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Les soixante-neuf semaines : calculs et principales chronologies

Gabriel déclare : « Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu’à l’Oint, au Conducteur, il y a sept semaines…

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1. Le texte de Daniel 9.25

Gabriel déclare :

« Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem sera rebâtie jusqu’à l’Oint, au Conducteur, il y a sept semaines et soixante-deux semaines » (Daniel 9.25).

Deux périodes sont donc mentionnées :

7 semaines ;

puis :

62 semaines.

Le total est :

69 semaines.

2. Soixante-neuf septaines

Si une semaine représente une période de sept années :

69 × 7 = 483 années.

La structure interne est :

7 × 7 = 49 années ;

62 × 7 = 434 années ;

soit :

49 + 434 = 483 années.

Ce calcul constitue la base commune de nombreuses lectures messianiques.

3. Pourquoi Daniel distingue-t-il 7 et 62 ?

Daniel aurait pu simplement annoncer 69 semaines.

La division :

7 + 62

doit donc probablement avoir une fonction.

La première période de 49 années est naturellement mise en relation avec la restauration de Jérusalem.

Le texte ajoute :

« Les places et les fossés seront rétablis, mais en des temps fâcheux » (Daniel 9.25).

La reconstruction appartient donc explicitement à la première partie de la chronologie.

4. Les 49 premières années

Dans la chronologie retenue :

458 − 49 = environ 409 av. J.-C.

Cette date doit cependant être utilisée avec prudence.

Aucun événement biblique majeur n’est explicitement daté de 409 av. J.-C. comme terme des sept premières semaines.

Il serait donc imprudent d’inventer un événement uniquement pour remplir la chronologie.

5. Une période de restauration plutôt qu’une date ponctuelle

Les 49 premières années peuvent être comprises comme une période générale de restauration.

Elles englobent :

la mission d’Esdras ;

la réforme religieuse et juridique ;

la reconstruction des murailles sous Néhémie ;

le repeuplement de Jérusalem ;

la stabilisation de la communauté postexilique.

La fin exacte de cette phase n’est pas identifiée par le texte.

6. Les « temps difficiles »

Daniel précise que la ville sera reconstruite :

« en des temps fâcheux ».

Esdras et Néhémie correspondent remarquablement à cette description.

Les travaux rencontrent :

opposition politique ;

accusations auprès du pouvoir perse ;

menaces ;

pressions économiques ;

difficultés internes.

Néhémie 4 décrit notamment les ouvriers travaillant sous la menace d’une attaque.

7. Les 62 semaines suivantes

Après les sept premières semaines viennent :

62 semaines = 434 années.

Cette longue période n’est pratiquement pas décrite par Daniel 9.25.

Le texte passe de la reconstruction de Jérusalem à l’apparition de l’Oint.

Cette sobriété est significative.

La prophétie sélectionne les événements nécessaires à son objectif plutôt que de fournir une histoire continue des siècles intermédiaires.

8. La période perse

Une partie des 62 semaines se déroule sous la domination perse.

Juda demeure intégré à l’Empire achéménide.

Jérusalem retrouve progressivement une organisation stable autour :

du Temple ;

de la ;

du sacerdoce ;

des institutions communautaires.

Le livre de Daniel ne détaille pas cette évolution dans le chapitre 9.

9. La période grecque

La conquête d’Alexandre le Grand met fin à la domination perse.

Après sa mort, la région passe successivement sous différentes autorités hellénistiques.

Daniel 8 et Daniel 11 accordent beaucoup plus d’attention à cette période que Daniel 9.

Cette différence confirme que chaque vision possède son objectif propre.

10. Antiochus IV

La crise provoquée par Antiochus IV Épiphane au IIe siècle av. J.-C. constitue un événement majeur pour l’histoire de Jérusalem et du sanctuaire.

Daniel 8 et 11 utilisent un vocabulaire qui annonce ou décrit cette profanation.

