SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
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Joseph d’Arimathée demande le corps de Jésus

Le soir arrive et Joseph d’Arimathée doit se dépêcher car il est impératif que, selon la loi juive, tout soit terminé avant le début de Sabbat...

En bref

Joseph d'Arimathée, membre éminent du Sanhédrin et disciple secret de Jésus, demande courageusement à Pilate la remise du corps du Crucifié. Accompagné de Nicodème, il organise une sépulture digne dans son propre tombeau neuf, avant le début du sabbat. Cet épisode, attesté par les quatre évangiles, illustre le passage de la discrétion à un acte public de foi au moment où les disciples proches demeurent cachés.

Lecture
26 min
Références
36
Livres cités
6
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
01/06/2026
Mise à jour
25/06/2026
Personnages

Joseph d'Arimathée · Nicodème · Ponce Pilate · Jésus · Pierre

Lieux

Golgotha · Jérusalem · Arimathée · tombeau neuf

Périodes

vendredi 1er avril 33 apr. J.-C. · veille du sabbat de Pâque · période de la Passion

Mots-clés

Joseph d'Arimathée · corps de Jésus · Pilate · mise au tombeau · Sanhédrin · Nicodème · sabbat · crucifixion · Golgotha · disciple secret

Notions

disciple secret · courage de la foi · urgence du sabbat · loi mosaïque sur les suppliciés · sépulture juive · progression lumière/ténèbres · Passion de Jésus · synopse évangélique · calendrier juif · trois jours et trois nuits

Références bibliques

Matthieu 27.57-58 · Marc 15.42-45 · Luc 23.50-56 · Jean 19.38 · Jean 19.31 · Jean 19.41 · Luc 23.50-51 · Marc 15.43 · Jean 18.15-27 · Deutéronome 21.22-23 (+ 6, voir l'index)

Résumé

La péricope 361 de la Synopse évangélique traite de l'épisode où Joseph d'Arimathée demande à Ponce Pilate la remise du corps de Jésus après la crucifixion. Cet événement, rapporté par les quatre évangélistes (Matthieu 27.57-58, Marc 15.42-45, Luc 23.50-56 et Jean 19.38), se déroule le vendredi 1er avril 33, avant 18h00, au mont Golgotha, dans un contexte de très grande urgence temporelle et religieuse. Le cadre légal et temporel est déterminant : la Loi mosaïque, telle qu'elle est formulée en Deutéronome 21.22-23, interdit que le corps d'un supplicié demeure suspendu durant la nuit afin de ne pas souiller la Terre promise. Cette exigence prend une dimension encore plus pressante ce vendredi de Pâque, car le sabbat débute au coucher du soleil, aux alentours de 17h50, imposant l'arrêt de toute activité, y compris funéraire. Les autorités juives avaient elles-mêmes sollicité Pilate pour que les corps soient retirés avant la fête (Jean 19.31). La mise au tombeau est ainsi envisagée vers 17h, encore de jour, juste avant le début du sabbat, ce qui permettait aux trois jours et trois nuits prophétiques de commencer dès cette première nuit extraordinaire selon le calendrier juif. Joseph d'Arimathée est présenté par les évangélistes comme un personnage d'une stature remarquable. Membre éminent du Sanhédrin, homme riche, juste et pieux, il 'attendait le royaume de Dieu'. Luc précise qu'il n'avait pas consenti à la décision collective de condamner Jésus (Luc 23.50-51). Jean révèle qu'il était disciple de Jésus, mais 'en secret, par crainte des Juifs' (Jean 19.38). Sa fortune lui permettait de disposer d'un tombeau neuf, taillé dans le roc, situé dans un jardin à proximité immédiate du Golgotha, un lieu providentiellement adapté aux circonstances de l'ensevelissement. La démarche de Joseph auprès de Pilate représente un acte de courage public particulièrement significatif. En réclamant officiellement le corps d'un homme condamné pour sédition, il se révèle publiquement comme sympathisant du Crucifié, s'exposant ainsi à la réprobation de ses pairs au sein du Sanhédrin et à d'éventuelles représailles des autorités. Ce geste contraste fortement avec l'attitude de Pierre, qui avait renié Jésus par trois fois dans la cour du grand prêtre (Jean 18.15-27), et avec celle des autres disciples qui demeuraient cachés. Joseph sort de l'ombre au moment précis où les plus proches compagnons de Jésus restent dans la clandestinité (Marc 15.43). Joseph est accompagné de Nicodème, autre membre éminent du Sanhédrin et pharisien de renom. Ce personnage avait rendu visite à Jésus 'de nuit' au tout début de son ministère public, entretien lors duquel Jésus lui avait enseigné la nécessité de 'naître de nouveau' (Jean 3). Sa présence au crépuscule de la crucifixion marque une progression symbolique profonde : de la visite nocturne et prudente vers un acte public et assumé de dévotion envers le Crucifié. Le motif johannique lumière/ténèbres trouve ici une résonance particulièrement forte. D'un point de vue synoptique, les quatre évangiles attestent cet épisode, chacun apportant des éléments complémentaires. Matthieu insiste sur la richesse de Joseph et sur le tombeau neuf. Marc souligne l'audace de la démarche et le fait que Pilate s'assura de la mort de Jésus avant d'accéder à la demande. Luc met en relief la droiture morale de Joseph et son opposition à la condamnation. Jean, quant à lui, introduit Nicodème et apporte des précisions sur les préparatifs funèbres avec les aromates. Cette péricope s'inscrit dans le cadre plus large de la Passion et de la Résurrection de Jésus, constituant le lien essentiel entre la mort sur la croix et la mise au tombeau qui précède la Résurrection. Elle illustre comment des disciples discrets, restés dans l'ombre tout au long du ministère de Jésus, accomplissent un geste décisif et courageux au moment le plus critique, assurant une sépulture digne au Fils de Dieu conformément aux prophéties scripturaires.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 27.57-58 (Louis Segond S21)

