SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
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Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus

Deux factions se distinguent désormais : celle des religieux juifs, qui cherchent un moyen d’éliminer le Messie Jésus...

En bref

La péricope 78 relate la décision des pharisiens d'assassiner le Messie Jésus, suite à la guérison de l'homme à la main paralysée un jour de sabbat. En l'an 31, à Capernaüm, une fracture nette oppose les autorités religieuses hostiles au peuple admiratif. Des voix dissidentes comme Nicodème et Gamaliel témoignent d'une opposition interne au Sanhédrin. Malgré ce complot, Jésus poursuit son ministère avec détermination.

Lecture
5 min
Références
6
Livres cités
5
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
06/05/2024
Mise à jour
04/02/2026
Personnages

Jésus · pharisiens · Caïphe · Nicodème · Joseph d'Arimathée · Gamaliel · Matthieu · Marc · Luc

Lieux

Capernaüm · Galilée · synagogue de Capernaüm

Périodes

Deuxième année du ministère de Jésus · Année 31 · Après la Pâque du 24 mars 31 · Après le sabbat du 5 avril 31

Mots-clés

pharisiens · assassinat · Messie Jésus · sabbat · Capernaüm · autorités religieuses · Sanhédrin · ministère de Jésus · opposition · complot

Notions

opposition aux autorités religieuses · complot contre Jésus · division au sein du Sanhédrin · respect du sabbat · messianisme · rejet du Messie · division sociale · autorité spirituelle vs autorité institutionnelle

Références bibliques

Matthieu 12.14-15 · Marc 3.6 · Luc 6.11 · Jean 18.14 · Jean 7.45-53 · Actes 5.34-39

Résumé

La péricope 78 (PER078) s'inscrit dans la continuité de l'épisode de la guérison de l'homme à la main paralysée (PER077) et constitue la conclusion que tirent les trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — de cet événement survenu un jour de sabbat dans la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Cet épisode se situe durant la deuxième année du ministère du Messie Jésus, plus précisément après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril de l'an 31. L'article met en lumière une fracture profonde et irréversible qui se dessine désormais au sein de la société juive de l'époque. D'un côté, les autorités religieuses — les pharisiens en premier lieu — qui, confrontées à l'enseignement et aux actes du Messie Jésus, perçoivent en lui une menace directe pour leur autorité, leur statut et la stabilité de l'ordre social et religieux qu'ils incarnent. De l'autre côté, le peuple ordinaire — les petits, les pauvres, ceux qui n'ont pas d'importance aux yeux des puissants — qui admire Jésus, le loue et le suit avec ferveur. La décision prise par les autorités religieuses est radicale : elles envisagent d'assassiner le Messie Jésus. Cette résolution est rapportée explicitement par Matthieu (12.14-15) et Marc (3.6), tandis que Luc (6.11) évoque la fureur et la perplexité des religieux face aux actes de Jésus. Matthieu précise que Jésus a été averti de ces intentions malveillantes, ce qui laisse supposer qu'au sein même du groupe des opposants, une minorité désapprouvait ce projet meurtrier. L'article établit des connexions significatives avec d'autres passages bibliques pour illustrer cette division interne au sein des autorités juives. Il cite notamment les paroles de Caïphe, souverain sacrificateur, qui affirmait qu'il était préférable qu'un seul homme meure pour le peuple (Jean 18.14), révélant ainsi une logique politique froide et calculatrice. En contraste, le sage Gamaliel, lors des débats du Sanhédrin au sujet des apôtres, exhortait à la prudence en affirmant qu'il ne fallait pas prendre le risque de s'opposer à Dieu (Actes 5.34-39). Deux figures emblématiques illustrent davantage encore cette opposition interne : Nicodème et Joseph d'Arimathée. Nicodème, membre du Sanhédrin, intervient pour rappeler qu'on ne condamne pas un homme sans l'avoir préalablement entendu (Jean 7.45-53), témoignant ainsi d'une conscience juridique et spirituelle que ses collègues semblent avoir mise de côté. Joseph d'Arimathée, lui aussi membre influent du Sanhédrin, sera celui qui demandera le corps de Jésus après la crucifixion pour lui accorder une sépulture digne. Ces deux personnages montrent que même au cœur de l'opposition institutionnelle, la figure du Messie Jésus suscitait un questionnement profond et des conversions authentiques. L'auteur de l'article souligne la raison théologique et narrative pour laquelle les trois synoptiques ont choisi de rapporter le miracle de l'homme à la main sèche guérie un jour de sabbat : ce n'est pas tant le miracle en lui-même qui les intéresse, mais bien la réaction qu'il provoque et le danger mortel qu'il révèle. En présentant ce récit, ils souhaitent souligner que dès la deuxième année de son ministère public, le Messie Jésus faisait l'objet d'un complot visant à le supprimer. Un constat important est également mis en avant : il n'y a pas d'indifférence face au Messie Jésus. Chaque personne, chaque groupe social, chaque autorité religieuse est contraint de prendre position. Le clivage est total et sans nuance : soit on est du côté de ceux qui cherchent à le détruire, soit on est du côté de ceux qui le reconnaissent et l'accueillent. Malgré ce contexte hostile et menaçant, le Messie Jésus ne s'arrête pas. Il continue son œuvre avec détermination, poursuivant son ministère d'enseignement, de guérison et d'annonce du Royaume de Dieu. Cette péricope illustre ainsi non seulement l'opposition croissante que rencontre Jésus, mais aussi sa résolution inébranlable à accomplir la mission que le Père lui a confiée, quelles que soient les circonstances.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 12.14-15 (Louis Segond S21)