Elle fournit également un précédent historique au motif de « l’abomination de la désolation ».

Mais Daniel 9.25-26 conduit au-delà de cette crise vers l’Oint et sa mise à mort.

11. La domination romaine

Au Ier siècle av. J.-C., Jérusalem passe finalement sous domination romaine.

Lorsque Jean-Baptiste puis Jésus commencent leur ministère, la Judée se trouve intégrée au monde politique .

Daniel 9 relie ainsi une parole prononcée sous l’Empire médo-perse à des événements situés plusieurs siècles plus tard.

12. Le véritable problème chronologique

Tout système des 69 semaines doit répondre à trois questions :

Quel est le point de départ ?

Quelle durée attribuer aux 483 années ?

Quel événement constitue le terme ?

Modifier une seule de ces données modifie le résultat.

C’est pourquoi plusieurs systèmes peuvent tous affirmer prendre au sérieux les 483 années tout en aboutissant à des dates différentes.

13. Première grande possibilité : Cyrus

Si l’on fait commencer les 483 années avec Cyrus, vers 538/537 av. J.-C., le terme se situe trop tôt pour correspondre directement au ministère de Jésus selon un calcul simple en années historiques.

Cette difficulté explique pourquoi les lectures messianiques chronologiques choisissent généralement un décret postérieur.

Cyrus demeure néanmoins important pour la restauration et l’accomplissement de Jérémie.

14. Deuxième possibilité : Esdras 7

La deuxième solution retient la septième année d’Artaxerxès et la mission d’Esdras.

La présente étude situe cette borne en :

458 av. J.-C.

Le calcul peut alors être effectué directement.

15. L’absence d’année zéro

Notre chronologie historique passe directement de :

1 av. J.-C.

à :

1 apr. J.-C.

Il n’existe pas d’année historique zéro.

Cette donnée est essentielle.

Pour calculer une période traversant le changement d’ère, il faut donc retrancher une unité.

16. Le calcul 458-26

Le calcul est :

458 + 26 − 1 = 483.

Ainsi :

458 av. J.-C. → 26 apr. J.-C. = 483 années.

Cette correspondance constitue l’un des piliers de la reconstruction retenue.

17. Que se passe-t-il en 26 apr. J.-C. ?

La présente étude propose de situer vers cette année le commencement du ministère de Jean-Baptiste.

Cette identification dépend d’une reconstruction particulière de Luc 3 et de la chronologie du règne de Tibère.

Elle n’est donc pas une date explicitement donnée par le Nouveau Testament.

Mais elle fournit une borne possible pour l’ouverture de la période messianique.

18. La difficulté de Luc 3.1

Luc situe l’apparition de Jean dans :

« la quinzième année du règne de Tibère César » (Luc 3.1).

Si l’on compte exclusivement à partir de la mort d’Auguste et de l’accession de Tibère en 14 apr. J.-C., la quinzième année conduit naturellement vers 28/29 apr. J.-C.

C’est la datation la plus couramment retenue.

19. L’hypothèse d’une computation antérieure

Tibère avait cependant reçu d’importantes responsabilités impériales avant la mort d’Auguste.

Certains systèmes chronologiques ont donc proposé de compter son autorité à partir d’une association antérieure au pouvoir.

Cette méthode permet de déplacer la quinzième année vers une date plus ancienne.

C’est dans ce cadre que la présente reconstruction examine l’année 26 apr. J.-C.

20. Une distinction indispensable

Il faut donc distinguer :

la lecture standard de Luc 3.1 : environ 28/29 ;

et :

la reconstruction adoptée ici : commencement du ministère de Jean vers 26.

La seconde ne doit pas être présentée comme si elle constituait l’unique lecture possible de Luc.

Elle appartient au système chronologique défendu.

21. Le ministère peut précéder la notoriété maximale

Une autre distinction est également utile.

Le commencement d’un ministère n’est pas nécessairement identique au moment où ce ministère devient largement connu.

