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Parabole de la brebis perdue

Au sujet des 100 brebis, notons la satisfaction divine lorsqu'une âme égarée se convertit entrainant une source d'encouragement pour tout le groupe...

En bref

La parabole de la brebis perdue (Mt 18.10-14 ; Lc 15.3-7) est enseignée par Jésus à Capernaüm en septembre 32, peu avant son départ définitif de Galilée. Matthieu met l'accent sur la protection des 'petits' et la volonté divine de ne perdre aucun d'eux, tandis que Luc souligne la joie céleste pour le pécheur repentant. La figure du berger renvoie à la mission messianique de Jésus, bon berger qui prépare ses disciples à son absence en leur promettant un guide spirituel.

Lecture
9 min
Références
10
Livres cités
4
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
24/05/2025
Mise à jour
15/02/2026
Personnages

Jésus · Marc · Pierre · Matthieu · Luc

Lieux

Capernaüm · Galilée

Périodes

Septembre 32 · Troisième Pâque · Ministère galiléen de Jésus

Mots-clés

brebis perdue · parabole · berger · miséricorde · repentance · Capernaüm · Matthieu 18 · Luc 15 · Jésus · disciples

Notions

parabole · miséricorde divine · repentance · bon berger · sollicitude envers les faibles · joie céleste · humilité · protection des petits · préfiguration christologique · Esprit Saint consolateur

Références bibliques

Matthieu 18.10-14 · Luc 15.3-7 · Jean 10.11 · Jean 10.14 · Jean 10.11-18 · Jean 14.16-18 · Ézéchiel 34.23

Résumé

La péricope PER202 traite de la parabole de la brebis perdue, telle qu'elle est rapportée dans les évangiles de Matthieu (18.10-14) et de Luc (15.3-7). Cet épisode se situe dans le cadre du ministère de Jésus en Galilée, plus précisément à Capernaüm, en septembre de l'an 32, soit quelques semaines avant que le groupe ne quitte définitivement la région (avant le 3 octobre 32). Le Messie Jésus s'adresse à ses apôtres, ses disciples et les membres de leurs familles réunis dans une maison suffisamment grande pour accueillir tout ce monde. Cette réunion s'inscrit dans une période de forte cohésion autour du Maître, marquée par un isolement progressif du groupe et par l'annonce imminente de sa mort, qui a suscité des perturbations émotionnelles parmi ses proches. Conscient qu'il quittera bientôt définitivement la Galilée avec ses apôtres, Jésus s'efforce de transmettre un maximum d'enseignements à ses proches afin de les préparer à son absence. C'est dans ce contexte particulier que s'inscrit la parabole de la brebis perdue, qui prend ainsi une résonance profonde et anticipatrice. Les deux récits évangéliques — Matthieu et Luc — présentent une même parabole mais avec des orientations théologiques distinctes. Dans Matthieu, la parabole est intégrée dans un discours sur l'humilité et la sollicitude envers les plus faibles, les 'petits'. Jésus insiste sur la volonté du Père céleste de ne perdre aucun d'entre eux, et sur le fait que Dieu cherche activement ceux qui s'égarent, se réjouissant de leur retour. Luc, quant à lui, développe davantage la joie du berger lors de la retrouvaille, et inscrit cette parabole dans une série de récits centrés sur la miséricorde divine et la repentance. La différence principale entre les deux récits réside donc dans l'orientation du message : chez Matthieu, l'accent est mis sur la protection des plus vulnérables au sein de la communauté, tandis que chez Luc, c'est la joie céleste pour le pécheur repentant qui est mise en avant. Le choix de la brebis comme figure centrale de la parabole n'est pas anodin. Cet animal est dépourvu de moyens de défense naturels et constitue une proie facile pour les prédateurs, ce qui souligne son besoin absolu de protection par un berger vigilant. Cette image renvoie à plusieurs passages scripturaires importants, notamment Jean 10.11 et 10.14, où Jésus se présente lui-même comme le bon berger, ainsi qu'Ézéchiel 34.23, où Dieu promet un berger fidèle à son peuple égaré. La parabole établit ainsi un lien direct entre la figure du berger de l'Ancien Testament et la mission messianique de Jésus. Dans le contexte eschatologique de la mort prochaine du Maître, cette parabole acquiert une dimension supplémentaire et particulièrement significative. Jésus, en tant que bon berger, sait qu'il devra bientôt quitter physiquement ses disciples, mais il leur assure qu'ils ne seront pas abandonnés. La parabole peut ainsi être lue comme une préfiguration de la sollicitude continue du Messie envers les siens après son départ. Il prépare ses disciples à cette séparation en leur promettant l'Esprit Saint comme guide et consolateur (Jean 14.16-18), poursuivant spirituellement son rôle de berger même en son absence physique. La satisfaction divine exprimée dans la parabole — lorsqu'une âme égarée se convertit — constitue également une source d'encouragement pour l'ensemble du groupe réuni à Capernaüm, dont les membres font face à l'incertitude liée au départ imminent de leur Maître. Cette parabole leur rappelle que chaque personne a une valeur inestimable aux yeux de Dieu et que la communauté doit veiller sur ses membres les plus fragiles. En somme, la péricope PER202 offre une lecture synoptique riche de la parabole de la brebis perdue, en mettant en lumière les convergences et les nuances entre Matthieu et Luc, et en ancrant cet enseignement dans son contexte historique et théologique précis : celui d'un Messie conscient de son départ imminent, qui cherche à fortifier et consolider sa communauté par des enseignements sur la valeur de chaque âme et sur la fidélité du berger divin.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 18.10-14 (Louis Segond S21)

»Faites bien attention de ne pas mépriser un seul de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans le ciel sont continuellement en présence de mon Père céleste.