Le soir venu arriva un homme riche d'Arimathée, du nom de Joseph, qui lui aussi était un disciple de Jésus.

Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre.

Marc
Marc 15.42-45 (Louis Segond S21)

Le soir venu, comme c'était le jour de la préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat,

Joseph d'Arimathée arriva. C'était un membre éminent du conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate pour demander le corps de Jésus.

Pilate s'étonna qu'il soit déjà mort; il fit venir l'officier et lui demanda si Jésus était mort depuis longtemps.

Une fois renseigné par l'officier, il fit remettre le corps à Joseph.

Luc
Luc 23.50-56 (Louis Segond S21)

Il y avait un membre du sanhédrin du nom de Joseph; homme bon et juste,

il ne s'était pas associé à la décision et aux actes des autres. Il était d'Arimathée, ville des Juifs, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu.

Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.

Il le descendit de la croix, l'enveloppa dans un drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé dans la roche, où personne n'avait encore été mis.

C'était le jour de la préparation du sabbat, le sabbat allait commencer.

Des femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph. Elles virent le tombeau et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé.

Puis elles repartirent et préparèrent des aromates et des parfums. Le jour du sabbat elles se reposèrent, comme le prescrit la loi.

Jean
Jean 19.38 (Louis Segond S21)

Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des chefs juifs, demanda à Pilate la permission d'enlever le corps de Jésus. Pilate le lui permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus.

Détails techniques

Année 33

Lieu : Le mont Golgotha

Date : le vendredi 1er avril, avant 18h00

Mode opératoire : Nous continuons avec Matthieu

Note sur le mode opératoire : Marc, Luc et Jean notent aussi cette intervention de Joseph d'Arimathée

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph vendredi

Joseph d’Arimathée, notable fortuné appartenant au Sanhédrin, prit l’initiative audacieuse de demander à Pilate la remise du corps de Jésus.

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_25 D’environ midi à 15 h, il y a des ténèbres sur la région de Jérusalem. Matthieu 27.45 ; Marc 15.33 ; Luc 23.44.

_26 La mort sur la croix a lieu le vendredi 1er avril 33 vers 15 h, selon les Évangiles. Elle intervient avant la fin de cette nuit extraordinaire. Les trois jours et trois nuits commencent avec cette nuit comme le veut le calendrier juif.

_27 La mise au tombeau est envisagée vers 17 h, il fait jour. Nous sommes encore le vendredi qui se termine vers 18 h pour les Juifs. Le Sabbat débute normalement un peu plus tôt vers 17 h 50. Tout est achevé au moment où commence le Sabbat. Matthieu 27.57-61 ; Marc 15.42-47 ; Luc 23.50-56 ; Jean 19.31-42.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

Commentaire :

Le soir approche et Joseph d'Arimathée doit agir avec célérité. La Loi mosaïque prescrit que le corps d'un supplicié ne doit pas demeurer suspendu durant la nuit, afin de ne pas souiller la terre promise. Cette exigence revêt une urgence particulière en ce vendredi de Pâque : le sabbat, qui débute au coucher du soleil, impose l'achèvement de toute activité, y compris funéraire. Le récit johannique précise que les autorités juives avaient elles-mêmes demandé à Pilate que les corps soient retirés avant la fête. (Deutéronome 21.22-23 ; Jean 19.31)

