L'article analyse les onctions du Messie Jésus dans les Évangiles, illustrant le contraste des valeurs entre Jésus et Simon le pharisien. Il souligne le message de compassion de Jésus envers les marginalisés et prône une compréhension contextuelle des récits bibliques.
31 min
onctionMessieÉvangilesfemme pécheresseJésus
29 versets
5 livres
Introduction
Les Évangiles renferment des récits qui présentent à la fois des similitudes et des divergences notables, au point que certains critiques évoquent des contradictions. L’exemple de l’onction de Jésus illustre parfaitement ce phénomène.
Comment devons-nous interpréter ces différences ?
Est-il possible que Jean se soit trompé ?
Notre objectif dans cette étude est d’analyser tous les éléments rapportés dans les Évangiles afin de comprendre pleinement le message que Matthieu, Marc, Luc et Jean ont cherché à nous transmettre.
Comme vous le savez, nous sommes convaincus que les textes bibliques ne contiennent pas d’erreurs. Par conséquent, il est de notre devoir de justifier les divergences que nous observons dans ces différents écrits.
Nous devons aborder ces textes avec une approche académique rigoureuse, en tenant compte du contexte historique et culturel dans lequel ils ont été rédigés, ainsi que des intentions possibles des auteurs. En faisant cela, nous pouvons parvenir à une compréhension plus précise de ces textes sacrés.
I. La femme pécheresse
Selon Luc, Simon, un pharisien, invite Jésus à déjeuner dans sa maison (PER117 : le Messie Jésus chez le pharisien). Acceptant l’invitation, Jésus se rend chez lui. Une femme, notoirement connue pour sa vie dissolue, apprend que Jésus est à table chez le pharisien et entre discrètement.
Dans Luc 7.36-39, un pharisien donc invite Jésus à manger avec lui. Jésus entre dans la maison du pharisien et se met à table. Une femme pécheresse de la ville apprend qu’il est à table dans la maison du pharisien. Elle apporte un vase plein de parfum et se tient derrière Jésus, aux pieds de celui-ci. Elle pleure, mouille les pieds de Jésus de ses larmes, les essuie avec ses cheveux, les embrasse et verse le parfum sur eux. Le pharisien qui avait invité Jésus, voyant cela, pense en lui-même :
Luc 7.39 (Louis Segond S21) :
Quand le pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est celle qui le touche et de quel genre de femme il s'agit, il saurait que c'est une pécheresse.»
Texte biblique de la Bible version Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Simon ne semble pas surpris par la présence de cette femme. En effet, ce type de repas se déroulait souvent dans une cour intérieure, accessible à tous. La coutume voulait que lors de telles réceptions, des personnes extérieures puissent observer les personnalités présentes. Ce qui est surprenant dans cette situation, c’est l’action de cette femme. Elle lave les pieds de Jésus avec ses larmes, les essuie avec ses cheveux, puis verse du parfum. Son geste semble déplacé, surtout compte tenu de sa réputation.
Jésus et les autres invités étaient couchés pour manger, c’est pourquoi il n’a pas remarqué la femme quand elle est entrée. Simon le pharisien, qui observait la scène, pense que si Jésus était un prophète, il saurait qui est cette femme. Une femme pécheresse signifie une prostituée et il semble que Simon sache ce qu’on dit d’elle.
Dans cette situation, deux mondes s’affrontent : celui de Simon, caractérisé par sa culture, son abondance, sa réussite, sa vie respectable et exemplaire, et celui de cette femme, prostituée, pauvre, décriée et rejetée. Jésus est appelé à répondre, car aux yeux de Simon, il aurait dû repousser cette femme.
Comprenant la situation, tous les convives portent leur regard sur Jésus. Nous connaissons la suite de ce récit et l’intervention de Jésus en faveur de cette femme. De manière inattendue, Jésus loue cette femme. Ce n’est pas son passé qui est pertinent, mais ses actions présentes sous les yeux de tous.
La position du Messie Jésus à l’égard de la femme apparaît révolutionnaire.
II. Une position révolutionnaire
Cette situation évoque celle d’une autre femme, prise en flagrant délit d’adultère (Jean 8.2-11), tandis que l’homme impliqué n’est pas inquiété. La déclaration bienveillante de Jésus en faveur de cette pécheresse est toujours mémorable. Comme il est dit :
Jean 8.7 (Louis Segond S21) :
Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»
Texte biblique de la Bible version Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Et il ajoute :
Jean 8.10 (Louis Segond S21) :
Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»
Texte biblique de la Bible version Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Elle répondit :
Jean 8.11 (Louis Segond S21) :
Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.»]
