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Le dernier repas avant la crucifixion

Ce repas du jeudi soir 31 mars, célébré avant sa passion, revêt cependant un sens unique et solennel...

En bref

Cet article explore le 'dernier repas' de Jésus, soulignant son institution de la Sainte Cène. Il se déroule le jeudi soir avant la crucifixion, dans la maison de Marie à Jérusalem. Les évangiles rapportent ce repas comme symboliquement significatif, Judas quittant pour trahir. Le repas est crucial pour l'identité chrétienne.

Lecture
47 min
Références
70
Livres cités
15
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
23/03/2026
Mise à jour
30/06/2026
Personnages

Jésus · Judas Iscariote · Jean-Marc · Marie

Lieux

Jérusalem · Maison de Marie, mère de Jean-Marc

Périodes

31 mars 33 · 14 Nissan

Mots-clés

dernier repas · cène · crucifixion · trahison de Judas

Notions

institution de la Sainte Cène

Références bibliques

Matthieu 26.20 · Marc 14.17 · Luc 22.14-16 · Jean 18.28 · Jean 13.26-30 · Jean 21.9-13 · Luc 24.41-43 · 1 Corinthiens 11.20

Résumé

L'article 'PER310 - Le dernier repas avant la crucifixion' examine le contexte du dernier repas de Pâque que Jésus partage avec ses apôtres avant sa crucifixion. Il souligne l'importance de ce repas, qui marque l'institution de la Sainte Cène. Ce moment est vu comme le dernier repas pascal avant que Jésus ne devienne l'accomplissement définitif de la Pâque. L'article explore les témoignages des évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, ainsi que celui de Jean, concernant ce repas, son lieu, la maison de Marie, mère de Jean-Marc à Jérusalem, et la date, le jeudi soir du 14 Nissan, qui correspond au 31 mars 33 selon le calendrier juif. Il est noté que Judas Iscariote quitte le repas pour accomplir sa trahison. L'article discute de la signification liturgique et typologique du repas, et de son importance symbolique pour l'identité de la communauté chrétienne naissante. Le texte est riche en références bibliques et commentaires exégétiques.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 26.20 (Louis Segond S21)

Le soir venu, il se mit à table avec les douze.

Marc
Marc 14.17 (Louis Segond S21)

Le soir venu, il s'y rendit avec les douze.

Luc
Luc 22.14-16 (Louis Segond S21)

Quand l'heure fut venue, il se mit à table avec les [douze] apôtres.

Il leur dit: «J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir

car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.»

Jean
Jean 18.28 (Louis Segond S21)

De chez Caïphe, ils conduisirent Jésus au prétoire; c'était le matin. Ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger le repas de la Pâque.Note18.28 Se souiller: d'après la tradition, le contact avec des non-Juifs était source d'impureté rituelle.

Détails techniques

Année 33

Lieu : La ville de Jérusalem, la Maison d Marie mère de Jean-Marc

Date : le jeudi 31 mars 33

Mode opératoire : Nous continuons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Luc confirment les propos de Marc, Jean donne une indication déroutante

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph jeudi

Le Messie Jésus et ses apôtres partagent le dernier repas de Paque.

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_3 La maison est, selon nous, celle de Marie la mère de Jean surnommé Marc. Actes des apôtres 12.12.

_4 Le repas de Pâque commence le jeudi soir, après 18 h. C’est déjà le vendredi pour les Juifs (Marc 14.17, Matthieu 26.20, Luc 22.14-18). Ce n’est donc pas le Seder officiel qui se déroulera le soir du vendredi Jean 18.28.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

Commentaire :

1- Précision terminologique : le « dernier repas » reconsidéré

Il convient d'apporter une nuance terminologique importante : nous ne pouvons pas qualifier ce repas de « dernier » au sens absolu du terme. En effet, après sa résurrection, le Messie Jésus a de nouveau partagé des repas avec ses disciples. L'évangéliste Jean rapporte notamment cette scène mémorable sur les rives de la mer de Tibériade, où le Seigneur ressuscité avait préparé du poisson grillé et du pain pour les Sept (Jean 21.9-13). Luc mentionne également que le Ressuscité mangea devant ses disciples pour attester la réalité corporelle de sa résurrection (Luc 24.41-43).

Néanmoins, ce repas du jeudi soir demeure unique par sa nature et sa portée théologique : il constitue le dernier repas pascal célébré avant la Passion, et surtout le cadre de l'institution de la Sainte Cène. C'est pourquoi la tradition chrétienne le désigne légitimement comme « la Cène » ou « le repas du Seigneur » (1 Corinthiens 11.20).

