SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
PER288 Les Évangiles : contexte et particularités des récits Parcours · Synopse des ÉvangilesThème · Les ÉvangilesThème · Passion de JésusSérie · La dernière semaine avant l'arrestation

Le figuier est sec

Ce n’est donc que le lendemain que les disciples constatent l’accomplissement de la parole de leur Maître...

En bref

Le lendemain de la malédiction du figuier, les disciples découvrent l'arbre entièrement desséché. Jésus en profite pour enseigner la puissance de la foi et l'importance du pardon. Au-delà de cet enseignement, le figuier symbolise Israël dans les Écritures, et son dessèchement préfigure le jugement qui s'abattra sur la nation quarante ans plus tard avec la destruction du Temple. Foi et pardon demeurent les valeurs inébranlables que Jésus met en avant.

Lecture
6 min
Références
7
Livres cités
4
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
16/03/2026
Mise à jour
19/03/2026
Personnages

Jésus · Pierre · les disciples · Marc · Matthieu

Lieux

Béthanie · Jérusalem · mont des Oliviers · Bethphagé

Périodes

Mardi 11 nissan 3793 · 29 mars 33 ap. J.-C. · Dernière semaine avant la Passion · Destruction du Temple 70 ap. J.-C.

Mots-clés

figuier desséché · miracle de Jésus · foi · pardon · jugement d'Israël · Passion de Jésus · synopse · Marc · Matthieu · mont des Oliviers

Notions

puissance de la foi · symbolisme du figuier · jugement prophétique · miracles de Jésus · portée symbolique des miracles · pardon chrétien · accomplissement prophétique · destruction du Temple

Références bibliques

Matthieu 21.20-22 · Marc 11.20-26 · Matthieu 21.18-22 · Marc 11.1-3 · Osée 9.10 · Joël 1.7

Résumé

La péricope PER288 intitulée 'Le figuier est sec' s'inscrit dans la séquence narrative de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation, telle que rapportée par les évangiles synoptiques, principalement Matthieu et Marc. L'épisode se déroule le matin du mardi 11 nissan 3793, soit le 29 mars 33 de notre ère, sur la route reliant le village de Béthanie à Jérusalem, un trajet d'environ deux heures de marche. Le récit s'inscrit dans la continuité directe de la malédiction du figuier par Jésus, survenue la veille au soir. C'est au matin suivant que les disciples constatent avec stupéfaction que l'arbre est entièrement desséché. Cette découverte provoque une vive réaction, notamment de la part de Pierre, dont les questions et l'étonnement sont rapportés avec précision par Marc, évangile dans lequel l'apôtre Pierre joue un rôle de témoin privilegié et de co-auteur indirect. L'article souligne une nuance importante entre les deux récits évangéliques : Matthieu indique que le figuier sécha immédiatement après la malédiction, tandis que Marc précise que les disciples ne remarquèrent cet effet que le lendemain matin. Cette apparente contradiction s'explique par le fait que l'obscurité du soir précédent avait masqué aux yeux des disciples l'accomplissement immédiat du jugement prononcé par Jésus. Face à l'étonnement des disciples, Jésus saisit cette occasion pour délivrer un enseignement profond sur deux thèmes fondamentaux : la puissance de la foi et l'importance du pardon. Il évoque la possibilité pour celui qui croit de déplacer des montagnes, référence qui désigne vraisemblablement le mont des Oliviers, que Jésus et ses disciples traversaient quotidiennement en venant de Béthanie et de Bethphagé — dont le nom signifie précisément 'la maison des figues' — vers Jérusalem. L'article insiste sur un principe herméneutique central dans la compréhension des miracles de Jésus : le Messie n'accomplit jamais de signe miraculeux dans le seul but de démontrer sa puissance. Chaque miracle est porteur d'un sens spirituel plus profond. La malédiction du figuier constitue un cas exceptionnel, étant l'un des rares miracles de destruction accomplis par Jésus, ce qui lui confère une portée symbolique et prophétique particulièrement significative. Cette portée symbolique est explicitée à travers la lecture des Écritures hébraïques : dans la tradition prophétique, le figuier est une image classique représentant Israël comme peuple et comme nation. L'auteur renvoie aux textes d'Osée 9.10 et de Joël 1.7 pour illustrer cette dimension symbolique. Ainsi, le dessèchement du figuier ne saurait se limiter à un enseignement sur la foi : il constitue également un avertissement prophétique adressé à la nation d'Israël, annonçant le jugement qui s'accomplira environ quarante ans plus tard avec la destruction du Temple de Jérusalem en 70 après J.-C. et la chute de la forteresse de Massada. La conclusion de l'article met en lumière le message d'espérance qui traverse ce récit de jugement : même lorsque tout serait détruit, deux réalités demeureraient inébranlables selon l'enseignement du Messie Jésus — la foi et le pardon. Ces deux piliers constituent le cœur de l'enseignement délivré à l'occasion de cet épisode, et c'est Marc, guidé par le témoignage de Pierre, qui en conserve la formulation la plus développée. L'article s'inscrit dans une série synoptique (Synopse) qui accompagne le lecteur pas à pas à travers les événements de la Passion, en comparant les témoignages des différents évangélistes et en restituant le contexte historique et géographique précis de chaque péricope. Il renvoie également à des ressources complémentaires telles que l'annexe ANN072 sur les miracles et l'étude PAR000 sur les paraboles, permettant ainsi un approfondissement thématique de la réflexion. La péricope précédente (PER287) traite du retour à Béthanie, et la suivante (PER289) aborde la contestation de l'autorité du Messie Jésus.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 21.20-22 (Louis Segond S21)

