SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
PER365 Les Évangiles : contexte et particularités des récits Parcours · Synopse des ÉvangilesThème · Passion et RésurrectionThème · RésurrectionSérie · Passion et Résurrection

La pierre est roulée, le tremblement de terre

Le dimanche matin à l’aube, les femmes constatent que la pierre du tombeau a été roulée et que le corps de Jésus a disparu...

En bref

Le matin de Pâques, des femmes fidèles se rendent au tombeau de Jésus pour compléter les soins funéraires. Elles découvrent la pierre roulée et le tombeau vide. L'article analyse leur fidélité contrastant avec la fuite des apôtres, leur attachement à Jésus, et l'incompréhension générale face aux annonces de résurrection. Une approche synoptique compare Matthieu, Marc, Luc et Jean sur cet événement fondateur.

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28 min
Références
41
Livres cités
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Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
02/06/2026
Mise à jour
24/06/2026
Personnages

Jésus · Marie de Magdala · Pilate · principaux sacrificateurs · pharisiens · femmes disciples · apôtres

Lieux

Jérusalem · tombeau de Jésus

Périodes

Dimanche 3 avril · Matin de la résurrection · Époque du Second Temple · Ier siècle

Mots-clés

résurrection · tombeau vide · pierre roulée · femmes au tombeau · Marie de Magdala · synopse · Pâques · tremblement de terre · gardes du tombeau · annonces de la passion

Notions

résurrection de Jésus · fidélité des femmes disciples · comptage inclusif juif · soins funéraires juifs · annonces de la Passion · incompréhension des disciples · garde du tombeau · synopse évangélique · chronologie pascale

Références bibliques

Matthieu 28.1 · Marc 16.1-3 · Luc 24.1 · Jean 20.1 · Matthieu 27.62-66 · Matthieu 28.2-4 · Marc 16.2-4 · Luc 24.1-3 · Matthieu 26.56 · Matthieu 27.55-56 (+ 11, voir l'index)

Résumé

La péricope 365, intitulée 'La pierre est roulée, le tremblement de terre', s'inscrit dans le cadre de la synopse des évangiles et traite du matin de la résurrection de Jésus, tel qu'il est rapporté par les quatre évangélistes : Matthieu (28.1), Marc (16.1-3), Luc (24.1) et Jean (20.1). L'événement se déroule le dimanche 3 avril, très tôt le matin, au tombeau situé près de Jérusalem. L'article commence par replacer cet épisode dans sa continuité chronologique. Après la crucifixion et la mise au tombeau de Jésus, les autorités religieuses, soucieuses d'éviter toute récupération de l'affaire par les partisans de Jésus, avaient demandé à Pilate le placement d'une garde devant le sépulcre — et ce, le jour même du sabbat. Cette décision témoigne de leur préoccupation face aux annonces de résurrection faites par Jésus. La résurrection a lieu le troisième jour selon le comptage inclusif juif, conformément aux Écritures. Le commentaire développe plusieurs thèmes théologiques et historiques essentiels. En premier lieu, la fidélité des femmes est mise en exergue : alors que la majorité des apôtres s'étaient dispersés après l'arrestation de Jésus (Mt 26.56), plusieurs femmes étaient demeurées présentes jusqu'à la crucifixion et à la mise au tombeau (Mt 27.55-56 ; Mc 15.40-41 ; Lc 23.49). Leur comportement contraste fortement avec la défaillance des disciples masculins et souligne leur place centrale parmi les proches de Jésus durant sa Passion. En second lieu, la démarche des femmes au matin de Pâques est présentée comme un acte d'attachement profond plutôt que comme un simple accomplissement d'un rite funéraire. Elles se rendent au tombeau pour apporter des aromates destinés à compléter les soins funèbres du corps (Mc 16.1-2 ; Lc 24.1 ; Jn 20.1). Marie de Magdala, délivrée par Jésus de plusieurs démons (Lc 8.2), figure parmi celles qui l'ont accompagné fidèlement jusqu'à la croix et au tombeau, illustrant une transformation personnelle radicale. Troisièmement, l'article souligne que la résurrection était encore incomprise par les disciples, y compris les femmes. Jésus avait pourtant annoncé à plusieurs reprises sa mort et sa résurrection (Mt 16.21 ; Mt 17.22-23 ; Mt 20.18-19), mais Luc précise que le sens de ces paroles demeurait caché à ses auditeurs (Lc 18.31-34). La preuve en est la question que les femmes se posent en chemin : 'Qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du tombeau ?' (Mc 16.3). Cette interrogation révèle qu'elles s'attendaient simplement à trouver le corps de Jésus à l'intérieur du sépulcre, sans anticiper une quelconque résurrection. Quatrièmement, la question de la pierre et de la présence des gardes est abordée. Les femmes semblent ignorer les dispositions prises par les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Matthieu mentionne qu'une garde avait été placée devant le tombeau, ce qui soulignera d'autant plus le caractère extraordinaire et surnaturel de la résurrection lorsqu'elles constateront que la pierre a été roulée et que le corps de Jésus a disparu. L'article s'appuie sur une méthodologie synoptique rigoureuse, comparant les récits des quatre évangiles et renvoyant à plusieurs annexes complémentaires : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Cette approche permet d'ancrer l'événement dans son contexte historique, culturel et chronologique précis, tout en dégageant la signification théologique profonde de la résurrection comme accomplissement des promesses de Jésus et fondement de la foi chrétienne.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 28.1 (Louis Segond S21)

Après le sabbat, à l'aube du dimanche, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le tombeau.

