environ 12 ans de travaux pour être finalisée.
Ces révisions montrent l'évolution de la traduction de Louis Segond pour s'adapter aux changements linguistiques et aux besoins des lecteurs au fil du temps.