Les descriptions évangéliques montrent Jean entouré de foules venues de plusieurs régions.

Cette notoriété peut correspondre à un ministère déjà établi depuis quelque temps.

Cela rend possible une distinction entre commencement et phase publique la mieux documentée.

22. Pourquoi Jean-Baptiste ?

Le choix de Jean n’est pas motivé uniquement par le calcul.

Les Évangiles lui attribuent une fonction de seuil.

Jésus déclare :

« La loi et les prophètes ont subsisté jusqu’à Jean » (Luc 16.16).

Jean appartient donc au passage entre l’époque prophétique antérieure et l’annonce immédiate du Royaume.

23. Jean ouvre la manifestation messianique

Jean déclare à propos de Jésus :

« Je suis venu baptiser d’eau, afin qu’il soit manifesté à Israël » (Jean 1.31).

Son ministère a donc pour fonction de préparer et de révéler le Messie.

Dans cette perspective, la fin des 69 semaines peut être comprise comme l’ouverture de la période dans laquelle l’Oint doit être manifesté.

24. Mais Jean n’est pas « l’Oint »

Cette distinction demeure fondamentale.

Jean déclare :

« Je ne suis pas le Christ » (Jean 1.20).

La prophétie de Daniel conduit au Messie.

Jean n’en est que le précurseur.

La borne de 26 ne signifie donc pas :

« Daniel 9.25 appelle Jean le Messie ».

Elle signifie :

« la période messianique annoncée atteint son seuil historique avec le ministère du précurseur ».

25. Une autre possibilité : le baptême de Jésus

De nombreux interprètes préfèrent faire correspondre le terme des 69 semaines directement avec le baptême ou la manifestation publique de Jésus.

Cette lecture possède un argument important.

Au baptême, Jésus reçoit publiquement l’attestation divine et l’Esprit descend sur lui (Matthieu 3.16-17).

Actes des apôtres 10.38 évoque également :

« Jésus de Nazareth, que Dieu a oint du Saint-Esprit et de force ».

Le baptême constitue donc une borne messianique particulièrement naturelle.

26. Pourquoi cette étude ne choisit-elle pas le baptême comme borne principale ?

Parce que le schéma retenu cherche à intégrer la dernière semaine dans la période messianique elle-même.

Le ministère de Jean commence alors la transition.

Le baptême de Jésus se situe approximativement au milieu de cette période de sept années.

La chronologie proposée devient :

vers 26 : Jean ;

29 : baptême de Jésus ;

33 : terme de la période.

27. La date retenue pour le baptême

La présente étude situe le baptême de Jésus au :

4 octobre 29 apr. J.-C.

Cette date appartient à la reconstruction chronologique générale adoptée.

Le Nouveau Testament ne fournit pas ce jour sous forme de date moderne.

Elle doit donc être distinguée de la donnée textuelle certaine selon laquelle Jésus fut baptisé par Jean au début de son ministère public.

28. « Environ trente ans »

Luc précise :

« Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son ministère » (Luc 3.23).

Le grec emploie :

ὡσεὶ ἐτῶν τριάκοντα (hōsei etōn triakonta),

c’est-à-dire :

« environ trente ans ».

Cette formulation permet une certaine souplesse chronologique.

29. La chronologie de naissance retenue

La présente étude propose une naissance de Jésus au :

12 octobre 2 av. J.-C.

Avec un commencement du ministère public à l’automne 29, la formulation « environ trente ans » reste cohérente.

Cette date de naissance demeure cependant elle aussi une reconstruction et non une date explicitement donnée par les Évangiles.

30. Le terme en 33

Après les 483 années conduisant à 26, il reste :

7 années.

Le calcul complet devient :

483 + 7 = 490 années.

À partir de 458 :

458 + 33 − 1 = 490.

Le terme général se situe donc en 33 apr. J.-C.

