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PER360 Les Évangiles : contexte et particularités des récits Parcours · Synopse des ÉvangilesThème · CrucifixionThème · Passion et RésurrectionSérie · Péricopes de la Passion

Les disciples présents à la crucifixion

Nous constatons la présence d'une majorité de femmes, soit se tenant éloignées, soit au pied de la croix. Elles ont réussi, malgré tout, à communiquer avec le Maître...

En bref

PER360 analyse les disciples présents lors de la crucifixion de Jésus au Golgotha, en croisant les quatre évangiles. Majoritairement des femmes — Marie mère de Jésus, Marie-Madeleine, Salomé, Marie de Clopas — et l'apôtre Jean, seul homme mentionné. Leur courage contraste avec la fuite des disciples masculins. Jésus confie sa mère à Jean, geste d'une profonde humanité. Une obscurité surnaturelle couvre la scène de midi à 15h, le vendredi 1er avril 33.

Lecture
17 min
Références
27
Livres cités
9
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
01/06/2026
Mise à jour
05/06/2026
Personnages

Jésus · Marie (mère de Jésus) · Jean (apôtre) · Marie de Magdala · Salomé (femme de Zébédée) · Marie (femme de Clopas) · Jacques le Mineur · Syméon · Zacharie (prophète)

Lieux

Golgotha · Jérusalem

Périodes

Vendredi 1er avril 33 ap. J.-C. · Passion de Jésus · Pâque juive

Mots-clés

crucifixion · disciples · femmes au pied de la croix · Golgotha · synopse · Passion de Jésus · Marie mère de Jésus · apôtre Jean · Marie-Madeleine · fidélité

Notions

synopse évangélique · fidélité des femmes dans la Passion · accomplissement prophétique · humanité de Jésus · cinquième commandement · obscurité surnaturelle · calendrier juif · dispersion des disciples

Références bibliques

Matthieu 27.55-56 · Marc 15.40-41 · Luc 23.49 · Jean 19.25-27 · Matthieu 27.45 · Marc 15.33 · Luc 23.44 · Marc 14.50 · Zacharie 13.7 · Luc 2.35 (+ 3, voir l'index)