Texte biblique de la Bible version Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La manière dont le Messie Jésus traite la femme est ainsi révolutionnaire par rapport aux idées de son temps. À cette époque en Israël, la femme était confinée à des tâches matérielles au sein du foyer familial. Elle n’était pas autorisée à participer à des débats que cette société réservait exclusivement aux hommes.
Même au temple de Jérusalem, elle devait rester sur l’esplanade appelée : parvis des femmes ! Un homme ne parlait pas en public avec une femme. Cette condition pourrait surprendre dans notre contexte du vingt et unième siècle, mais nous retrouvons ces principes dans l’histoire de notre pays où la légende que la femme n’avait pas d’âme a circulé et a surtout été acceptée par beaucoup !
L’origine de cette idée vient d’un passage de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours. Il raconte qu’au cours du Concile de Mâcon en 585, un évêque a déclaré qu’une femme ne pouvait être appelée “homme” (homo en latin). Cela a ensuite été mal compris comme une question sur l’âme des femmes. En réalité, il s’agissait d’un débat linguistique, pas philosophique. Il est important de noter que l’Église n’a jamais nié que les femmes avaient une âme. Les femmes ont été baptisées aussi bien que les hommes dès les origines de la chrétienté.
Le Messie Jésus a donc été un grand précurseur dans la condition féminine, défendant ainsi le principe édicté en Genèse 1.27. Selon ce texte, Dieu a créé l’homme et la femme à son image :
Genèse 1.27 (Louis Segond S21) :
Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu. *Il créa l'homme et la femme.
Texte biblique de la Bible version Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Ce verset indique que tant l’homme que la femme ont été créés à l’image de Dieu, ce qui signifie qu’ils partagent une égale dignité en tant que personnes humaines. Cela a été interprété pour signifier que tous les êtres humains, indépendamment de leur sexe, reflètent l’image de Dieu.
III. Une scène comparable avec Marie de Béthanie
Il est crucial de ne pas confondre les événements précédents avec ceux impliquant Marie de Béthanie, la sœur de Marthe et de Lazare (Péricope PER277 : Marie oint le Messie Jésus). Selon Marc 14.3-4 et Matthieu 26.6-13, lors d’un repas chez Simon le lépreux à Béthanie, une femme, tenant un vase d’albâtre contenant un parfum de nard pur de grande valeur, entre pendant que Jésus est à table. Elle brise le vase et répand le parfum sur la tête du Messie Jésus, suscitant l’indignation de certains convives.
Cette scène avec Marie de Béthanie est relatée par Matthieu, Marc et Jean (Jean 12.2-8). Il existe une certaine ressemblance avec l’épisode de la femme pécheresse, d’autant plus que le pharisien dans cette histoire s’appelle également Simon, un nom courant à cette époque. Etant donné que le Messie Jésus a accompli de nombreux miracles, prononcé de nombreux discours et accepté de nombreuses invitations, il n’est pas surprenant que des scènes similaires se soient produites.
Luc, ayant déjà cité l’épisode de la femme pécheresse (Luc 7.36-39), n’a pas jugé nécessaire de rapporter l’acte de Marie de Béthanie, ce qui aurait constitué deux exemples trop similaires. Par conséquent, nous pouvons affirmer que Marie de Béthanie n’était pas une femme de mauvaise vie au sens où l’entendait Simon le pharisien.
Un détail surprenant est que ni Matthieu ni Marc ne mentionnent le nom de Marie de Béthanie. Jean le révèle plus tard, plus de trente ans après (Jean 12.3). Il faut rappeler la période de persécutions qui a suivi la crucifixion. Les auteurs des deux premiers Évangiles, Matthieu et Marc, ont évité de divulguer des informations susceptibles de nuire à leurs collaborateurs et amis dévoués.
Nous en déduisons que la révélation du nom de Simon le lépreux par Matthieu 26.6-13 et Marc 14.3, suggère son décès. Nous sommes alors en l’an 46, selon nos conclusions. Lorsque Jean rédige son texte plusieurs décennies plus tard, toutes les personnes mentionnées sont désormais décédées.
