SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
INF004 Notes historiques

Les romains

En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. Le judaïsme grâce à Jule César devient en l’an…

En bref

Cet article retrace la domination romaine sur Israël de 63 av. J.-C. à 135 apr. J.-C. Il présente les figures clés du pouvoir au temps du ministère de Jésus : Ponce Pilate, Hérode Antipas et Caïphe. Il évoque la destruction du Temple en 70 et la transformation de Jérusalem en Aelia Capitolina sous Hadrien, offrant un contexte historique essentiel pour comprendre les Évangiles.

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Livres cités
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Niveau
Simple
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Débutant
Publiée
20/08/2023
Mise à jour
13/02/2025
Personnages

Pompée · Jules César · Auguste · Hérode le Grand · Ponce Pilate · Hérode Antipas · Caïphe · Titus · Hadrien · Jésus le Messie

Lieux

Israël · Jérusalem · Judée · Samarie · Idumée · Galilée · Pérée · Massada · Aelia Capitolina

Périodes

63 av. J.-C. · 45 av. J.-C. · 40 av. J.-C. · an 6 apr. J.-C. · an 66-70 apr. J.-C. · an 73 apr. J.-C. · an 130-135 apr. J.-C.

Mots-clés

Romains · Israël · Ponce Pilate · Hérode Antipas · Temple de Jérusalem · Judée · domination romaine · histoire biblique

Notions

domination romaine en Israël · tétrachie · procurateurs romains · religion légale · insurrection juive · destruction du Temple · contextualisation historique des Évangiles

Références bibliques

Luc 23.12

Résumé

Cet article intitulé 'INF004-Les romains' présente une synthèse historique de la présence et de l'influence romaine sur le territoire d'Israël, depuis la conquête de Pompée en 63 av. J.-C. jusqu'aux dernières révoltes juives culminant en 135 apr. J.-C. Il s'inscrit dans une démarche de contextualisation historique essentielle pour comprendre le cadre politique et social dans lequel s'est déroulé le ministère du Messie Jésus. Le récit débute avec l'invasion de la Judée par le général romain Pompée en l'an 63 av. J.-C., qui marque le début de la domination romaine sur Israël. Cette période est fondamentale car elle établit le cadre politique dans lequel le peuple juif va vivre pendant plusieurs siècles. Peu après, en 45 av. J.-C., Jules César accorde au judaïsme le statut de religion légale, ce qui représente une reconnaissance officielle importante pour la communauté juive au sein de l'Empire romain. En 40 av. J.-C., l'empereur Auguste met fin à la dynastie hasmonéenne, cette lignée de souverains juifs qui avaient gouverné la Judée depuis la révolte des Maccabées. Il nomme à leur place Hérode le Grand, un Iduméen d'origine, donc étranger à toute lignée royale juive authentique, comme roi des Juifs. Cette décision illustre parfaitement la politique romaine d'instrumentalisation de dirigeants locaux acquis à leurs intérêts pour maintenir l'ordre dans les provinces conquises. Après la mort d'Hérode le Grand, en l'an 6 apr. J.-C., Rome transforme la Judée, la Samarie et l'Idumée (correspondant à l'Édom biblique) en provinces romaines directement administrées par des procurateurs romains. Les fils d'Hérode sont quant à eux promus tétrarques, une fonction leur permettant de gouverner diverses régions sous la supervision étroite de ces représentants de l'autorité impériale. C'est dans ce contexte politique complexe que s'inscrit le ministère du Messie Jésus. L'article souligne que trois hommes se partagent alors le pouvoir sur le territoire d'Israël : Ponce Pilate, le préfet romain disposant de tous les pouvoirs, notamment en Judée ; Hérode Antipas, tétrarque régnant sur la Galilée et la Pérée ; et Caïphe, le Souverain Sacrificateur, responsable des affaires religieuses. La rivalité entre Ponce Pilate et Hérode Antipas, mentionnée dans l'Évangile de Luc (23.12), trouve ici son éclairage historique : deux hommes que tout oppose, mais que le procès du Messie Jésus va un temps réunir. L'article aborde ensuite les conséquences dramatiques de la résistance juive contre l'occupant romain. Quarante ans après la crucifixion du Messie Jésus, une insurrection éclate en 66 apr. J.-C. Elle sera finalement matée par Titus, qui détruit le Temple de Jérusalem en l'an 70, accomplissant ainsi la prophétie de Jésus concernant la destruction du Temple. La résistance se poursuit jusqu'à la chute de Massada le 2 mai 73 apr. J.-C., épisode emblématique de la résistance juive face à Rome. D'autres révoltes se succèdent jusqu'en 135 apr. J.-C. En 130, l'empereur Hadrien opère une transformation radicale en créant une nouvelle colonie romaine sur le site de Jérusalem, rebaptisée Aelia Capitolina, effaçant symboliquement l'identité juive de la ville sainte. Cet article constitue une note historique précieuse et synthétique qui permet au lecteur de saisir le contexte géopolitique dans lequel s'est accomplie l'histoire du salut telle que racontée dans le Nouveau Testament. En comprenant la structure du pouvoir romain en Judée, le lecteur peut mieux appréhender les enjeux politiques et religieux qui ont entouré la vie, le procès et la condamnation du Messie Jésus. Il s'agit d'un article introductif, accessible à un large public, qui pose des jalons chronologiques et politiques indispensables pour toute étude sérieuse des Évangiles et des débuts du christianisme.

Les romains

En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. Le judaïsme grâce à Jule César devient en l’an -45 av. J.-C. une religion légale.

Cinq ans plus tard, en -40 av. J.-C. L’empereur Auguste met un terme à la dynastie hasmonéenne et nomme Hérode le Grand, un Iduméen, donc, pas de lignée royale, roi des Juifs.

Quelques années, après la mort d’Hérode le Grand, en l’an 6, Rome change le statut de la Judée ainsi que de la Samarie et de l’Idumée (l’Edom biblique) pour le transformer en provinces romaines placées sous la responsabilité de procurateurs romains.

Les fils du monarque Hérode seront promus par l’autorité romaine, tétrarques, et gouverneront ces différentes provinces sous l’égide de ces procurateurs.
Nous sommes par conséquent, pendant le ministère du Messie Jésus avec un préfet, Ponce Pilate et un tétrarque, Hérode Antipas qui se partagent le pouvoir. Les deux hommes se haïssent jusqu’au jour de la condamnation du Messie Jésus (Luc 23.12).

Quarante ans après la crucifixion du Messie Jésus, l’insurrection des Juifs, commencée en 66, est jugulée, Titus détruit le temple de Jérusalem en l’an 70 et tout se termine avec la chute de Massada le 2 mai 73.

D’autres révoltes suivront jusqu’en 135.

En 130, l’empereur Hadrien change de nouveau le statut du pays d’Israël, en créant une nouvelle colonie romaine, le nom de Jérusalem est remplacé par Aelia Capitolina.

Le Messie Jésus exercera son ministère dans un territoire occupé par les Romains, avec un gouverneur désigné par Rome.

Trois hommes se partagent donc à ce moment de l’histoire, la direction du pays d’Israël :

Ponce Pilate, le préfet romain, il détient tous les pouvoirs en particulier sur la Judée.

Hérode Antipas, règne sur la Galilée et la Pérée.

Le Souverain Sacrificateur, Caïphe, responsable des problèmes religieux.

Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf004-les-romains/, exportée le 26/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.