SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
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Le chemin jusqu’au Mont Golgotha, aide de Simon de Cyrène

Le chemin de Jésus vers le mont Golgotha, depuis le prétoire de Pilate. Affaibli par la flagellation, Jésus ne peut plus porter seul sa croix: les soldats réquisitionnent Simon de Cyrène...

En bref

PER350 analyse le chemin de Jésus vers le mont Golgotha, depuis le prétoire de Pilate. Affaibli par la flagellation, Jésus ne peut plus porter seul sa croix. Simon de Cyrène est réquisitionné par les soldats. Luc mentionne des femmes en pleurs dans la foule, Matthieu rapporte le refus de Jésus d'une boisson anesthésiante. Marc identifie Simon comme père d'Alexandre et Rufus, figures connues des premières communautés chrétiennes. Une synopse de Matthieu, Marc et Luc éclaire cet épisode précédant immédiatement la crucifixion, datée du vendredi matin vers 9 heures.

Lecture
13 min
Références
21
Livres cités
4
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
04/04/2026
Mise à jour
04/04/2026
Personnages

Jésus · Simon de Cyrène · Alexandre · Rufus · Ponce Pilate · soldats romains

Lieux

Jérusalem · Mont Golgotha · Prétoire de Ponce Pilate · Gethsémané · Cyrène

Périodes

Ier siècle · Vendredi de la Passion · Époque romaine en Judée

Mots-clés

Simon de Cyrène · chemin de croix · Golgotha · crucifixion · Passion de Jésus · synopse · patibulum · flagellation · Jérusalem

Notions

Passion de Jésus · chemin de croix · réquisition romaine · témoignage oculaire · synopse évangélique · chronologie de la Passion · souffrance volontaire · exécution publique romaine · communautés chrétiennes primitives

Références bibliques

Matthieu 27.22 · Matthieu 27.31-56 · Matthieu 27.32 · Matthieu 27.34 · Marc 14.11-15 · Marc 15.20-41 · Marc 15.21 · Marc 15.21-23 · Luc 23.23 · Luc 23.26 (+ 5, voir l'index)

Résumé

La péricope PER350 traite du chemin que Jésus parcourt depuis le prétoire de Ponce Pilate jusqu'au mont Golgotha, lieu de sa crucifixion, en s'attardant particulièrement sur l'épisode de Simon de Cyrène contraint de porter la croix à sa place. Cet article s'inscrit dans une synopse comparant les récits de Matthieu, Marc et Luc, l'évangile de Jean n'apportant pas de parallèle direct pour cet épisode précis. Le contexte chronologique est soigneusement établi : les événements se déroulent le vendredi matin, avant 9 heures, soit peu après la condamnation définitive prononcée par Pilate sous la pression de la foule rassemblée devant son palais. La mise en croix elle-même intervient vers 9 heures, ce qui implique que le trajet depuis la ville jusqu'au mont Golgotha s'effectue dans un laps de temps relativement court, mais suffisant pour y intégrer les différents épisodes rapportés par les évangélistes. Jésus arrive à ce moment de son chemin dans un état physique extrêmement affaibli. La flagellation romaine qu'il a subie, le manque de sommeil depuis son arrestation à Gethsémané, et l'accumulation des épreuves des dernières heures ont profondément épuisé son corps. Incapable de porter seul le patibulum, la pièce transversale de la croix que les condamnés devaient habituellement porter eux-mêmes conformément à la pratique romaine, Jésus ne peut plus avancer sans aide. Les soldats romains prennent alors la décision de réquisitionner un passant : Simon de Cyrène, qui arrive des champs et se retrouve ainsi mêlé malgré lui à ce drame. Marc apporte une précision biographique notable en mentionnant que Simon est le père d'Alexandre et de Rufus. Ce détail, absent des autres évangiles, suggère que ces deux fils étaient des personnages connus des premières communautés chrétiennes auxquelles Marc s'adresse, probablement à Rome. Cette mention laisse envisager soit un témoignage direct de Simon ou de ses fils sur cet épisode, soit une intégration ultérieure de la famille dans la vie de l'Église primitive. Ce n'est donc pas simplement un détail anecdotique, mais une indication précieuse sur la transmission des témoignages oculaires dans les premières décennies du christianisme. Luc se distingue des autres évangélistes par la mention d'une foule nombreuse qui accompagne le cortège, et plus particulièrement de femmes qui pleurent et se lamentent sur Jésus. Ce détail propre à Luc révèle que l'hostilité des autorités religieuses et politiques ne représente pas l'intégralité de la réaction du peuple. Une part de la population de Jérusalem reste sensible au sort de Jésus et manifeste ouvertement sa compassion, même dans ce contexte de condamnation officielle et de marche vers l'exécution. Matthieu, quant à lui, rapporte qu'une boisson mêlée de fiel est offerte à Jésus avant la crucifixion. Cette pratique, attestée dans d'autres sources antiques, visait à atténuer la douleur des condamnés. Le refus de Jésus d'accepter cette boisson est interprété comme un choix délibéré d'affronter la souffrance dans sa pleine intensité, sans chercher à en diminuer les effets. Ce geste traduit une volonté consciente d'endurer pleinement ce qui l'attend, cohérente avec la trajectoire spirituelle et théologique de l'ensemble du récit de la Passion. L'article souligne enfin la dimension humaine et sociale de ce chemin vers Golgotha. La crucifixion romaine est une exécution publique, conçue pour être visible et dissuasive. Le condamné est exposé aux regards de la foule, contraint d'avancer sous l'œil des soldats, dans un parcours qui constitue lui-même une épreuve avant même d'arriver au lieu d'exécution. La conjugaison de la souffrance physique, de la contrainte militaire, de l'intervention de Simon et des réactions contrastées de la foule forme un tableau d'une grande densité humaine, qui précède immédiatement l'acte central de la crucifixion. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir les questions de chronologie, du contexte du repas pascal, de la journée juive au temps de Jésus et du rôle des souverains sacrificateurs.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 27.32-34 (Louis Segond S21)

