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INF352 Notes historiques

Ceux qui étaient avec lui

« Ceux qui étaient avec lui » (Actes 5.17) : interprétation L'expression grecque καὶ πάντες οἱ σὺν αὐτῷ (« et tous ceux qui étaient avec…

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2 min
Publiée
18/06/2026
Mise à jour
18/06/2026

Ceux qui étaient avec lui

« Ceux qui étaient avec lui » (Actes 5.17) : interprétation

L'expression grecque καὶ πάντες οἱ σὺν αὐτῷ (« et tous ceux qui étaient avec lui ») peut effectivement s'interpréter de plusieurs manières :

  1. Interprétation idéologique (partisans)

C'est l'interprétation la plus probable, et Luc lui-même semble la confirmer par l'apposition explicative :

« Le grand prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens (ἡ οὖσα αἵρεσις τῶν Σαδδουκαίων) »

Le terme αἵρεσις (hairesis) désigne ici une « école de pensée », un « parti », une « secte » au sens philosophique — un groupe partageant les mêmes convictions doctrinales. L'expression « ceux qui étaient avec lui » désignerait donc les membres du parti sadducéen en général, ceux qui partageaient l'idéologie du grand prêtre.

  1. Interprétation physique (présence lors d'une réunion)

On pourrait aussi envisager qu'il s'agissait d'une réunion restreinte de l'entourage immédiat du grand prêtre — ses proches collaborateurs, tous sadducéens — qui auraient décidé de l'arrestation avant de convoquer le Sanhédrin complet (mentionné plus tard au v. 21).

Cette lecture expliquerait pourquoi les Pharisiens comme Gamaliel n'interviennent qu'après, lors de la convocation officielle du Sanhédrin (v. 34).

  1. Les deux à la fois ?

Les deux lectures ne s'excluent pas. Luc pourrait vouloir dire :

  • Le grand prêtre a agi avec son cercle proche (physiquement présent)
  • Ce cercle était composé exclusivement de sadducéens (idéologiquement uni)

Cela soulignerait que l'initiative de l'arrestation était une décision de faction, prise par le clan sadducéen sans consulter l'ensemble du Sanhédrin — ce qui expliquerait la réaction modératrice de Gamaliel par la suite.

Conclusion

L'apposition « c'est-à-dire le parti des sadducéens » suggère que Luc met l'accent sur l'appartenance idéologique : ce sont les sadducéens en tant que groupe doctrinal qui s'opposent aux apôtres. Mais le contexte narratif (une décision d'arrestation suivie d'une convocation du Sanhédrin) laisse aussi entendre qu'il s'agissait probablement d'un cercle restreint agissant de sa propre initiative, avant d'impliquer l'assemblée officielle.

Lexique
Gamaliel
Gamaliel est l'une des personnalités juives les plus remarquables du Ier siècle. Il apparaît brièvement dans les Actes des Apôtres, mais sa réputation dépasse largement le cadre du Nouveau Testament. INF375
Le parti des sadducéens
Le texte d'Actes 5.17 mentionne que « le grand prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie ». Origine du nom : Probablement dérivé de Tsadoq (Sadoc), le grand prêtre sous David et Salomon, dont les descendants formaient l'aristocratie sacerdotale. INF349
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Sadducéens
Les Sadducéens étaient un groupe aristocratique et sacerdotal du judaïsme antique (200 av. J.-C. – 70 ap. J.-C.), contrôlant le Temple de Jérusalem et le Sanhédrin. Ils acceptaient uniquement le Pentateuque, niaient la résurrection des morts et l'existence des anges. Présents quinze fois dans le Nouveau Testament, ils jouèrent un rôle clé dans la condamnation de Jésus, notamment à travers Caïphe et Anne. Leur disparition coïncide avec la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF001
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf352-ceux-qui-etaient-avec-lui/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.