2- Cadre temporel : le soir du jeudi 14 Nissan

Nous sommes le soir du jeudi 31 mars de l'an 33, selon la chronologie la plus communément admise par les historiens. Conformément au principe hébraïque du décompte des jours, le nouveau jour liturgique commence au coucher du soleil, vers dix-huit heures (Genèse 1.5 ; Lévitique 23.32). Ainsi, bien que nous soyons encore jeudi selon le calendrier civil romain, nous sommes déjà entrés, selon le calendrier juif, dans le 14 Nissan, jour de la Pâque.

Cette donnée chronologique est essentielle pour comprendre l'articulation des événements de la Passion et leur signification typologique : le Messie Jésus célèbre la Pâque au moment même où il s'apprête à en devenir l'accomplissement définitif.

3- La présence des Douze et le départ de Judas

L'évangéliste Luc précise explicitement que les Douze sont présents au commencement du repas : « L'heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui » (Luc 22.14). Ce chiffre symbolique des Douze, représentant les douze tribus d'Israël (Matthieu 19.28 ; Apocalypse 21.12-14), souligne la dimension ecclésiale de ce rassemblement : le Messie réunit autour de lui le noyau fondateur de l'Israël renouvelé.

Cependant, Judas l'Iscariote ne demeurera pas jusqu'à la fin du repas. Après avoir reçu le morceau trempé des mains du Maître, Satan entra en lui, et il sortit aussitôt dans la nuit pour accomplir sa trahison (Jean 13.26-30). Jean note avec une sobriété poignante : « Il était nuit » (Jean 13.30), signalant par cette notation temporelle l'entrée dans les ténèbres spirituelles qui enveloppent l'acte de trahison (Luc 22.53).

4- Un repas pascal selon les Synoptiques

Les trois Évangiles synoptiques sont formels et unanimes : il s'agit bien d'un repas de Pâque, célébré selon les prescriptions de la Torah (Matthieu 26.17-19 ; Marc 14.12-16 ; Luc 22.7-13). Luc insiste particulièrement sur ce point : « Le jour des pains sans levain, où l'on devait immoler la Pâque, arriva » (Luc 22.7).

Les éléments constitutifs du Seder pascal transparaissent dans le récit : le pain sans levain (la matza), les coupes de vin rituelles, les paroles d'interprétation prononcées par le chef de famille, et l'atmosphère de commémoration de la sortie d'Égypte (Exode 12.14 ; Exode 13.8-10). Le Messie Jésus accomplit ainsi les gestes ancestraux tout en leur conférant une signification radicalement nouvelle.

5- La chronologie johannique : une tension apparente

Pourtant, l'évangéliste Jean introduit une donnée chronologique apparemment discordante. Il précise que les accusateurs de Jésus, lors de son procès devant Pilate, « n'entrèrent point dans le prétoire, afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger la Pâque » (Jean 18.28). Cette indication suggère que le Seder officiel n'aurait pas encore eu lieu au moment du jugement, le vendredi matin.

Jean confirme cette chronologie en désignant le jour de la crucifixion comme « la préparation de la Pâque » (Jean 19.14). Ainsi, selon la perspective johannique, le Messie Jésus fut crucifié au moment même où les agneaux pascals étaient immolés dans le Temple, renforçant magistralement la typologie de l'Agneau de Dieu (Jean 1.29 ; Jean 1.36).

6- Harmonisation des traditions calendaires

Cette différence apparente entre Jean et les Synoptiques s'explique par la coexistence, à l'époque du Second Temple, de plusieurs traditions calendaires au sein du judaïsme. Les recherches historiques, notamment celles fondées sur les manuscrits de Qumrân, ont révélé que les Esséniens suivaient un calendrier solaire de 364 jours, distinct du calendrier lunaire officiel observé par les autorités du Temple.

Par ailleurs, les Galiléens et certains cercles pharisiens observaient parfois des traditions calendaires différentes de celles des sadducéens jérusalémites. Ainsi, le Messie Jésus et ses disciples, originaires de Galilée, auraient célébré la Pâque selon leur coutume régionale, un jour avant le Seder officiel du Temple. Cette hypothèse, défendue par plusieurs exégètes contemporains, permet de réconcilier les données synoptiques et johanniques sans postuler de contradiction.

