_18 La première comparution devant Ponce Pilate commence vers 6 h 45. Marc 15.1-5 ; Matthieu 27.2-14 ; Luc 23.1-5 ; Jean 18.28-38.
_19 Nous situons la comparution devant Hérode Antipas vers 7 h 30. Luc 23.6-12.
_20 Le retour chez Ponce Pilate arrive vers 8 h. Marc 15.6-19 ; Matthieu 27.15-30 ; Luc 23.13-25 ; Jean 18.39-40 ; Jean 19.1-16.
Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.
Commentaire :
Après la comparution de Jésus devant Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de la Pérée, celui qui était présenté comme roi est renvoyé à Ponce Pilate, préfet de Judée (Luc 23.7-11). L’entretien se déroule dans un certain calme, et Pilate cherche à comprendre les accusations portées contre lui par les chefs religieux qui réclament sa mise à mort (Matthieu 27.11-14 ; Luc 23.13-14).
Constatant l’absence de faute digne de mort selon le droit romain, il perçoit l’hostilité et l’insistance des autorités juives, ce qui semble l’irriter (Luc 23.15). L’Histoire présente Pilate comme un homme dur, pourtant dans cette situation, son attitude paraît plus mesurée que celle des chefs religieux déterminés à obtenir une condamnation à tout prix (note : voir aussi Jean 19.12, où Pilate cherche encore à relâcher Jésus).
Refusant d’entrer pleinement dans leur logique, il s’appuie sur le droit romain et affirme qu’aucune faute ne justifie une telle sentence, position également partagée par Hérode Antipas (Luc 23.15). Les accusations reprennent sans parvenir à le convaincre, et Pilate envisage alors un compromis en proposant de faire châtier Jésus avant de le relâcher, espérant apaiser la foule et clore l’affaire (Luc 23.16).
Il donne ainsi l’impression de vouloir soustraire Jésus à la condamnation, même si l’on peut aussi voir dans son attitude une volonté de contrarier des dirigeants juifs qu’il méprise ou juge trop pressants (note : comparer avec Jean 18.31, où il renvoie d’abord les accusateurs à leur propre loi).
Nous remarquons qu’à aucun moment il n’est fait mention d’interprètes, ce qui laisse penser que Jésus comprenait et s’exprimait en grec. Ponce Pilate, quant à lui, ne se serait vraisemblablement pas abaissé à utiliser l’araméen tel qu’il était parlé en Galilée.