SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
PER227 De la 3ème Pâque au début de la dernière semaine Parcours · De la 3ème Pâque au début de la dernière semaineThème · Ministère de JésusThème · Vie et ministère de JésusSérie · Péricopes de la Synopse

L’invitation chez un pharisien

Cette période serait marquée par une relative accalmie pour ce dernier, et l’invitation formulée par ce pharisien s’inscrit ainsi dans le cadre de ce nouveau projet....

En bref

La péricope 227 relate l'invitation faite au Messie Jésus par un pharisien pour un repas, rapportée uniquement par Luc (Lc 11.37). Loin d'être bienveillante, cette invitation semble être un piège orchestré pour recueillir des accusations contre Jésus devant témoins. Conscient de l'enjeu, Jésus accepte néanmoins l'invitation, fort d'une assurance spirituelle que son heure n'est pas encore venue. L'événement se situe probablement à Jérusalem, lors d'un voyage que Jésus entreprend malgré les menaces des autorités religieuses.

Lecture
5 min
Références
3
Livres cités
2
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
16/08/2025
Mise à jour
16/02/2026
Personnages

Jésus · pharisien hôte · Marthe · Marie · Lazare · disciples de Jésus

Lieux

Jérusalem · Béthanie · Béthanie au-delà du Jourdain

Périodes

Fin novembre 32 ap. J.-C. · Entre la 3ème Pâque et la dernière semaine · Ministère public de Jésus

Mots-clés

pharisien · invitation · repas · Luc · Jérusalem · piège · Messie Jésus · synopse · péricope 227 · stratégie religieuse

Notions

invitation comme piège théologique · stratégie des pharisiens contre Jésus · assurance spirituelle de Jésus · tension religieuse et politique · application de la loi juive · accalmie tactique · mise à l'épreuve publique · conscience messianique du danger

Références bibliques

Luc 11.37 · Jean 8.59 · Jean 7.51

Résumé

La péricope 227 de la Synopse traite de l'invitation faite au Messie Jésus par un pharisien pour partager un repas, événement rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 11.37). Cet épisode s'inscrit dans une période particulière du ministère de Jésus, située entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine, à une époque où les tensions entre Jésus et les autorités religieuses juives étaient particulièrement vives. Le contexte général de cet événement est marqué par une contradiction apparente : selon Jean 8.59, le Messie Jésus était activement recherché par ses opposants, qui avaient même tenté de le lapider. Dès lors, comment expliquer qu'un pharisien ait pu l'inviter à sa table ? L'analyse proposée suggère que cette invitation ne relevait pas d'une démarche bienveillante, mais s'inscrivait dans une nouvelle stratégie élaborée par les pharisiens. Après une réaction impulsive et violente, ces derniers auraient opté pour une approche plus calculée, cherchant à piéger Jésus dans ses paroles ou ses actes devant de nombreux témoins, afin de rassembler des éléments susceptibles de justifier une accusation formelle devant le sanhédrin. Ce repas, qui s'apparentait davantage à un banquet, avait donc une dimension sociale et politique marquée. Il constituait en réalité une mise à l'épreuve soigneusement orchestrée, à laquelle le Messie Jésus répondit favorablement en toute connaissance de cause. En acceptant cette invitation, Jésus démontrait non seulement son courage, mais également sa conscience aiguë des enjeux spirituels et politiques qui l'entouraient. Il est probable que plusieurs de ses disciples l'accompagnaient, bien que Jésus demeurât la figure centrale de l'événement. Concernant la localisation géographique, aucune précision n'est donnée dans le texte biblique, mais l'analyse contextuelle indique que la demeure du pharisien était spacieuse, ce qui oriente vers une ville importante, vraisemblablement Jérusalem. Ce voyage à Jérusalem, mentionné uniquement par Luc, serait lié à une invitation reçue lors d'une rencontre précédente avec des pharisiens à Béthanie, au-delà du Jourdain (PER222). Jésus aurait pu profiter de ce déplacement pour rendre visite à Marthe, Marie et Lazare, dont le village de Béthanie se trouvait précisément sur la route menant à Jérusalem. L'analyse souligne également une nuance importante concernant l'attitude des pharisiens : tous n'étaient pas unanimement favorables à une exécution rapide du Messie Jésus. Certains tenaient à une application rigoureuse de la loi, comme en témoigne Jean 7.51. Cette division interne expliquerait une possible modification de stratégie, maintenant l'objectif final d'éliminer Jésus, mais par des voies légalement plus formelles et moins impulsives. Par ailleurs, la décision de Jésus d'entreprendre ce voyage à Jérusalem, malgré les dangers évidents, est interprétée comme le signe d'une assurance profonde, probablement d'ordre spirituel. Jésus, conscient depuis plus d'un an et demi des menaces répétées pesant sur sa vie, notamment à Jérusalem, savait que son heure n'était pas encore venue. Des assurances divines évoquées dès la péricope PER219 auraient pu le conforter dans cette démarche. L'étape à Béthanie aurait également pu lui permettre de vérifier, grâce aux informations de sympathisants, si l'attitude des autorités religieuses avait réellement évolué. Cet épisode illustre ainsi la complexité des relations entre Jésus et les pharisiens : une hostilité de fond coexistant avec des formes de dialogue contraint, une violence latente s'exprimant parfois sous couvert de convivialité apparente. Il met en lumière la lucidité et la détermination du Messie Jésus face à ses adversaires, sa capacité à se mouvoir dans un environnement hostile tout en poursuivant sa mission. Luc, seul évangéliste à rapporter cet événement, offre ainsi un éclairage précieux sur cette phase du ministère de Jésus, marquée par une tension croissante mais aussi par une relative accalmie tactique de la part des autorités religieuses.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Marc
Marc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Luc
Luc 11.37 (Louis Segond S21)

Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Année 32

Lieu : Maison d'un pharisien à Jérusalem

Date : Fin novembre, (le samedi 27 novembre 32 ?)

Mode opératoire : Nous continuons avec Luc

Note sur le mode opératoire : Luc est le seul à parler de ce voyage à Jérusalem

Région Jérusalem

Le Messie Jésus accepte l'invitation d'un pharisien pour un repas qui s'annonce tendu.

L’invitation chez un pharisien

Repas cher le pharisien

Commentaires

Ce passage s’accorde mal avec le climat hostile décrit en Jean 8.59 autour du Messie Jésus. Il semble peu probable qu’un pharisien ait invité le Messie Jésus, à se joindre à lui et à ses amis, alors même que ce dernier était activement recherché pour être arrêté, et que les pharisiens avaient déjà tenté de le faire lapider.

Positionner cet événement à cet endroit suggère que les pharisiens auraient initialement agi avec précipitation, sous l’effet de la colère, et qu’ils élaborent désormais une stratégie plus réfléchie visant toujours à écarter le Messie Jésus. Cette période serait marquée par une relative accalmie pour ce dernier, et l’invitation formulée par ce pharisien s’inscrit ainsi dans le cadre de ce nouveau projet.

Ce déjeuner semblait s’apparenter davantage à un banquet auquel le Messie Jésus, aurait été convié de manière impromptue. Ce genre de repas pouvait être assimilé à un acte social ou politique. Il apparaît que le pharisien et ses invités ont considéré cette invitation comme une occasion de mettre le Maître à l’épreuve, afin de recueillir des éléments pouvant ensuite justifier une accusation devant le sanhédrin, en présence d’un nombre important de témoins.

Il apparaît que le Messie Jésus avait pleinement conscience de la dimension inquisitrice de ce repas, tout en choisissant néanmoins d’y répondre favorablement. Il est probable que plusieurs disciples étaient présents à ses côtés, mais la figure centrale de l’événement demeurait le Messie Jésus.

Aucune information précise n’est donnée quant à l’emplacement, mais la description suggère que la demeure du pharisien était spacieuse, ce qui exclut probablement les villages environnants. Il est donc plausible de situer la scène à Jérusalem.

Nous avons observé que des pharisiens se sont rendus à Béthanie, au-delà du Jourdain, pour rencontrer le Messie Jésus (PER222). Il est plausible de supposer qu’une invitation lui ait été adressée à cette occasion, ce qui pourrait expliquer que, se rendant à cette rencontre, probablement avec un ou deux jours d’avance et accompagné de quelques disciples, il en ait profité pour retrouver Marthe, Marie et Lazare. En effet Béthanie, leur village se situe sur la route de Jérusalem.

Il convient de noter que, si certains responsables religieux envisageaient une exécution rapide, tous les pharisiens ne partageaient pas ce point de vue. Un nombre important d'entre eux tenait à l'application de la loi (voir Jean 7.51). Dans ce contexte, il est possible qu'une modification de stratégie ait été adoptée, tout en maintenant l'objectif initial relatif à la mort du Messie Jésus.

D’autre part le Messie Jésus bien conscient de la tentative d’assassinat orchestrée par les pharisiens devait avoir reçu des assurances (PER219), surement spirituelles, pour envisager ce voyage à Jérusalem. L’arrêt à Béthanie aurait pu aussi être un moyen de confirmer le changement d’attitude de ces hommes grâce aux informations de sympathisant à sa cause.

Le Messie Jésus connaissait l’attitude hostile des autorités religieuses à son égard, car depuis plus de 1.5 années les menaces se répétaient régulièrement en particulier à Jérusalem. Cette assurance que nous évoquons pourrait-être une révélation spirituelle, il savait que son heure n’était pas encore arrivée.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://www.schilo.org/per227-linvitation-chez-un-pharisien/, exportée le 26/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.