31. La force du schéma 458-26-33

Le système présente une remarquable simplicité arithmétique :

458 av. J.-C. → 26 apr. J.-C. = 483 ans ;

26 → 33 = 7 ans ;

458 av. J.-C. → 33 apr. J.-C. = 490 ans.

Il n’est pas nécessaire de convertir les 483 années en jours de 360 jours pour obtenir cette structure.

32. La troisième grande possibilité : Néhémie 2

L’autre système majeur choisit Néhémie 2.

Son avantage est textuel :

Néhémie reçoit explicitement l’autorisation de reconstruire Jérusalem.

Cette solution a notamment été développée par Sir Robert Anderson.

33. Le calcul d’Anderson

Anderson convertit :

69 × 7 = 483 années

en :

483 × 360 = 173 880 jours.

Il cherche ensuite à compter cette durée depuis l’autorisation donnée à Néhémie jusqu’à la manifestation messianique de Jésus à Jérusalem.

Ce système diffère donc du modèle 458-26-33 à la fois par son point de départ et par son unité de calcul.

34. Deux logiques chronologiques

Les deux méthodes peuvent être résumées ainsi :

Méthode Anderson :

décret tardif + années de 360 jours + manifestation de Jésus.

Méthode retenue ici :

décret plus ancien + années historiques + ouverture de la période messianique avec Jean.

Elles ne doivent pas être mélangées.

35. Le danger de sélectionner les éléments favorables

Il serait méthodologiquement incorrect de retenir :

le point de départ d’un système ;

le type d’année d’un deuxième ;

le terme d’un troisième ;

uniquement parce que leur combinaison produit la date souhaitée.

Une chronologie doit être évaluée comme un ensemble cohérent.

36. Tableau des principales possibilités

Point de départMéthode généraleTerme recherchéDifficulté principale
Cyrus, 538/537 av. J.-C.Années historiquesPériode prémessianiqueTerme trop ancien pour une lecture messianique directe
Esdras 7, 458 av. J.-C.483 années historiques26 apr. J.-C.Nécessite de défendre Esdras 7 et le rôle chronologique de Jean
Esdras 7, 457 av. J.-C.483 années historiques27 apr. J.-C.Datation d’Artaxerxès et identification du terme
Néhémie 2Années/jours prophétiques selon le systèmeManifestation de JésusDépend de la datation et de la conversion en 360 jours

37. Le problème du terme des 69 semaines

Daniel 9.25-26 doit être lu avec précision.

Le verset 26 déclare :

« Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché ».

Après les sept premières semaines, ces 62 semaines portent le total à 69.

Le Messie est donc retranché après cette période.

Le texte ne dit pas nécessairement qu’il est mis à mort au dernier instant de la 69e semaine.

38. L’importance du mot « après »

Cette distinction permet d’éviter une difficulté fréquente.

Si la fin des 69 semaines marque l’ouverture de la période messianique, la mort de Jésus peut survenir ultérieurement sans contredire la formulation.

La séquence est :

69 semaines ;

puis :

l’Oint est retranché.

Le texte laisse donc une certaine latitude quant à la distance chronologique exacte entre la borne et le retranchement.

39. Cette latitude n’est pas illimitée

Le mot « après » ne permet cependant pas de placer arbitrairement l’événement plusieurs siècles plus tard sans justification.

L’ordre littéraire demeure étroit :

69 semaines → Oint → retranchement → destruction de Jérusalem et du sanctuaire.

La reconstruction doit respecter cette progression.

40. Le rôle de la soixante-dixième semaine

La solution retenue place la période 26-33 dans la dernière septaine.

Elle permet ainsi de maintenir une continuité générale entre :

les 69 premières semaines ;

et :

la 70e semaine.

Cette continuité constitue l’un des avantages majeurs du système.

41. Une difficulté demeure au milieu de la semaine

Cette continuité ne résout toutefois pas tout.

Daniel 9.27 associe le milieu de la semaine à la cessation du sacrifice.

