L'article explore les différences dans la compréhension des paroles de Jésus par les disciples selon Matthieu, Marc et Luc. Il argue que Matthieu montre leur tristesse due à la compréhension partielle de sa mort, tandis que Marc et Luc indiquent leur incompréhension de la résurrection. Ces récits complémentaires enrichissent la compréhension de cet événement.
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ÉvangilesdisciplecomprendreJésusrésurrection
Nous avons recueilli ces commentaires sur le site : https://jtpbatiment1.jimdofree.com/. Ce site semble désormais fermé, mais nous avions précédemment noté leurs réserves concernant les Évangiles. Veuillez trouver ci-dessous le Point N°13 CTD071. Nous reproduisons leur question :
"Commentaire : Dans Mat 17.22-23, il est écrit qu’ils furent profondément attristés. Alors que dans Mc.9.31-32 il est dit qu’ils ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l'interroger.
S’ils étaient attristés c’est parce qu’ils avaient certainement bien compris les Paroles du Seigneur contrairement à ce que dit Marc 9.31-32.
Ne peut-on pas parler ici de contradiction ?...
Notre réponse :
Regardons les textes en question.
22 Pendant qu’ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit : « Le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes ;
23 ils le feront mourir et le troisième jour il ressuscitera. » Ils furent profondément attristés.
(Traduction Louis Segond )
31 car il enseignait ses disciples et il leur disait : « Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir et, trois jours après avoir été mis à mort, il ressuscitera. »
32 Cependant, les disciples ne comprenaient pas cette parole et ils avaient peur de l’interroger.
(Traduction Louis Segond )
Nous souhaitons examiner les autres documents pertinents liés à cet événement afin de mieux comprendre les circonstances. Nous estimons que chaque auteur apporte une perspective unique et que la synthèse des différents témoignages nous offre une vision plus exhaustive et précise.
L'apôtre Jean, pourtant présent lors de cet événement, n'aborde pas ce sujet. Il considère sûrement qu'il n'est pas utile de reprendre ce que ses amis ont déjà écrit.
Notre analyse
43 Tous furent frappés par la grandeur de Dieu. Alors que chacun s’émerveillait de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples :
44 « Quant à vous, écoutez bien ceci : le Fils de l’homme doit être livré entre les mains des hommes. »
45 Cependant, ils ne comprenaient pas cette parole ; elle était voilée pour eux afin qu’ils n’en saisissent pas le sens, et ils avaient peur de l’interroger à ce sujet.
(Traduction Louis Segond )
Les trois évangiles synoptiques mentionnent cet événement, avec Matthieu indiquant que les disciples étaient attristés, tandis que Marc et Luc notent qu’ils ne comprenaient pas les paroles du Messie Jésus.
En effet, leur tristesse était probablement due à leur parfaite compréhension des paroles du Messie Jésus.
Quelles paroles n'ont-ils pas saisies ? En d'autres termes, que souhaitent nous communiquer Marc et Luc ?
Ils saisissent l'annonce de la mort par le Maître, mais ils ne comprennent pas encore la résurrection ni les détails concernant les circonstances de sa mort. Ils sont conscients que les représentent une opposition farouche. Ils se rappellent aussi les événements survenus à Nazareth (Luc 4.16-30) et reconnaissent que la situation peut dégénérer rapidement. Par conséquent, ils saisissent l'aspect relatif à la mort, et les événements auxquels ils sont confrontés corroborent cette compréhension.
Cependant, la résurrection le troisième jour reste incompréhensible pour eux. Ils ne comprennent pas cet aspect des paroles du Maître.
Le récit de Luc ne mentionne pas la résurrection mais précise que les apôtres ne comprenaient pas. Luc indique que "le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes." Jésus, le Messie, explique que les événements sont planifiés et doivent se produire, y compris sa mort. Cela reste incompris par les apôtres.
Les disciples sont attristés par l'annonce par le Messie Jésus de sa mort imminente. Cependant, ils n'osent pas lui poser des questions sur les circonstances et la planification de cette mort, ni sur la résurrection qu'ils peinent à comprendre.
Marc et Luc indiquent clairement que les disciples n'ont pas osé interroger le Maître sur ce sujet, probablement en raison de la nature pathétique de la situation.
Le récit de Marc, rédigé avec la collaboration de Pierre, témoin de cette scène, fournit des précisions sur l’état d’esprit des disciples. De son côté, Luc corrobore les propos de Marc.
Ce cas illustre parfaitement la complémentarité de ces récits, un phénomène que l'on observe fréquemment dans divers contextes.