Voyant cela, les disciples furent étonnés et dirent: «Comment ce figuier a-t-il pu devenir immédiatement sec?»

Jésus leur dit alors: «Je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi et que vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais même si vous dites à cette montagne: ‘Retire-toi de là et jette-toi dans la mer’, cela arrivera.

Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.»

Marc
Marc 11.20-26 (Louis Segond S21)

Le lendemain matin, en passant, les disciples virent le figuier: il était desséché jusqu'aux racines.

Se rappelant ce qui s'était passé, Pierre dit à Jésus: «Maître, regarde, le figuier que tu as maudit est desséché.»

Jésus leur dit alors: «Ayez foi en Dieu.

Je vous le dis en vérité, si quelqu'un dit à cette montagne: ‘Retire-toi de là et jette-toi dans la mer’, et s'il ne doute pas dans son cœur mais croit que ce qu'il dit arrive, il le verra s'accomplir.

C'est pourquoi je vous le dis: tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera accordé.

Et lorsque vous êtes debout pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu'un, pardonnez-lui afin que votre Père céleste vous pardonne aussi vos fautes.

[Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.]»

Luc
Luc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Année 33

Lieu : La route du village de Béthanie à deux heures de marche de Jérusalem

Date : le matin du mardi 11 nissan 3793 (le mardi 29 mars 33)

Mode opératoire : Nous poursuivons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Luc notent aussi cet événement

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph mardi 29 mars

Après que Jésus eut maudit le figuier lundi soir, les disciples ne virent l’effet qu’au matin suivant.

Commentaires

Ce n’est que le lendemain matin que les disciples constatèrent l’accomplissement de la parole de leur Maître : le figuier était entièrement desséché. La surprise fut totale, car jamais encore ils n’avaient été témoins d’un tel signe. Le Messie Jésus saisit alors l’occasion pour enseigner la puissance de la foi et l’importance du pardon, un thème que Pierre souligne particulièrement dans son témoignage transmis par Marc (Marc 11.20-26).

Marc rapporte les questions de Pierre, bien qu’il n’ait pas lui‑même assisté à la scène ; l’Apôtre, co‑auteur de l’Evangile, se souvenait avec précision de ses réactions et surtout des réponses du Maître. Matthieu précise que le figuier sécha immédiatement, tandis que Marc note que les disciples ne le remarquèrent que le lendemain, probablement parce que, la veille au soir, l’obscurité masquait encore l’effet du jugement (Matthieu 21.18-22).

Comme nous l’avons déjà remarqué, le Messie Jésus n’accomplit jamais de miracles dans le seul but de démontrer sa puissance. Ils sont toujours porteurs d’un sens spirituel. Ici, il s’agit d’une malédiction, ce qui en fait un cas exceptionnel. La « montagne » dont parle Jésus désigne vraisemblablement le mont des Oliviers, qu’ils traversaient chaque jour en venant de Béthanie et de Bethphagé, « la maison des figues », où ils avaient emprunté l’ânesse et son ânon (Marc 11.1-3).

Au‑delà de l’enseignement sur la foi et le pardon, les disciples ne pouvaient manquer la portée symbolique : dans les Ecritures, le figuier représente Israël (Osée 9.10, Joël 1.7). Le dessèchement du figuier évoquait donc le jugement qui tomberait sur la nation, un avertissement qui s’accomplirait environ quarante ans plus tard avec la destruction du Temple et du pays et la chute de Massada.

Lorsque tout serait détruit, demeureraient pourtant ce que le Messie Jésus met en avant : la foi, et le pardon.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Le figuier et Israël
Le figuier est une plante significative dans la culture et l'histoire d'Israël, et il apparaît fréquemment dans la Bible comme symbole et métaphore. Le figuier est souvent utilisé pour symboliser la prospérité et l'abondance. INF115
Le Mont des Oliviers
Le mont des Oliviers constitue l'un des lieux les plus importants de la géographie biblique. Situé à l'est de Jérusalem, il est séparé de la ville par la vallée du Cédron (2 Samuel 15.30 ; Jean 18.1). INF305
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per288-le-figuier-est-sec/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.