Lorsqu'ils sortirent, ils rencontrèrent un homme de Cyrène appelé Simon et le forcèrent à porter la croix de Jésus.

Arrivés à un endroit appelé Golgotha – ce qui signifie «lieu du crâne» –,

ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel; mais quand il l'eut goûté, il ne voulut pas boire.

Marc
Marc 15.21-23 (Louis Segond S21)

Ils forcèrent un passant qui revenait des champs à porter la croix de Jésus. C'était Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus.

Ils conduisirent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, ce qui signifie «lieu du crâne».

Ils lui donnèrent [à boire] du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.

Luc
Luc 23.26-27 (Louis Segond S21)

Comme ils l'emmenaient, ils s'emparèrent d'un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus.Note23.30 Dire… Couvrez-nous: citation d'Osée 10.8.

Il était suivi par une grande foule composée de membres du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.

Détails techniques

Année 33

Lieu : La ville de Jérusalem, le chemin qui conduit au mont Golgotha

Date : le vendredi 1er avril, le matin

Mode opératoire : Nous suivons maintenant Luc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Marc nous livrent des précisions

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph vendredi

Jésus n'a plus la force de porter sa croix alors les soldats forcent Simon de Cyrène à l'aider.

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_21 La foule, rassemblée devant le palais de Ponce Pilate, exige la crucifixion. Matthieu 27.22 ; Marc 14.11-15 ; Luc 23.23 ; Jean 19.15.

_22 Le départ pour le mont Golgotha commence avant 9 h. Matthieu 27.32 ; Marc 15.21-22 ; Luc 23.26-33 ; Jean 19.17.

_23 La mise sur la croix a donc lieu vers 9 h selon le texte de Marc. L’imprécision de la mesure permet d’intercaler le temps de déplacement pour aller jusqu’au mont Golgotha. Marc 15.20-41 ; Matthieu 27.31-56 ; Luc 23.26-49 ; Jean 18.17-30.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

Commentaire :

Affaibli par la flagellation, le manque de sommeil et l’intensité des événements vécus depuis Gethsémané, Jésus ne parvient plus à porter seul le patibulum, comme l’exigeait pourtant la pratique romaine (Matthieu 27.32). Son état physique témoigne de la violence déjà subie, mais aussi de l’endurance dont il fera preuve jusqu’à la croix. Les soldats réquisitionnent alors Simon de Cyrène pour porter la croix à sa place (Marc 15.21 ; Luc 23.26). Marc mentionne qu’il est le père d’Alexandre et de Rufus, ce qui laisse penser que ces noms étaient connus des premières communautés chrétiennes, suggérant un témoignage direct ou une intégration ultérieure dans l’Église (Marc 15.21).

Luc est le seul à rapporter la présence d’une foule nombreuse, notamment de femmes qui pleurent et se lamentent sur Jésus (Luc 23.27). Ce détail souligne que, malgré l’hostilité des autorités, une part du peuple reste touchée par ce qui se déroule. Matthieu mentionne qu’une boisson mêlée de fiel est proposée à Jésus, probablement pour atténuer la douleur, mais qu’il la refuse (Matthieu 27.34). Ce refus montre qu’il affronte pleinement la souffrance, sans chercher à en diminuer l’intensité.

Ce parcours vers Golgotha, bien que relativement court, constitue une épreuve en soi. Le condamné, déjà affaibli, doit avancer sous la contrainte, exposé aux regards d’une foule pour qui ces exécutions font souvent office de spectacle public. La crucifixion reste inévitable, et tout est mis en œuvre pour conduire le condamné jusqu’au lieu d’exécution. Ainsi, ces éléments conjugués, contrainte, souffrance physique, intervention de Simon et réactions de la foule, mettent en lumière la dureté de ce chemin et la réalité humaine de ce moment précédant la crucifixion.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Matthieu 27.22 · Matthieu 27.31-56 · Matthieu 27.32 · Matthieu 27.34 · Marc 14.11-15 · Marc 15.20-41 · Marc 15.21 · Marc 15.21-23 · Luc 23.23 · Luc 23.26 · Luc 23.26-27 · Luc 23.26-49 · Luc 23.27 · Jean 19.15 · Jean 19.17

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per350-le-chemin-jusquau-mont-golgotha-aide-de-simon-de-cyrene/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.