Ainsi, les auteurs des deux premiers Evangiles, Matthieu et Marc, ont pris des précautions lorsqu’ils ont cité certains faits, afin de ne pas mettre en danger les différents acteurs encore en vie au moment de la rédaction de leurs textes.
IV. Un problème de chronologie
La question de savoir à quel moment cet événement a eu lieu - six jours avant la Pâque comme l’indique Jean 12.1, ou deux jours avant la Pâque comme l’affirme Marc 14.1-3 nécessite une analyse approfondie.
Dans Jean 12.1-3, il est rapporté que six jours avant la Pâque, Jésus est arrivé à Béthanie, où se trouvait Lazare, qu’il avait ressuscité. Là, un repas lui a été offert ; Marthe servait et Lazare était parmi ceux qui se trouvaient à table avec lui. Marie a pris un demi-litre d’un parfum de nard pur très cher, l’a versé sur les pieds de Jésus et lui a essuyé les pieds avec ses cheveux ; la maison a été remplie de l’odeur du parfum.
Dans Marc 14.1-3, il est indiqué que la fête de la Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours plus tard. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchaient les moyens d’arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir. Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme est entrée pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase qui contenait un parfum de nard pur très cher. Elle a brisé le vase et a versé le parfum sur la tête de Jésus.
Le 14 Nisan commence le jeudi soir et se poursuit le vendredi, ce qui signifie que Jean parle du vendredi ou du samedi, et Marc du mardi ou du mercredi. Sans aborder ici le problème du jour précis, et en appliquant le même principe aux deux auteurs, nous constatons une différence de quatre jours.
En analysant les textes, nous observons que Jean situe sa date par rapport au repas chez Simon, tandis que Marc évoque la résolution des de faire mourir Jésus. Sa référence au repas après nous donne l’impression que ce repas s’est déroulé en même temps que cette résolution, ce qui semble erroné.
Marc ne suit visiblement pas l’ordre chronologique des événements, il préfère regrouper des sujets similaires. Il organise son exposé pour atteindre l’objectif qu’il s’est fixé. C’est ce qu’il fait dans la section Marc 2.1 à Marc 3.5, où il a réuni cinq épisodes montrant le conflit entre Jésus et les autorités religieuses. C’est ce qu’il fait aussi dans la section Marc 11.27 à Marc 12.37, où il rapporte encore cinq controverses dans le temple de Jérusalem.
Ceci nous amène à accorder plus de crédit aux informations de Jean et à affirmer qu’elles ne sont pas en conflit avec les notes de Marc.
V. Des différences significatives
Nous allons maintenant procéder à une comparaison des trois récits de cette même histoire, tels que rapportés dans Matthieu 26.6-13, Marc 14.3-9 et Jean 12.1-3.
Dans Matthieu 26.6-13, le Messie Jésus se trouve à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Une femme s’approche de lui avec un vase contenant un parfum de grande valeur et le verse sur sa tête pendant qu’il est à table. Les disciples s’indignent de ce qu’ils considèrent comme un gaspillage, arguant que le parfum aurait pu être vendu très cher et l’argent donné aux pauvres. Le Messie Jésus, en connaissance de cause, défend la femme, affirmant qu’elle a accompli une bonne action envers lui.
Dans Marc 14.3-9, le récit est similaire. Le Messie Jésus est à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, et une femme entre pendant qu’il est à table. Elle tient un vase contenant un parfum de nard pur très cher, brise le vase et verse le parfum sur la tête du Messie Jésus. Certains expriment leur indignation, estimant que le parfum aurait pu être vendu plus de 300 pièces d’argent et l’argent donné aux pauvres. Jésus défend la femme, affirmant qu’elle a fait une bonne action envers lui.
Dans Jean 12.1-8, six jours avant la Pâque, le Messie Jésus arrive à Béthanie où se trouve Lazare, qu’il avait ressuscité. Là, on lui offre un repas ; Marthe sert et Lazare est parmi ceux qui se trouvent à table avec lui. Marie prend un demi-litre d’un parfum de nard pur très cher, le verse sur les pieds du Messie Jésus et lui essuie les pieds avec ses cheveux. La maison est alors remplie de l’odeur du parfum. Judas l’Iscariot, qui allait trahir le Messie Jésus, critique cet acte, suggérant que le parfum aurait pu être vendu 300 pièces d’argent pour les donner aux pauvres. Le Messie Jésus défend Marie, affirmant qu’elle a gardé ce parfum pour le jour de son ensevelissement.