Dans la reconstruction proposée, le milieu de 26-33 correspond approximativement au passage du ministère de Jean à celui de Jésus, tandis que la crucifixion intervient vers le terme.

Le modèle ne produit donc pas une correspondance parfaite avec chaque détail du verset 27.

42. Pourquoi cette difficulté doit être conservée dans l’étude

Une reconstruction académique gagne en solidité lorsqu’elle expose les données qui lui résistent.

Dissimuler la difficulté du milieu de la semaine donnerait l’impression d’une démonstration plus forte qu’elle ne l’est réellement.

Le schéma 458-26-33 possède une cohérence remarquable.

Il n’explique cependant pas automatiquement chaque élément de Daniel 9.27 dans son premier accomplissement.

43. L’horizon eschatologique

C’est ici qu’un second horizon peut devenir pertinent.

Daniel et l’Apocalypse utilisent explicitement des périodes de trois ans et demi :

un temps, des temps et la moitié d’un temps ;

42 mois ;

1 260 jours.

Une réalisation eschatologique peut donc reproduire plus littéralement la division de la semaine.

44. Chronologie et typologie

La proposition générale peut ainsi distinguer :

une réalisation historique et messianique des 490 années ;

et :

une reprise eschatologique de certains motifs de la dernière semaine.

Cette solution permet de ne pas supprimer l’accomplissement messianique tout en prenant au sérieux les parallèles apocalyptiques.

45. Les degrés de certitude

Les éléments de cette chronologie n’ont pas tous le même niveau de certitude.

Certain :

69 semaines correspondent à 7 + 62 semaines.

Très fortement établi dans une lecture année-jour :

69 septaines correspondent à 483 années.

Historiquement défendable mais discuté :

Esdras 7 comme point de départ.

Choix chronologique de cette étude :

458 av. J.-C.

Reconstruction :

26 apr. J.-C. comme commencement du ministère de Jean.

Interprétation théologique :

Jean marque l’ouverture de la période messianique annoncée.

Cette hiérarchie doit être maintenue.

46. La valeur du calcul

Le calcul ne constitue pas une preuve indépendante de toutes les autres données.

Il fonctionne comme un argument cumulatif.

La correspondance :

458 → 26 = 483

devient significative parce qu’elle rencontre un événement qui peut être théologiquement relié à l’ouverture de l’époque messianique.

Sans cette relation, le nombre seul n’aurait qu’une valeur limitée.

47. Le Messie reste le véritable terme théologique

Même lorsque Jean est utilisé comme borne chronologique, le but de la prophétie demeure le Messie.

Jean lui-même oriente immédiatement vers Jésus :

« Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1.29).

Le précurseur n’est donc jamais le centre de la chronologie.

Il est le signe que la période messianique est arrivée.

48. Conclusion de l’annexe

Les 69 semaines représentent :

69 × 7 = 483 années.

La question essentielle consiste à déterminer où les faire commencer et où les faire aboutir.

La présente étude retient :

Esdras 7 ;

458 av. J.-C. ;

puis applique le calcul sans année zéro :

458 + 26 − 1 = 483.

L’année 26 apr. J.-C. est ainsi proposée comme borne des 69 semaines et comme commencement de la période ouverte par Jean-Baptiste.

Cette identification ne signifie pas que Jean soit « l’Oint » de Daniel. Elle signifie que son ministère inaugure la phase dans laquelle le Messie doit être manifesté à Israël.

La dernière semaine conduit ensuite de cette ouverture messianique jusqu’à 33 apr. J.-C., donnant la structure générale :

458 av. J.-C. → 26 apr. J.-C. = 483 ans ;

26 → 33 = 7 ans ;

458 av. J.-C. → 33 apr. J.-C. = 490 ans.

Cette construction possède une cohérence chronologique réelle. Elle doit néanmoins rester présentée comme une reconstruction argumentée, particulièrement en ce qui concerne la date du ministère de Jean et l’articulation précise du milieu de la dernière semaine.