Résumé

La péricope PER360 s'inscrit dans le récit synoptique de la Passion et traite d'un moment particulier de la crucifixion de Jésus : l'identification des disciples qui ont eu le courage de rester présents au pied de la croix ou à proximité du mont Golgotha. L'article propose une analyse comparative des quatre évangiles — Matthieu 27,55-56, Marc 15,40-41, Luc 23,49 et Jean 19,25-27 — afin de dresser un tableau aussi complet que possible des personnes présentes lors de cet événement fondateur de la foi chrétienne. Le contexte chronologique est précisé avec soin : la scène se déroule le vendredi 1er avril 33 de notre ère, avant la mort de Jésus survenue vers 15h, au moment où une obscurité surnaturelle couvre la région de Jérusalem de la sixième à la neuvième heure (soit de midi à 15h). Cette nuit extraordinaire, au sens du calendrier juif, marque le début des trois jours et trois nuits évoqués par la tradition. L'un des constats les plus frappants de cette péricope est la présence majoritaire de femmes autour de la croix, contrastant fortement avec la fuite des disciples masculins, dont Marc 14,50 atteste qu'ils abandonnèrent Jésus lors de son arrestation, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 13,7 : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. » L'obscurité surnaturelle qui pesait sur le Golgotha détournait paradoxalement l'attention des autorités, offrant à ces femmes une discrétion providentielle leur permettant de s'approcher là où les hommes n'osaient plus paraître. L'article identifie plusieurs personnes présentes : Marie, la mère de Jésus, dont l'âme fut transpercée selon la prophétie de Syméon (Luc 2,35). Sa présence au pied de la croix est attestée exclusivement par Jean 19,25. L'apôtre Jean, seul disciple masculin explicitement mentionné au pied de la croix. Après avoir fui comme ses compagnons, il est revenu, et c'est à lui que Jésus confie le soin de sa mère Marie (Jean 19,26-27). Ce geste révèle la profonde humanité de Jésus qui, même dans l'agonie, honore le cinquième commandement (Exode 20,12) et veille sur les siens. Marie de Magdala, délivrée de sept démons par Jésus (Luc 8,2 ; Jean 19,25), figure centrale des récits de la Passion et de la Résurrection. Salomé, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean, mentionnée en Matthieu 27,56 et Marc 15,40. La sœur de Marie, mère de Jésus (Jean 19,25), dont l'identité reste débattue par les commentateurs bibliques. Marie, femme de Clopas (Jean 19,25), que certains exégètes identifient à Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joset (Marc 15,40). L'article souligne que cette liste n'est pas exhaustive, puisque Luc 23,49 mentionne d'autres femmes observant la scène de loin. Le Psaume 38,11 est évoqué en écho à l'éloignement de ceux qui aimaient Jésus. Le courage exceptionnel de ces femmes est souligné comme un fait remarquable de la narration évangélique, d'autant plus que l'atmosphère du lieu — marquée par l'obscurité surnaturelle et le caractère macabre de la crucifixion — rendait leur présence particulièrement difficile. Sur le plan méthodologique, la synopse adopte Matthieu comme fil directeur, Marc, Luc et Jean apportant des informations complémentaires et parfois exclusives. Des annexes sont proposées pour approfondir des questions connexes : le dernier repas de Pâque (ANN027), la journée juive au temps de Jésus (ANN028), l'heure de la crucifixion (ANN026) et les Souverains Sacrificateurs (ANN031). En conclusion, cette péricope met en lumière la fidélité des femmes disciples dans l'épreuve ultime, la tendresse humaine de Jésus pour sa mère et son ami Jean, ainsi que la richesse complémentaire des quatre récits évangéliques pour reconstituer cet événement central de l'histoire du christianisme.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 27.55-56 (Louis Segond S21)

Il y avait là bien des femmes qui regardaient de loin; elles avaient accompagné Jésus depuis la Galilée pour le servir.

Parmi elles figuraient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Marc
Marc 15.40-41 (Louis Segond S21)

Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,

qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.

Luc
Luc 23.49 (Louis Segond S21)

Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.

Jean
Jean 19.25-27 (Louis Segond S21)

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie de Magdala.

Jésus vit sa mère et, près d'elle, le disciple qu'il aimait. Il dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.»

Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès ce moment-là, le disciple la prit chez lui.

Détails techniques

Année 33

Lieu : Le mont Golgotha

Date : le vendredi 1er avril, avant 9h00

Mode opératoire : Nous suivons maintenant Matthieu

Note sur le mode opératoire : Marc Luc et Jean notent des informations complémentaires

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph vendredi

Les Évangiles rapportent que plusieurs disciples ont eu le courage de s'approcher de la croix. Parmi eux, on trouve une grande majorité de femmes.

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_24 Tous ces membres du Sanhédrin peuvent maintenant participer à la fête familiale de Pâque, l’esprit reposé après ce qu’ils considèrent comme une magnifique victoire. Mais les événements ne vont pas se dérouler comme ils l’imaginaient !

_25 D’environ midi à 15 h, il y a des ténèbres sur la région de Jérusalem. Matthieu 27.45 ; Marc 15.33 ; Luc 23.44.

_26 La mort sur la croix a lieu le vendredi 1er avril 33 vers 15 h, selon les Évangiles. Elle intervient avant la fin de cette nuit extraordinaire. Les trois jours et trois nuits commencent avec cette nuit comme le veut le calendrier juif.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

Commentaire :

Nous constatons la présence d'une majorité de femmes, soit se tenant éloignées, soit au pied de la croix. Elles ont réussi, malgré tout, à communiquer avec le Maître. Leur fidélité dans ce moment d'horreur contraste fortement avec la fuite des disciples masculins (Marc 14.50), accomplissant ainsi ce que les prophètes avaient annoncé : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées » (Zacharie 13.7).