2- Joseph d'Arimathée : portrait d'un disciple secret

Joseph d'Arimathée est un membre éminent du Sanhédrin, décrit par les évangélistes comme un homme riche, juste et pieux, qui « attendait le royaume de Dieu ». Luc précise qu'il n'avait pas consenti à la délibération ni aux actes de ses collègues lors de la condamnation de Jésus. Jean révèle qu'il était « disciple de Jésus, mais en secret, par crainte des Juifs ». Sa richesse lui permettait de disposer d'un tombeau neuf, taillé dans le roc, situé dans un jardin à proximité immédiate du Golgotha — providentiellement adapté aux circonstances. (Luc 23.50-51 ; Jean 19.38 ; Matthieu 27.57 ; Jean 19.41)

3- Un acte de courage public

La démarche de Joseph auprès de Pilate constitue un acte de courage remarquable. En réclamant le corps d'un condamné pour sédition, il se révèle publiquement comme sympathisant du Crucifié, s'exposant ainsi à la réprobation de ses pairs et à d'éventuelles représailles. Le contraste avec Pierre, qui avait renié son Maître par trois fois dans la cour du grand prêtre par crainte des représailles, souligne l'audace de cette démarche. Joseph sort de l'ombre au moment précis où les disciples les plus proches demeurent cachés. (Jean 18.15-27 ; Marc 15.43)

4- Nicodème : de la nuit à la lumière

Joseph est accompagné de Nicodème, lui aussi membre du Sanhédrin et pharisien de renom. Ce dernier avait rendu visite à Jésus « de nuit » au début de son ministère, entretien au cours duquel le Maître lui avait enseigné la nécessité de « naître de nouveau ». Sa présence au crépuscule de la crucifixion marque une progression symbolique : de la visite nocturne et prudente vers un acte public de dévotion. Le motif johannique lumière/ténèbres trouve ici son accomplissement narratif. (Jean 3.1-2 ; Jean 19.39 ; Jean 7.50-52)

5- Contexte rédactionnel : la liberté de Jean

Au moment où Jean rédige son évangile, probablement vers la fin du Iᵉʳ siècle, il est vraisemblable que Joseph d'Arimathée et Nicodème soient décédés depuis longtemps. Cette circonstance explique la liberté avec laquelle l'évangéliste révèle leurs identités et leurs actes, sans crainte de leur nuire. Le témoignage johannique se présente ainsi comme une mémoire ecclésiale préservée et transmise. (Jean 21.24)

6- L'étonnement de Pilate face à la mort rapide

Pilate est surpris d'apprendre que Jésus est déjà mort. La crucifixion était conçue comme un supplice prolongé ; les condamnés pouvaient agoniser plusieurs jours avant de succomber à l'asphyxie et à l'épuisement. La rapidité du décès de Jésus — environ six heures après sa mise en croix — étonne le préfet. Avant d'autoriser la remise du corps, il convoque un centurion de confiance pour vérifier officiellement l'information. Cette précaution administrative atteste la réalité de la mort et constitue un élément apologétique important dans la tradition chrétienne. (Marc 15.44-45)

7- Le crurifragium et la double vérification de la mort

Pilate avait lui-même autorisé que les jambes des condamnés soient brisées (crurifragium) afin d'accélérer leur décès avant le sabbat, conformément à la demande des autorités juives. Les soldats brisent les jambes des deux brigands crucifiés avec Jésus, mais constatent que ce dernier est déjà mort. Pour s'en assurer, l'un d'eux lui perce le côté d'un coup de lance, provoquant l'écoulement de sang et d'eau — détail que Jean souligne comme signe de la réalité physique de la mort. Malgré l'ordre initial concernant le crurifragium, Pilate exige une confirmation supplémentaire par le centurion : la certitude absolue de la mort était indispensable avant toute remise du corps. Cette double vérification — par les soldats sur place et par l'officier auprès de Pilate — élimine toute possibilité d'erreur. (Jean 19.31-34 ; Jean 19.35 ; Marc 15.44-45)

8- La tension de l'attente

Le temps presse. La fête approche et chaque instant compte. Joseph d'Arimathée attend la réponse de Pilate tandis que les autorités religieuses, conduites par Caïphe, demeurent vigilantes à proximité, suivant attentivement le déroulement des événements. La tension narrative est palpable : entre l'urgence du sabbat, la surveillance hostile et les formalités romaines, l'ensevelissement devient une course contre le temps. (Matthieu 27.62)