Marc
Marc 16.1-3 (Louis Segond S21)

Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achetèrent des aromates afin d'aller embaumer Jésus.

Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin, au lever du soleil.

Elles se disaient entre elles: «Qui nous roulera la pierre qui ferme l'entrée du tombeau?»

Luc
Luc 24.1 (Louis Segond S21)

Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin [avec quelques autres] en apportant les aromates qu'elles avaient préparés.

Jean
Jean 20.1 (Louis Segond S21)

Le dimanche, Marie de Magdala se rendit au tombeau de bon matin, alors qu'il faisait encore sombre, et elle vit que la pierre avait été enlevée [de l'entrée] du tombeau.

Détails techniques

Année 33

Lieu : Le tombeau près de Jérusalem

Date : le dimanche 3 avril, très tôt le matin

Mode opératoire : Nous continuons avec Matthieu

Note sur le mode opératoire : Marc, Luc et Jean notent aussi ce fait

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph dimanche

Le dimanche matin à l’aube, les femmes constatent que la pierre du tombeau a été roulée et que le corps de Jésus a disparu.

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_28 Aux yeux de tous, cette affaire est maintenant réglée définitivement et le bilan est plutôt positif pour ces dirigeants, il n’y a eu aucun mouvement de foule.

_29 Un dernier petit point reste à traiter, le Messie Jésus avait parlé de résurrection alors, il est plus prudent de placer des gardes devant le tombeau. C’est la demande formulée à Pilate le jour même du Sabbat, rien n’arrête ces fervents religieux. Matthieu 27.62-66.

_30 La résurrection a lieu le dimanche matin à l’aube. Nous avons bien les 3 jours et 3 nuits selon le comptage inclusif juif. Matthieu 28.2-4 ; Marc 16.2-4 ; Luc 24.1-3. Nous prenons en compte la nuit en plein midi.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

Commentaire :

1- La fidélité des femmes

Les femmes qui avaient accompagné Jésus durant son ministère figurent parmi les disciples les plus fidèles au moment de sa Passion. Alors que la plupart des apôtres se sont dispersés sous l'effet de la peur après l'arrestation de leur Maître (Matthieu 26.56), plusieurs femmes demeurent présentes jusqu'à la crucifixion et assistent également à sa mise au tombeau (Matthieu 27.55-56 ; Marc 15.40-41 ; Luc 23.49). Leur présence contraste avec la défaillance momentanée des disciples et souligne la place importante qu'elles occupent parmi les proches de Jésus.

2- Une démarche inspirée par l'attachement à Jésus

Dès les premières heures du jour suivant le sabbat, ces femmes se rendent au tombeau afin d'apporter des aromates destinés à compléter les soins funéraires rendus au corps de Jésus (Marc 16.1-2 ; Luc 24.1 ; Jean 20.1). Leur démarche semble dépasser le simple accomplissement d'une coutume funéraire. Elle paraît traduire l'attachement profond qu'elles éprouvaient pour celui qui avait profondément marqué leur existence (Luc 8.1-3).

Marie de Magdala offre un exemple particulièrement significatif. Jésus l'avait délivrée de plusieurs démons, et elle figure ensuite parmi les disciples qui l'accompagnent fidèlement jusqu'à la croix et au tombeau (Luc 8.2 ; Jean 19.25). Rien n'indique cependant qu'elle se distingue alors des autres femmes par une compréhension plus profonde des événements.

3- Une résurrection encore incomprise

Malgré les nombreuses annonces de sa Passion et de sa résurrection, prononcées au cours de son ministère (Matthieu 16.21 ; Matthieu 17.22-23 ; Matthieu 20.18-19), Jésus n'avait pas été compris pleinement par ses disciples. Luc précise même que le sens de ces paroles leur demeurait caché avant leur accomplissement (Luc 18.31-34).

Les femmes ne se rendent donc pas au tombeau dans l'attente d'un miracle ou d'une résurrection imminente. Leur préoccupation est beaucoup plus concrète : « Qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du tombeau ? » (Marc 16.3). Cette question montre qu'elles s'attendent à trouver le corps de Jésus à l'intérieur du sépulcre.

4- La pierre et la présence des gardes

Cette interrogation laisse penser qu'elles ignoraient vraisemblablement les dispositions prises à la demande des principaux sacrificateurs et des pharisiens. Selon Matthieu, une garde avait été placée devant le tombeau et la pierre avait été scellée (Matthieu 27.62-66).

L'identité exacte de ces gardes fait l'objet de discussions parmi les commentateurs. Qu'il s'agisse de soldats romains ou de gardes attachés au Temple, leur présence constituait un obstacle considérable. Cette démarche des femmes témoigne donc davantage de leur fidélité et de leur détermination que d'une réflexion pratique approfondie.