[En effet, le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu.]

»Qu'en pensez-vous? Si un homme a 100 brebis et que l'une d'elles se perde, ne laisse-t-il pas les 99 autres sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est perdue?

Et s'il la trouve, je vous le dis en vérité, il en a plus de joie que des 99 qui ne se sont pas perdues.

De même, ce n'est pas la volonté de votre Père céleste qu'il se perde un seul de ces petits.

Marc
Marc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Luc
Luc 15.3-7 (Louis Segond S21)

Alors il leur dit cette parabole:

«Si l'un de vous a 100 brebis et qu'il en perde une, ne laisse-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu'à ce qu'il la retrouve?

Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules

et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.’

De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n'ont pas besoin de changer d'attitude.

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Année 32

Lieu : Capernaüm en Galilée

Date : Septembre 32

Mode opératoire : Nous revenons avec Matthieu

Note sur le mode opératoire : Luc notent aussi ce fait

Carte Capernaüm

Le Messie Jésus propose à ses disciple et leur famille une parabole.

Parabole de la brebis perdue

La brebis retrouvée

Commentaires

Pour en savoir plus sur ce sujet, vous pouvez consulter la péricope PER243 : La parabole de la brebis perdue et retrouvée, ainsi que l'étude PAR031 : La brebis perdue et retrouvée.

Nous sommes dans la maison de Capernaüm où le Messie Jésus continue d'enseigner ses apôtres, disciples, ainsi que leurs familles présentes. Les différents thèmes abordés sont rapportés par Matthieu et Pierre, co-auteur du second Evangile avec Marc, qui étaient présents. Dans ce cas précis, Marc ne cite pas cette parabole mais Luc la reprend. La pièce semble suffisamment grande pour accueillir toutes les personnes présentes. Cette réunion a eu lieu avant le 3 octobre 32, date à laquelle le groupe quitte définitivement la Galilée. Il n'est pas précisé si ces enseignements se sont déroulés lors d'une seule réunion ou lors de plusieurs rassemblements.

Nous constatons une forte cohésion autour du Maître ainsi qu'un isolement progressif du groupe. L'annonce de son décès a manifestement provoqué des perturbations parmi ses proches, créant ainsi un besoin accru de se rassembler. Le Messie Jésus est conscient que dans quelques jours, il partira avec ses apôtres et ne reverra probablement pas la majorité de ses proches. Il s'efforce donc de leur transmettre le maximum d'enseignements afin de les préparer à son absence.

En ce qui concerne le sujet des 100 brebis, il est pertinent de noter que la satisfaction divine lorsqu'une âme égarée se convertit constitue une source d'encouragement pour l'ensemble du groupe.

Les passages de Matthieu 18.10-14 et Luc 15.3-7 présentent une parabole similaire : celle de la brebis perdue. Dans Matthieu, le Messie Jésus insiste sur la valeur des "petits" et sur la volonté du Père céleste de ne perdre aucun d’eux. Il met en avant l’idée que Dieu cherche activement ceux qui s’égarent et se réjouit de leur retour. Luc, quant à lui, développe davantage la joie du berger lorsqu’il retrouve la brebis perdue, soulignant la célébration céleste pour un pécheur qui se repent.

La différence principale réside dans l’orientation du message : Matthieu l’intègre dans un discours sur l’humilité et la sollicitude envers les plus faibles, tandis que Luc l’inscrit dans une série de paraboles sur la miséricorde divine et la repentance.

Le choix de la brebis dans cette parabole n'est pas fortuit, car celle-ci est dépourvue de moyens de défense et constitue une proie facile pour les prédateurs. Cela souligne son besoin de protection par le berger (Jean 10.11, Jean 10.14 et Ezéchiel 34.23).

La parabole des brebis en Matthieu 18.10-14 met en avant l'idée que Dieu ne veut perdre aucun de ses "petits" et qu'il cherche activement ceux qui s'égarent. Cette image du berger qui veille sur ses brebis peut être mise en relation avec la mission du Messie Jésus, qui se présente lui-même comme le bon berger en Jean 10.11-18.

Dans le contexte de la mort prochaine du Maître, cette parabole prend une dimension encore plus profonde : le Messie Jésus, en tant que berger, sait qu'il devra quitter physiquement ses disciples, mais il leur assure qu'ils ne seront pas abandonnés. Il prépare ses disciples à cette séparation en leur promettant l'Esprit Saint comme guide et consolateur (Jean 14.16-18).

Ainsi, la parabole des brebis perdues peut être vue comme une préfiguration de la sollicitude du Messie Jésus envers ses disciples après son départ. Il ne les laisse pas seuls, mais continue à les chercher et à les guider spirituellement, comme un berger qui veille sur son troupeau.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Parabole ou métaphore
Le nombre de parabole dans les Evangiles varie considérablement en fonction des différents chercheurs. Certaines sont définies directement dans le texte où nous trouvons que le Messie Jésus annonce une parabole. INF181
La source Deutéronomiste
La source Deutéronomiste (D) est l'une des quatre sources hypothétiques de la Torah selon l'hypothèse documentaire. Associée au Livre du Deutéronome, elle se distingue par un style homilétique, une théologie de l'alliance et une insistance sur la centralisation du culte à Jérusalem. Datée du VIIe siècle avant J.-C., elle est liée aux réformes religieuses du roi Josias et influence également les livres historiques de Josué à 2 Rois. INF043
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://www.schilo.org/per202-parabole-de-la-brebis-perdue/, exportée le 26/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.