SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
INF361 Notes historiques

L'Église de Jérusalem privilégiait-elle l'évangélisation au détriment de l'édification des croyants ?

Cette question est très intéressante et, dans une certaine mesure, elle correspond à la réalité des premiers chapitres des Actes. Toutefois, il faut nuancer. Une…

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Publiée
19/06/2026
Mise à jour
19/06/2026

L'Église de Jérusalem privilégiait-elle l'évangélisation au détriment de l'édification des croyants ?

Cette question est très intéressante et, dans une certaine mesure, elle correspond à la réalité des premiers chapitres des Actes. Toutefois, il faut nuancer.

Une prédication tournée vers les non-convertis

Dans les premiers temps, les apôtres consacrent effectivement une grande partie de leur activité à l'annonce publique de l'Évangile. Pierre prêche aux foules à la Pentecôte (Actes des apôtres 2.14-40), puis au Temple après la guérison du boiteux (Actes des apôtres 3.12-26). Les apôtres enseignent quotidiennement dans le Temple et de maison en maison (Actes des apôtres 5.42). Leur objectif est alors de convaincre Israël que Jésus est le Messie promis.

Cette priorité est compréhensible : l'Église est encore peu nombreuse, les témoins oculaires de la résurrection sont présents et l'ordre de Jésus est d'être ses témoins (Actes des apôtres 1.8). Le christianisme est avant tout un mouvement missionnaire.

Mais les croyants ne sont pas négligés

Luc souligne pourtant dès le début :

« Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières » (Actes des apôtres 2.42).

Cette remarque montre que les nouveaux convertis recevaient un enseignement régulier. Luc ne nous en rapporte pratiquement pas le contenu, car son intérêt est principalement historique et missionnaire. Il raconte la progression de l'Évangile davantage qu'il ne décrit la vie interne des assemblées.

Un approfondissement doctrinal probablement important

Il est difficile d'imaginer que trois mille convertis (Actes des apôtres 2.41), puis plusieurs milliers d'autres (Actes des apôtres 4.4), aient été laissés sans instruction. Les Douze consacraient une partie importante de leur temps à l'enseignement (Actes des apôtres 6.2-4). Ils transmettaient certainement les paroles de Jésus, ses paraboles, les récits de sa vie, ainsi que l'interprétation des Écritures qu'il leur avait donnée (Luc 24.27, Luc 24.44-45).

Il est même possible que ce ministère d'enseignement ait constitué la base des traditions qui seront plus tard mises par écrit dans les Évangiles.

L'évolution ultérieure

Lorsque les Églises deviennent plus nombreuses et plus éloignées des apôtres, la nécessité d'un enseignement plus approfondi apparaît clairement. Les épîtres de Paul, de Pierre, de Jacques ou de Jean témoignent d'un effort constant pour affermir les croyants, corriger les erreurs et développer la doctrine chrétienne (Ephésiens 4.11-14 ; Colossiens 1.28 ; 2 Pierre 3.18).

Une autre explication

L'impression que les premiers chapitres des Actes sont essentiellement tournés vers les inconvertis provient aussi du projet même de Luc. Son livre n'est pas un manuel de catéchèse, mais le récit de l'expansion de l'Évangile. Il s'intéresse surtout aux événements extraordinaires, aux discours missionnaires et aux progrès de l'Église. Il laisse dans l'ombre une grande partie de la vie quotidienne des communautés chrétiennes.

Ainsi, d'un point de vue historique, il est probablement exagéré de dire que les premiers chrétiens privilégiaient l'évangélisation au détriment de l'approfondissement spirituel. Il serait plus juste de dire que Luc met principalement l'accent sur la mission extérieure, tandis qu'il ne fait qu'entrevoir l'importante œuvre d'édification intérieure accomplie par les apôtres. En réalité, les deux dimensions semblent avoir coexisté dès les origines de l'Église.

Lexique
La guérison du boiteux
La guérison du boiteux rapportée en Actes des apôtres 3.1-11 constitue le premier miracle accompli publiquement par les apôtres après la Pentecôte. Luc lui accorde une grande importance, car cet événement marque le début du ministère miraculeux de Pierre et de Jean et sert d'introduction au second grand discours de Pierre (Actes des apôtres 3.12-26). INF330
Parabole ou métaphore
Le nombre de parabole dans les Evangiles varie considérablement en fonction des différents chercheurs. Certaines sont définies directement dans le texte où nous trouvons que le Messie Jésus annonce une parabole. INF181
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf361-leglise-de-jerusalem-privilegiait-elle-levangelisation-au-detriment-de-ledification-des-croyants/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.