7- La providence divine dans le choix du moment

Cette explication calendaire révèle également la profondeur de la providence divine. Le Messie Jésus, parfaitement conscient de « l'heure » fixée par le Père (Jean 13.1 ; Jean 17.1), a choisi de célébrer ce repas pascal anticipé afin de partager un moment d'intimité avec les siens avant sa Passion. Il savait que le lendemain, à l'heure précise où les agneaux seraient égorgés dans les parvis du Temple, lui-même serait offert sur la croix comme sacrifice expiatoire pour les péchés du monde.

Cette coïncidence typologique n'est pas fortuite : elle manifeste l'accomplissement des figures de l'ancienne alliance. Christ est « notre Pâque » qui « a été immolée » (1 Corinthiens 5.7), le véritable Agneau pascal « sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde » (1 Pierre 1.19-20).

8- L'institution de la Sainte Cène : signe de l'alliance nouvelle

Ce repas du jeudi soir constitue le cadre solennel de l'institution de la Sainte Cène. Le Messie Jésus, prenant le pain, rendit grâces, le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22.19 ; 1 Corinthiens 11.24). De même, après le souper, il prit la coupe en disant : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous » (Luc 22.20 ; 1 Corinthiens 11.25).

Le pain et le vin deviennent ainsi les signes visibles d'un don total : celui de sa vie offerte pour le salut de l'humanité. Cette institution accomplit la promesse prophétique de Jérémie concernant l'alliance nouvelle gravée dans les cœurs (Jérémie 31.31-34 ; Hébreux 8.8-12) et celle d'Ézéchiel sur le renouvellement intérieur par l'Esprit (Ezéchiel 36.26-27).

9- Le caractère solennel du discours d'adieu

Le caractère exceptionnellement solennel de cette soirée transparaît dans le ton même du discours du Messie Jésus. Il ne s'adresse plus à la foule comme un rabbi enseignant, mais parle en ami intime et en berger attentif qui s'apprête à quitter ses brebis pour un temps (Jean 10.11-18 ; Jean 15.13-15). L'atmosphère du repas est empreinte à la fois de gravité prophétique et de tendresse pastorale.

Les discours d'adieu rapportés par Jean (chapitres 13 à 17) comptent parmi les pages les plus profondes de la révélation néotestamentaire. Le Messie y annonce son départ vers le Père (Jean 14.1-3 ; Jean 16.28), promet l'envoi du Paraclet, l'Esprit de vérité (Jean 14.16-17 ; Jean 16.7-15), et appelle ses disciples à demeurer dans son amour comme les sarments demeurent attachés au cep (Jean 15.1-11).

10- L'exhortation à l'amour fraternel

Au cœur de ces adieux, le Messie Jésus laisse à ses disciples un commandement nouveau : « Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres » (Jean 13.34-35 ; Jean 15.12-17).

Ce commandement de l'amour fraternel constitue le signe distinctif de la communauté messianique. Il ne s'agit plus seulement d'aimer son prochain comme soi-même (Lévitique 19.18), mais d'aimer « comme » le Messie a aimé, c'est-à-dire jusqu'au don total de soi (Ephésiens 5.2 ; 1 Jean 3.16). La mesure de cet amour nouveau est la croix elle-même.

11- La conscience prophétique du Messie

Le Messie Jésus sait avec une parfaite lucidité que la souffrance est imminente, que la croix l'attend dès le lendemain. Mais loin de fuir ou de manifester de l'angoisse devant les hommes, il témoigne d'une paix souveraine qui dépasse l'entendement (Jean 14.27 ; Philippiens 4.7). Cette sérénité procède de sa parfaite obéissance à la volonté du Père, exprimée notamment dans la prière de Gethsémané : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux » (Matthieu 26.39 ; Marc 14.36 ; Luc 22.42).

La prière sacerdotale de Jean 17 révèle la profondeur de cette communion entre le Fils et le Père au seuil de la Passion. Le Messie prie pour sa propre glorification à travers la croix (Jean 17.1-5), pour la protection et la sanctification de ses disciples (Jean 17.6-19), et pour l'unité de tous les croyants à venir (Jean 17.20-26).

12- L'héritage spirituel transmis aux disciples

Dans ce repas de la veille de sa Passion, le Messie Jésus transmet à ses disciples son héritage spirituel. Il leur confie les paroles du Père (Jean 17.8 ; Jean 17.14), les exhorte à la fidélité au milieu des persécutions à venir (Jean 15.18-21 ; Jean 16.1-4), et leur assure que leur tristesse présente sera changée en joie lors de son retour (Jean 16.20-24).