5- Le poids du deuil et des événements récents

Les circonstances dans lesquelles elles se trouvent permettent également de comprendre leur comportement. En l'espace de quelques heures seulement, elles ont assisté à l'arrestation de Jésus, à ses comparutions devant les autorités juives et romaines, à sa condamnation, à sa crucifixion et enfin à sa mort (Marc 14.43-15.39).

Le deuil, la tristesse et la désorientation qui accompagnent une telle épreuve rendent difficile toute analyse sereine des événements. Leur désir d'accomplir un dernier geste d'affection envers celui qu'elles considéraient comme leur Maître paraît ainsi parfaitement compréhensible.

6- Marie de Magdala dans le récit de Jean

L'évangéliste Jean concentre principalement son récit sur Marie de Magdala (Jean 20.1). Cette focalisation ne signifie nullement qu'elle était seule au tombeau. D'ailleurs, lorsqu'elle rapporte sa découverte aux disciples, elle déclare : « Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis » (Jean 20.2). L'emploi du pluriel laisse supposer la présence d'autres femmes avec elle.

Jean accorde néanmoins une place particulière à Marie de Magdala en raison du rôle qu'elle jouera dans la suite du récit. C'est à elle que le Christ ressuscité se manifestera personnellement avant toute autre apparition individuelle rapportée dans les Évangiles (Jean 20.11-18).

7- Les femmes mentionnées par les évangélistes

Les différents évangélistes fournissent des renseignements complémentaires. Matthieu mentionne Marie de Magdala et « l'autre Marie » (Matthieu 28.1). Marc ajoute Salomé (Marc 16.1), que plusieurs commentateurs identifient traditionnellement à la mère de Jacques et de Jean (Matthieu 27.56), sans que cette identification puisse être considérée comme absolument certaine.

Luc cite également Jeanne et Marie, mère de Jacques, tout en précisant qu'elles étaient accompagnées d'autres femmes encore (Luc 24.10). Ces différences ne constituent pas des contradictions, mais reflètent les choix rédactionnels propres à chaque évangéliste.

8- La complémentarité des récits évangéliques

Cette diversité des témoignages constitue même un indice intéressant de leur authenticité. Une uniformité absolue aurait pu faire penser à une harmonisation artificielle. Au contraire, les quatre Évangiles présentent des récits complémentaires qui, mis en parallèle, permettent d'obtenir une vision plus complète des événements.

Conformément à la méthode annoncée par Luc dans son prologue (Luc 1.1-4), les évangélistes ne cherchent pas à rapporter chaque détail de manière exhaustive, mais à transmettre fidèlement les faits qu'ils ont reçus des témoins.

9- Les premières témoins de la résurrection

Dans le contexte du judaïsme du Ier siècle, le témoignage des femmes ne possédait généralement pas la même valeur juridique que celui des hommes. Il est donc remarquable que les Évangiles présentent précisément des femmes comme premières témoins du tombeau vide et des premières annonces angéliques (Matthieu 28.5-7 ; Marc 16.5-7 ; Luc 24.4-8).

Loin d'affaiblir la crédibilité du récit, ce détail est souvent considéré comme un indice en faveur de son authenticité historique. Si les auteurs avaient cherché à élaborer un récit plus conforme aux attentes de leur époque, ils auraient probablement placé des témoins masculins au premier plan.

Ainsi, les femmes arrivent au tombeau avec leurs aromates, préoccupées par la pierre qui en ferme l'accès, sans savoir qu'elles sont sur le point de devenir les premières témoins de l'événement central de la foi chrétienne : la résurrection du Messie Jésus (Matthieu 28.5-6 ; Marc 16.6 ; Luc 24.5-6 ; Jean 20.1-18). Leur fidélité dans les heures les plus sombres sera honorée par Dieu, qui fera d'elles les premières messagères de la victoire du Christ sur la mort (Matthieu 28.7-10).

Qui a été témoin des scènes décrites par Matthieu ?

Lexique
Les autorités juives
Les autorités qui ordonnent l'arrestation de Pierre et Jean en Actes des apôtres 4.1-3 constituent un ensemble de responsables religieux particulièrement influents. Luc mentionne trois groupes distincts : les sacrificateurs, le commandant du Temple et les sadducéens. INF380
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. INF004
Le sabbat
Le sabbat est un jour de repos et de sanctification dans la tradition juive, observé du vendredi soir au samedi soir. Commandement Biblique : Le sabbat est l'un des Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. INF089
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Matthieu 28.1 · Marc 16.1-3 · Luc 24.1 · Jean 20.1 · Matthieu 27.62-66 · Matthieu 28.2-4 · Marc 16.2-4 · Luc 24.1-3 · Matthieu 26.56 · Matthieu 27.55-56 · Marc 15.40-41 · Luc 23.49 · Marc 16.1-2 · Luc 8.1-3 · Luc 8.2 · Jean 19.25 · Matthieu 16.21 · Matthieu 17.22-23 · Matthieu 20.18-19 · Luc 18.31-34 · Marc 16.3

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per365-la-pierre-est-roulee-le-tremblement-de-terre/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.