Les trois récits se déroulent à Béthanie, chez Simon, un ancien lépreux probablement guéri par Jésus. Jean ne cite pas son nom, vraisemblablement parce qu’il était déjà connu de ses amis. Il a généralement pour habitude d’apporter des informations supplémentaires plutôt que de reprendre ce qui est déjà écrit.
Les trois auteurs décrivent de manière identique la scène : une femme verse du parfum de grand prix sur la tête du Messie Jésus ( ou sur les pieds). Cet acte est critiqué dans les trois textes, car la somme ainsi dépensée aurait pu servir aux pauvres. Marc et Jean précisent une estimation du prix (300 pièces d’argent) et Jean note la quantité : 500 ml. Jean nous apporte le détail que c’est Judas l’Iscariote qui a provoqué cette indignation, voyant dans cet acte un gaspillage. Jean, connaissant les véritables motivations de Judas l’Iscariote, nous révèle qu’il volait de l’argent dans la caisse, un fait visiblement ignoré de Matthieu et de Marc. Dans les trois textes, nous constatons que le Messie Jésus prend la défense de la femme.
Une seule question reste en suspens : Marie a-t-elle versé le parfum sur la tête du Messie Jésus comme le précise Matthieu et Marc ou sur ses pieds selon Jean ?
VI. Alors, sur la tête ou sur les pieds ?
Il est indéniable que Matthieu et Marc rapportent que Marie a versé le parfum sur la tête du Messie Jésus, tandis que Jean précise qu’elle l’a versé sur ses pieds. Comment peut-on expliquer cette apparente contradiction ?
Rappelons que Jean mentionne une grande quantité de parfum, soit une livre, environ 500 ml. Les repas de cette époque étaient généralement pris en position allongée, les pieds orientés vers l’extérieur de la table basse où était disposée la nourriture.
Il est probable que Marie, ne sachant pas comment le Messie Jésus réagirait, a commencé par verser du parfum sur ses pieds, comme le signale Jean, et les a essuyés avec ses cheveux pour ne pas indisposer le Maître. En constatant l’acte de Marie, le Messie Jésus s’est probablement redressé pour la remercier, et c’est à partir de ce moment qu’elle a pu lui verser le reste du parfum sur la tête.
À cette époque, verser de l’huile ou du parfum sur la tête d’une personne était un acte symbolique fort, réservé aux rois et aux prophètes exerçant un rôle important.
Ce parfum représentait sans doute toute la richesse de Marie. Elle l’a utilisé pour oindre son Seigneur et Maître, ce qui explique pourquoi les critiques de Judas l’Iscariote et de certains autres disciples étaient totalement déplacées.
Nous ne pouvons pas, avec le peu de renseignements que nous possédons, affirmer que la situation s’est déroulée exactement comme nous l’avons décrite, mais l’interprétation que nous proposons nous semble néanmoins la plus réaliste.
Ce sont Matthieu et Marc qui mentionnent que le Messie Jésus a été oint de parfum sur la tête, un geste qui était réservé aux puissants de ce monde. Jean ajoute le détail que Marie a également répandu du parfum sur les pieds du Maître, un geste d’humilité. Ces clarifications sont cohérentes avec les objectifs de ces différents auteurs.
Conclusion
Nous sommes ici en présence d’un exemple caractéristique des récits évangéliques. Chaque auteur apporte sa propre vision de la situation, en fonction des informations dont il dispose et de la discrétion qu’il doit observer pour ne pas mettre en danger la vie de ses frères et sœurs dans la foi.
Les différences observées attestent de la véracité de ce récit. En effet, l’indépendance des auteurs les a amenés à divulguer les faits qui leur semblaient les plus significatifs sur le plan personnel.
Il est donc établi qu’il y a eu deux onctions distinctes. Leurs similitudes ont conduit certains commentateurs à évoquer des distorsions, remettant ainsi en cause la crédibilité des auteurs bibliques. Cependant, comme nous venons de le voir, cette interprétation n’est pas fondée.
Un titre, un personnage, un lieu, une référence (« Luc 15 »)…
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Référence biblique
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INF082 - La Bible Segond 21 (S21)
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Voici quelques informations clés sur cette version :
Contexte et Objectifs
Date de Publication : 2007 Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. Clarté et Accessibilité : L'accent est mis sur la clarté et l'accessibilité du texte pour les lecteurs contemporains.