Il scelle ainsi, dans l'intimité de la chambre haute, la communion éternelle entre Dieu et les hommes, inaugurant l'alliance nouvelle prophétisée depuis des siècles. Les disciples, encore troublés et ne comprenant pas pleinement la portée de ces paroles (Jean 16.17-18), recevront l'illumination de l'Esprit Saint après la Pentecôte (Jean 14.26 ; Actes des apôtres 2.1-4).

13- Renvoi à l'annexe ANN027 : Le repas de Pâque

Nous présentons nos conclusions détaillées concernant cette apparente contradiction chronologique sur la date du repas de Pâque dans l'annexe ANN027 : Le dernier repas de Pâque. Y sont examinées plus en profondeur les données historiques (calendriers du Second Temple, pratiques galiléennes, témoignages de Flavius Josèphe et de la Mishna), les positions exégétiques classiques et contemporaines, ainsi que les implications théologiques de chaque hypothèse.

Cette question, loin d'être une simple curiosité chronologique, touche au cœur de la christologie : elle détermine la relation typologique entre l'agneau pascal et le sacrifice du Messie, et éclaire la signification de l'institution eucharistique.

14- Conclusion : le repas qui ouvre la voie à la rédemption

Ce repas, loin d'être une simple observance rituelle ou une coutume coutumière, demeure l'un des actes les plus significatifs de tout le ministère terrestre du Messie Jésus. Il récapitule l'histoire du salut depuis l'Exode, accomplit les figures prophétiques de l'ancienne alliance, et inaugure l'alliance nouvelle fondée sur l'amour rédempteur du Sauveur.

En instituant la Sainte Cène, le Messie ouvre la voie à la rédemption accomplie sur la croix et à la communion perpétuelle entre Dieu et son peuple. « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3.16-17). Cette parole, prononcée plus tôt dans le ministère de Jésus, trouve dans ce repas pascal son illustration la plus éloquente et son accomplissement le plus proche.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Les Esséniens
Les Esséniens étaient une secte juive ascétique du IIe siècle av. J.-C., connue pour sa vie communautaire stricte, sa pureté rituelle et sa dévotion aux Écritures. Associés au site de Qumrân et aux Manuscrits de la Mer Morte découverts en 1947, ils ont disparu après la destruction du Second Temple en 70 ap. J.-C., laissant un héritage textuel et spirituel majeur pour la compréhension du judaïsme antique et des origines du christianisme. INF065
Le Pentateuque
Le Pentateuque, composé des cinq premiers livres bibliques, est essentiel pour les traditions juives et chrétiennes. Il raconte la création, la libération des Hébreux avec Moïse, et contient lois et récits fondateurs. INF032
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
La région de Qumrân
Qumrân, situé sur la rive nord-ouest de la mer Morte en Cisjordanie, est un site archéologique majeur fondé entre 134 et 104 av. J.-C. sous Jean Hyrcan. Associé aux Esséniens, il est surtout célèbre pour la découverte en 1947 des Manuscrits de la mer Morte dans ses grottes. Les fouilles de Roland de Vaux ont révélé réservoirs, bains rituels et salles communautaires. Le site fut détruit par les Romains en 68 ap. J.-C. lors de la première guerre judéo-romaine. INF064
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. INF004
Sadducéens
Les Sadducéens étaient un groupe aristocratique et sacerdotal du judaïsme antique (200 av. J.-C. – 70 ap. J.-C.), contrôlant le Temple de Jérusalem et le Sanhédrin. Ils acceptaient uniquement le Pentateuque, niaient la résurrection des morts et l'existence des anges. Présents quinze fois dans le Nouveau Testament, ils jouèrent un rôle clé dans la condamnation de Jésus, notamment à travers Caïphe et Anne. Leur disparition coïncide avec la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF001
La source Deutéronomiste
La source Deutéronomiste (D) est l'une des quatre sources hypothétiques de la Torah selon l'hypothèse documentaire. Associée au Livre du Deutéronome, elle se distingue par un style homilétique, une théologie de l'alliance et une insistance sur la centralisation du culte à Jérusalem. Datée du VIIe siècle avant J.-C., elle est liée aux réformes religieuses du roi Josias et influence également les livres historiques de Josué à 2 Rois. INF043
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per310-le-dernier-repas-avant-la-crucifixion/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.