Un titre, un personnage, un lieu, une référence (« Luc 15 »)…
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Référence biblique
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INF082 - La Bible Segond 21 (S21)
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Voici quelques informations clés sur cette version :
Contexte et Objectifs
Date de Publication : 2007 Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. Clarté et Accessibilité : L'accent est mis sur la clarté et l'accessibilité du texte pour les lecteurs contemporains.
Principales Caractéristiques
Fidélité aux Textes Originaux : La Segond 21 s'appuie sur les manuscrits anciens les plus fiables pour garantir une traduction précise et fidèle. Révision Linguistique : Le langage a été révisé pour mieux refléter les usages modernes de la langue française tout en conservant la richesse et la profondeur du texte biblique. Notes et Références : La version inclut souvent des notes explicatives et des références pour aider à la compréhension et à l'étude des Écritures.
Importance
Usage Étendu : La Segond 21 est largement utilisée dans les milieux protestants francophones, notamment pour les études bibliques et la lecture personnelle. Accessibilité : Grâce à sa langue modernisée, elle est accessible à un public plus large, y compris les nouvelles générations de lecteurs.
La Segond 21 a été réalisée par une équipe pluridisciplinaire de traducteurs, linguistes et théologiens, et a nécessité environ 12 ans de travaux pour être finalisée.
Ces révisions montrent l'évolution de la traduction de Louis Segond pour s'adapter aux changements linguistiques et aux besoins des lecteurs au fil du temps.
INF002
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INF002 - Les pharisiens
Les pharisiens
Les Pharisiens étaient un groupe religieux et social important dans le judaïsme antique, particulièrement pendant la période du Second Temple. Voici quelques points clés à leur sujet :
Origines et Histoire
Origines : Les Pharisiens ont émergé comme un groupe distinct après la révolte des Maccabées, vers 165-160 av. J.-C. Ils étaient souvent considérés comme les descendants spirituels des Hasidéens.
Période : Ils ont prospéré jusqu'à la destruction du Second Temple en 70 ap. J.-C. Après cette date, leurs enseignements ont formé la base de ce qui est devenu le judaïsme rabbinique.
Croyances et Pratiques
Textes Sacrés : Contrairement aux Sadducéens, qui se concentraient uniquement sur la loi écrite (le Pentateuque), les Pharisiens croyaient en une loi écrite et une loi orale (la Torah orale). Résurrection : Les Pharisiens croyaient en la résurrection des morts et en l'immortalité de l'âme. Rites et Lois : Ils insistaient sur l'importance des traditions orales et des interprétations adaptées aux circonstances contemporaines.
Influence et Héritage Influence : Les Pharisiens ont eu une grande influence sur la liturgie et la pratique religieuse juive. Leurs enseignements ont été incorporés dans la Mishna, une compilation de la tradition orale juive, vers 200 ap. J.-C. Héritage : Après la destruction du Second Temple, les enseignements des Pharisiens ont formé la base du judaïsme rabbinique, qui continue d'influencer le judaïsme moderne.
Les Pharisiens sont souvent mentionnés dans le Nouveau Testament, notamment dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, où ils sont souvent en conflit avec Jésus et les autres figures religieuses de l'époque.
Les Pharisiens dans la Bible
Ils constituent le groupe le plus représentatif du judaïsme. Ses membres, originaires du peuple, s’opposent aux compromis, avec l’envahisseur Romain, mais aussi avec l’hellénisme. Nous les voyons plus proches de la population que les sadducéens.
Ils sont cités à cent trois reprises dans le Nouveau Testament, quatre vint treize fois dans les Évangiles, neuf fois dans les Actes des apôtres et une fois dans l’épître aux Philippiens.
Leurs rapports avec le Messie Jésus apparaissent fréquemment tendus, conflictuels. Il les reprendra à certains moments avec des termes violents, comme, « malheur à vous », « hypocrites » ce qui démontre bien cette opposition. Ils n’ont pas accès aux postes de hautes responsabilités, contrôlés par les Romains, et donc réservés aux sadducéens sympathisants, mais forment le groupe le plus important du Sanhédrin.
Ils se considèrent comme les grands défenseurs de la loi de Moïse qu’ils commentent. Leur interprétation devient la règle à suivre pour le peuple. Le Messie Jésus condamnera ces dérives à diverses occasions (Matthieu 23.13-29).
Ils sont souvent en désaccord avec leurs collègues sadducéens sur des points de doctrine tels que la vie éternelle ou les anges. Ils ont ajouté à la Loi écrite de Moïse, des principes oraux, qui leur permettent de contourner ses prescriptions. Jésus ne manquera pas de le signaler (Matthieu 23.23).
Nicodème et Joseph d’Arimathée appartenaient à ce groupe politico-religieux ce qui ne les a pas empêchés de se convertir au christianisme.