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Complot contre le Messie Jésus qui se retire à Ephraïm

La tension grandit et les religieux de Jérusalem préparent tout pour tuer le Messie Jésus...

En bref

Cet article décrit le complot des autorités juives contre Jésus après la résurrection de Lazare. Face à la menace perçue dans les miracles de Jésus, elles décident de le tuer. Jésus se retire à Éphraïm en prévision de la crucifixion, tandis que le complot s'aligne paradoxalement sur le plan divin.

Lecture
4 min
Références
3
Livres cités
3
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
25/02/2026
Mise à jour
26/02/2026
Personnages

Jésus · Caïphe · Lazare

Lieux

Ephraïm · Jérusalem · Béthanie

Périodes

Fin février ou début mars 33

Mots-clés

Jésus · complot · résurrection · religieux

Notions

sacrifice de Jésus

Références bibliques

Jean 11.54 · Matthieu 26.1-5 · Marc 14.1-2 · Jean 11.47-57

Résumé

L'article explore un épisode capital de la vie de Jésus, marqué par un complot ourdi contre lui par les chefs religieux. Tiré des Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, il décrit comment après la résurrection de Lazare, la tension autour de Jésus atteint son paroxysme. Les autorités juives, menacées par sa popularité croissante et redoutant une intervention romaine, décident de le faire mourir. Le sanhédrin, bien qu'aveuglé par ses propres intérêts, reconnaît l'authenticité des signes accomplis par Jésus. Néanmoins, il perçoit ces miracles non comme une œuvre divine mais comme une menace à écarter pour maintenir sa stabilité politique et religieuse. Caïphe, alors grand-prêtre, propose le sacrifice de Jésus pour préserver la nation, ignorant qu'il prophétise sans le savoir l'universalité salvifique de la mort de Jésus. Ce complot paradoxalement devient accomplissement du dessein divin. Jésus, conscient du danger, se retire à Éphraïm pour se préparer à la crucifixion. L'article illustre le contraste entre la lumière que Jésus apporte et l'hostilité radicale des religieux, anticipant la prochaine Pâque et son rôle dans le salut divin.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 26.1-5 (Louis Segond S21)

Lorsque Jésus eut fini de donner toutes ces instructions, il dit à ses disciples:Note26.2 La Pâque: grande fête juive qui commémorait le départ d'Egypte des Israélites, leur délivrance de l'esclavage et le fait que la vie de leurs fils aînés avait été épargnée. Pendant toute la semaine qui suivait la Pâque, on mangeait des pains sans levain.

«Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours et que le Fils de l'homme sera arrêté pour être crucifié.»

Alors les chefs des prêtres, [les spécialistes de la loi] et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du grand-prêtre, appelé Caïphe,

et ils décidèrent d'arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.

Cependant, ils se dirent: «Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'agitation parmi le peuple.»

Marc
Marc 14.1-2 (Louis Segond S21)

La fête de la Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchaient les moyens d'arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.

Ils se disaient en effet: «Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'agitation parmi le peuple.»

Luc
Luc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Jean
Jean 11.47-57 (Louis Segond S21)

Alors les chefs des prêtres et les pharisiens rassemblèrent le sanhédrin et dirent: «Qu'allons-nous faire? En effet, cet homme fait beaucoup de signes miraculeux.Note11.47 Sanhédrin: conseil juif présidé par le grand-prêtre, qui faisait office de gouvernement et de tribunal pour les affaires qui n'étaient pas du ressort des Romains.

Si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.»

L'un d'eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien;

vous ne réfléchissez pas qu'il est dans notre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas.»

Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.

Et ce n'était pas pour la nation seulement, c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.

Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.

C'est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs, mais il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, où il resta avec ses disciples.

La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.

Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres dans le temple: «Qu'en pensez-vous? Ne viendra-t-il pas à la fête?»

Or les chefs des prêtres et les pharisiens avaient donné l'ordre que, si quelqu'un savait où était Jésus, il le dénonce, afin qu'on l'arrête.

Détails techniques

Année 33

Lieu : Route d'Ephraïm en Samarie

Date : Fin février ou début mars 33

Mode opératoire : Nous poursuivons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Jean confirment ces informations

Voyage à Ephraïm

La tension grandit et les religieux de Jérusalem préparent tout pour tuer le Messie Jésus.

Commentaires

Dans ce passage, la réaction du sanhédrin face au signe accompli par le Messie Jésus révèle une tension profonde entre la manifestation évidente de la vie et la peur de perdre le pouvoir. Les chefs religieux reconnaissent implicitement la réalité des œuvres du Messie Jésus, puisqu’ils admettent que « cet homme fait beaucoup de signes », mais au lieu d’y voir l’action de Dieu, ils y perçoivent une menace pour leur stabilité politique et religieuse.

Leur raisonnement montre qu’ils ne cherchent pas la vérité mais la préservation de leur position, craignant que le peuple ne croie en Jésus le Messie et que les Romains n’interviennent pour détruire leur nation. Cette peur, présentée comme un souci du bien commun, masque en réalité une inquiétude centrée sur eux-mêmes.

L’intervention de Caïphe, qui propose qu’un seul homme meure pour le peuple, illustre la logique sacrificielle et politique qui domine leur pensée, mais l’évangéliste souligne que, sans le vouloir, il prophétise la portée universelle de la mort du Messie Jésus, destinée à rassembler les enfants de Dieu dispersés.

Ainsi, ce complot contre le Messie Jésus devient paradoxalement l’accomplissement du dessein divin. La décision de mettre le Messie Jésus à mort marque un tournant dans l’Evangile, montrant que la lumière suscite non seulement la foi mais aussi l’hostilité la plus radicale.

Le Messie Jésus, conscient de cette hostilité, se retire pour un temps, non par peur mais parce que son « heure » n’est pas encore venue. La mention de la Pâque qui approche prépare le lecteur à comprendre que la mort du Messie Jésus s’inscrit dans le cadre du salut, tandis que la recherche active de son arrestation révèle l’endurcissement de ceux qui refusent la vie qu’il apporte.

L’ensemble du passage met en évidence le contraste entre la stratégie humaine, fondée sur la peur et la manipulation, et le plan divin, qui transforme même les décisions injustes en chemin de rédemption.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. INF004
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per274-complot-contre-le-messie-jesus-qui-se-retire-a-ephraim/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.