Les pharisiens sortirent et tinrent conseil sur les moyens de le faire mourir.

Jésus le sut et s'éloigna de là. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades

Marc
Marc 3.6 (Louis Segond S21)

Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.

Luc
Luc 6.11 (Louis Segond S21)

Ils furent remplis de fureur et se consultèrent pour savoir ce qu'ils feraient à Jésus.

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Bargraphe année 31

Lieu : La synagogue de Capernaüm en Galilée

Date : Tous ces événements se déroulent pendant l’année 31 donc après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril 31

Mode opératoire : Nous continuons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu, Marc et Luc nous apportent leurs conclusions

Ministère en Galilée

Les autorités religieuses juives, percevant en Jésus un Messie opposant qui menaçait la stabilité de leur société, ont décidé de le faire assassiner.

Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus

Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus

Commentaires

Nous parvenons à la conclusion des trois auteurs. Deux factions se distinguent désormais : celle des religieux juifs, qui cherchent un moyen d’éliminer le Messie Jésus, et celle du peuple, une multitude qui l’admire et le loue.

Un fossé se creuse entre ces hommes, responsables religieux, et ce nouveau prédicateur. Nous sommes dans la deuxième année du ministère du Messie Jésus. Il est à noter que rapidement, les autorités religieuses ont décidé de chercher un moyen d’éliminer le Messie Jésus. Matthieu nous informe qu’il a été averti des intentions malveillantes de ces hommes. Il semble donc qu’au sein de ces religieux, une minorité désapprouvait ce projet.

Nous observons cette division avec les paroles de Caïphe, qui affirmait qu'il était préférable qu'un homme meure (Jean 18.14), et celles de Gamaliel, qui ne voulait pas prendre le risque de s'opposer à Dieu (Actes des apôtres 5.34-39). Nous savons également, grâce aux conversions de Nicodème et de Joseph d'Arimathée, que le courant dirigé par le Souverain Sacrificateur Caïphe, majoritaire au sein du Sanhédrin, a rencontré une certaine opposition interne. L’intervention de Nicodème, affirmant qu’on ne condamne pas un homme sans l’avoir écouté, probablement lors d’une réunion du Sanhédrin, souligne également la divergence d’opinions parmi ces représentants religieux (Jean 7.45-53).

Nous discernons les raisons qui ont incité Matthieu, Marc et Luc à nous rapporter ce miracle : l’homme à la main sèche, le jour du sabbat. Ils souhaitaient visiblement souligner le fait que le Messie Jésus était menacé de mort. Le clivage est perceptible, avec d’un côté une classe dirigeante opposée, et de l’autre le peuple, les petits, les pauvres, les sans importance, favorables. Nous ne constatons pas d’indifférence !

Ce contexte délétère ne va pas empêcher le Messie Jésus de poursuivre son œuvre.

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Gamaliel
Gamaliel est l'une des personnalités juives les plus remarquables du Ier siècle. Il apparaît brièvement dans les Actes des Apôtres, mais sa réputation dépasse largement le cadre du Nouveau Testament. INF375
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Le sabbat
Le sabbat est un jour de repos et de sanctification dans la tradition juive, observé du vendredi soir au samedi soir. Commandement Biblique : Le sabbat est l'un des Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. INF089
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
La synagogue
Une synagogue est un lieu de culte, d'enseignement et de rassemblement pour les Juifs. Lieu de prière : La synagogue est utilisée pour la prière communautaire et individuelle. INF090
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://www.schilo.org/per078-les-pharisiens-envisagent-dassassiner-le-messie-jesus/, exportée le 26/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.