Principales Caractéristiques
Fidélité aux Textes Originaux : La Segond 21 s'appuie sur les manuscrits anciens les plus fiables pour garantir une traduction précise et fidèle. Révision Linguistique : Le langage a été révisé pour mieux refléter les usages modernes de la langue française tout en conservant la richesse et la profondeur du texte biblique. Notes et Références : La version inclut souvent des notes explicatives et des références pour aider à la compréhension et à l'étude des Écritures.
Importance
Usage Étendu : La Segond 21 est largement utilisée dans les milieux protestants francophones, notamment pour les études bibliques et la lecture personnelle. Accessibilité : Grâce à sa langue modernisée, elle est accessible à un public plus large, y compris les nouvelles générations de lecteurs.
La Segond 21 a été réalisée par une équipe pluridisciplinaire de traducteurs, linguistes et théologiens, et a nécessité environ 12 ans de travaux pour être finalisée.
Ces révisions montrent l'évolution de la traduction de Louis Segond pour s'adapter aux changements linguistiques et aux besoins des lecteurs au fil du temps.
INF002
Note d’information
INF002 - Les pharisiens
Les pharisiens
Les Pharisiens étaient un groupe religieux et social important dans le judaïsme antique, particulièrement pendant la période du Second Temple. Voici quelques points clés à leur sujet :
Origines et Histoire
Origines : Les Pharisiens ont émergé comme un groupe distinct après la révolte des Maccabées, vers 165-160 av. J.-C. Ils étaient souvent considérés comme les descendants spirituels des Hasidéens.
Période : Ils ont prospéré jusqu'à la destruction du Second Temple en 70 ap. J.-C. Après cette date, leurs enseignements ont formé la base de ce qui est devenu le judaïsme rabbinique.
Croyances et Pratiques
Textes Sacrés : Contrairement aux Sadducéens, qui se concentraient uniquement sur la loi écrite (le Pentateuque), les Pharisiens croyaient en une loi écrite et une loi orale (la Torah orale). Résurrection : Les Pharisiens croyaient en la résurrection des morts et en l'immortalité de l'âme. Rites et Lois : Ils insistaient sur l'importance des traditions orales et des interprétations adaptées aux circonstances contemporaines.
Influence et Héritage Influence : Les Pharisiens ont eu une grande influence sur la liturgie et la pratique religieuse juive. Leurs enseignements ont été incorporés dans la Mishna, une compilation de la tradition orale juive, vers 200 ap. J.-C. Héritage : Après la destruction du Second Temple, les enseignements des Pharisiens ont formé la base du judaïsme rabbinique, qui continue d'influencer le judaïsme moderne.
Les Pharisiens sont souvent mentionnés dans le Nouveau Testament, notamment dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, où ils sont souvent en conflit avec Jésus et les autres figures religieuses de l'époque.
Les Pharisiens dans la Bible
Ils constituent le groupe le plus représentatif du judaïsme. Ses membres, originaires du peuple, s’opposent aux compromis, avec l’envahisseur Romain, mais aussi avec l’hellénisme. Nous les voyons plus proches de la population que les sadducéens.
Ils sont cités à cent trois reprises dans le Nouveau Testament, quatre vint treize fois dans les Évangiles, neuf fois dans les Actes des apôtres et une fois dans l’épître aux Philippiens.
Leurs rapports avec le Messie Jésus apparaissent fréquemment tendus, conflictuels. Il les reprendra à certains moments avec des termes violents, comme, « malheur à vous », « hypocrites » ce qui démontre bien cette opposition. Ils n’ont pas accès aux postes de hautes responsabilités, contrôlés par les Romains, et donc réservés aux sadducéens sympathisants, mais forment le groupe le plus important du Sanhédrin.
Ils se considèrent comme les grands défenseurs de la loi de Moïse qu’ils commentent. Leur interprétation devient la règle à suivre pour le peuple. Le Messie Jésus condamnera ces dérives à diverses occasions (Matthieu 23.13-29).
Ils sont souvent en désaccord avec leurs collègues sadducéens sur des points de doctrine tels que la vie éternelle ou les anges. Ils ont ajouté à la Loi écrite de Moïse, des principes oraux, qui leur permettent de contourner ses prescriptions. Jésus ne manquera pas de le signaler (Matthieu 23.23).
Nicodème et Joseph d’Arimathée appartenaient à ce groupe politico-religieux ce qui ne les a pas empêchés de se convertir au christianisme.