9- Pilate accorde le corps : motivations politiques

Rien n'indique que Pilate ait compris les véritables motivations de Joseph d'Arimathée. Le préfet a probablement perçu cette demande comme une nouvelle intervention du Sanhédrin visant à faire disparaître rapidement toute trace du supplicié avant la fête. Cette interprétation servait ses propres intérêts : Pilate souhaitait que cette exécution embarrassante s'efface au plus vite. L'inscription du titulus — « Jésus le Nazarénien, le roi des Juifs » — demeurait une provocation que les chefs des prêtres avaient tenté de faire modifier, sans succès. L'affaire devait être close. (Jean 19.19-22 ; Marc 15.45)

10- La descente de croix et les aromates royaux

Sur place, Joseph et Nicodème sollicitent l'aide des soldats pour descendre le corps de la croix. Nicodème avait apporté un mélange de myrrhe et d'aloès d'environ cent livres romaines — quantité considérable, digne d'une sépulture royale et évoquant les funérailles des rois d'Israël. Ce geste témoigne de la haute estime dans laquelle ces deux hommes tenaient Jésus et confère à l'ensevelissement une dimension honorifique exceptionnelle pour un condamné à mort. (Jean 19.39 ; cf. 2 Chroniques 16.14)

11- L'ensevelissement selon la coutume juive

Joseph et Nicodème enveloppent le corps dans un linceul de lin fin avec les aromates, conformément aux pratiques funéraires juives de l'époque. Ils transportent ensuite le corps jusqu'au tombeau tout proche, situé dans un jardin, et dans lequel personne n'avait encore été déposé. Ce détail, souligné par les évangélistes, garantit l'identification certaine du corps et la pureté rituelle de la sépulture. (Jean 19.40-41 ; Matthieu 27.59-60)

12- La surveillance du Sanhédrin et l'ironie providentielle

Des membres du Sanhédrin surveillent la scène à distance. Après avoir vérifié la mort du crucifié, ils repèrent soigneusement l'emplacement du tombeau. La situation les satisfait dans l'immédiat, mais une inquiétude persiste : des disciples exaltés pourraient dérober le corps pour accréditer une rumeur de résurrection. Dès le lendemain matin, ils demanderont à Pilate de faire sceller et garder le tombeau. Ironie providentielle : ces précautions, destinées à empêcher toute proclamation pascale, contribueront à rendre le témoignage de la résurrection plus incontestable encore, en éliminant l'hypothèse du vol. (Matthieu 27.62-66 ; Matthieu 28.11-15)

Lexique
Les autorités juives
Les autorités qui ordonnent l'arrestation de Pierre et Jean en Actes des apôtres 4.1-3 constituent un ensemble de responsables religieux particulièrement influents. Luc mentionne trois groupes distincts : les sacrificateurs, le commandant du Temple et les sadducéens. INF380
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Le pays de Canaan
Le pays de Canaan, correspondant à l'actuel Israël, Palestine, Liban et parties de Jordanie et Syrie, est décrit comme 'le plus beau de tous les pays' dans la Bible. Peuplé par les Cananéens, Amorites, Hittites et Philistins, il constitue la terre promise au peuple hébreu. Deux étapes séparées de 470 ans marquent sa conquête : l'arrivée d'Abraham, puis la conquête de Josué après la captivité en Égypte et l'errance au désert. INF011
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Le sabbat
Le sabbat est un jour de repos et de sanctification dans la tradition juive, observé du vendredi soir au samedi soir. Commandement Biblique : Le sabbat est l'un des Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. INF089
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
Un Centurion ou Centenier
Un centurion, ou centenier, était un officier de l'armée romaine. Le terme "centurion" dérive du mot latin "centuria", qui signifie "cent", bien que le nombre de soldats sous les ordres d'un centurion ne soit pas toujours exactement cent. INF094
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Matthieu 27.57-58 · Marc 15.42-45 · Luc 23.50-56 · Jean 19.38 · Jean 19.31 · Jean 19.41 · Luc 23.50-51 · Marc 15.43 · Jean 18.15-27 · Deutéronome 21.22-23 · Matthieu 27.45 · Marc 15.33 · Luc 23.44 · Matthieu 27.57-61 · Marc 15.42-47 · Jean 19.31-42

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per361-joseph-darimathee-demande-le-corps/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.