Jean, après avoir fui comme tous ses amis, est revenu pour se tenir finalement au pied de la croix. Heureusement, car le Messie Jésus va lui confier le soin de sa mère Marie, visiblement veuve à ce moment-là (Jean 19.26-27). Ce geste révèle la profonde humanité de Jésus qui, même dans l'agonie, veille sur les siens et honore le cinquième commandement (Exode 20.12).

La nuit couvrait la région — une obscurité surnaturelle qui avait duré de la sixième à la neuvième heure (Matthieu 27.45) — focalisant toute l'attention des autorités. Personne ne faisait attention aux femmes accompagnées de Jean, qui osaient s'approcher jusqu'à la croix. Cette discrétion providentielle leur permettait d'être présentes là où les hommes n'osaient plus paraître.

Nous trouvons donc :

  • Marie, la mère de Jésus (Jean 19.25), dont l'âme fut transpercée comme Syméon l'avait prophétisé (Luc 2.35)
  • L'apôtre Jean, l'auteur de l'Évangile (Jean 19.26), le seul disciple masculin mentionné au pied de la croix
  • Marie de Magdala, que le Messie Jésus avait délivrée de sept démons (Luc 8.2 ; Jean 19.25)
  • Salomé, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean (Matthieu 27.56 ; Marc 15.40)
  • La sœur de Marie, mère de Jésus (Jean 19.25), dont l'identité reste débattue par les commentateurs
  • Marie, femme de Clopas (Jean 19.25), que certains identifient à Marie, mère de Jacques le mineur et de Joset (Marc 15.40)

Cette liste n'est sûrement pas exhaustive, dans la mesure où d'autres femmes suivaient la scène de loin (Luc 23.49). Nous pouvons imaginer qu'elles s'approchaient chacune à leur tour. Aucun homme, hormis Jean, n'est cité — fait remarquable qui souligne le courage exceptionnel de ces femmes (Psaumes 38.11).

L'endroit était si lugubre que nous pouvons facilement imaginer la difficulté d'assister à un tel tableau. L'obscurité surnaturelle accentuait le caractère macabre de la situation. Il nous semble également probable que Marie, la mère de Jean-Marc, ait été présente, elle dont la maison était un lieu de rassemblement pour la communauté (Actes des apôtres 12.12).

Matthieu et Marc ont rédigé leur récit très tôt, à une époque où les témoins étaient encore vivants et vulnérables. Ils ne pouvaient pas donner trop d'informations qui auraient pu nuire à leurs frères et sœurs. Les autorités juives cherchaient en effet toujours à éradiquer ce nouveau mouvement (Actes des apôtres 8.1 ; Galates 1.13). Cette prudence rédactionnelle explique certaines omissions qui ne doivent pas être confondues avec un manque de rigueur historique.

Lexique
Les autorités juives
Les autorités qui ordonnent l'arrestation de Pierre et Jean en Actes des apôtres 4.1-3 constituent un ensemble de responsables religieux particulièrement influents. Luc mentionne trois groupes distincts : les sacrificateurs, le commandant du Temple et les sadducéens. INF380
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Cléopas
Cléopas est l'un des deux disciples que Jésus rencontra sur le chemin d'Emmaüs après sa résurrection. Luc 24.18 : Cléopas est mentionné comme l'un des deux disciples qui parlaient avec Jésus ressuscité sur le chemin d'Emmaüs. INF118
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Matthieu 27.55-56 · Marc 15.40-41 · Luc 23.49 · Jean 19.25-27 · Matthieu 27.45 · Marc 15.33 · Luc 23.44 · Marc 14.50 · Zacharie 13.7 · Luc 2.35 · Luc 8.2 · Exode 20.12 · Psaumes 38.11

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per360-les-disciples-presents-a-la-crucifixion/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.