SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
INF002 Notes historiques

Les pharisiens

Les Pharisiens étaient un groupe religieux et social important dans le judaïsme antique, particulièrement pendant la période du Second Temple. Voici quelques points clés à…

En bref

Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C.

Lecture
4 min
Références
2
Livres cités
1
Niveau
Simple
Public
Débutant
Publiée
26/09/2023
Mise à jour
13/02/2025
Personnages

Nicodème · Joseph d'Arimathée · Jésus · Paul de Tarse · Maccabées

Lieux

Israël · Jérusalem · Temple de Jérusalem

Périodes

Période du Second Temple · 165-160 av. J.-C. · 70 ap. J.-C. · 200 ap. J.-C. · Époque du Nouveau Testament

Mots-clés

Pharisiens · judaïsme antique · Second Temple · Torah orale · résurrection · Sanhédrin · judaïsme rabbinique · Maccabées · Hasidéens · Loi de Moïse

Notions

Torah orale · Torah écrite · judaïsme rabbinique · résurrection des morts · loi mosaïque · tradition orale · Mishna · hypocrisie religieuse · Sanhédrin · hellénisme

Références bibliques

Matthieu 23.13-29 · Matthieu 23.23 · Jean 3.1-21 · Actes 23.6 · Philippiens 3.5

Résumé

Les Pharisiens constituent l'un des groupes religieux et sociaux les plus importants du judaïsme antique, notamment durant la période du Second Temple. Leur émergence remonte à la suite de la révolte des Maccabées, vers 165-160 avant Jésus-Christ, et ils sont souvent considérés comme les héritiers spirituels des Hasidéens, un mouvement piétiste juif attaché à la stricte observance de la Loi. Leur influence s'est exercée jusqu'à la destruction du Second Temple en 70 après Jésus-Christ, événement qui marque un tournant décisif dans l'histoire du judaïsme. Sur le plan théologique, les Pharisiens se distinguaient nettement des Sadducéens par leur adhésion à une double source d'autorité religieuse : la Torah écrite (le Pentateuque) et la Torah orale, c'est-à-dire un ensemble de traditions et d'interprétations transmises de génération en génération. Cette loi orale leur permettait d'adapter les prescriptions mosaïques aux réalités contemporaines, mais conduisait parfois à des glissements doctrinaux que Jésus condamnera explicitement. Les Pharisiens croyaient également en la résurrection des morts et en l'immortalité de l'âme, points sur lesquels ils s'opposaient frontalement aux Sadducéens. D'un point de vue sociologique, les Pharisiens étaient proches du peuple. Contrairement aux Sadducéens, étroitement liés aux classes sacerdotales et à l'aristocratie collaborant avec Rome, les Pharisiens résistaient aux compromis avec l'occupant romain et refusaient l'influence de l'hellénisme. Ils ne contrôlaient pas les postes de haute responsabilité politique, réservés aux Sadducéens favorables à Rome, mais ils exerçaient une autorité morale et religieuse considérable sur la population. Au sein du Sanhédrin, ils formaient néanmoins le groupe le plus nombreux et le plus influent. Leur héritage est fondamental pour comprendre le judaïsme postérieur. Après la destruction du Temple, leurs enseignements ont été compilés et structurés dans la Mishna, vers 200 après Jésus-Christ, ouvrage qui constitue la pierre angulaire du judaïsme rabbinique. En ce sens, le judaïsme moderne est en grande partie l'héritier direct de la pensée pharisienne. Dans le Nouveau Testament, les Pharisiens sont mentionnés à cent trois reprises : quatre-vingt-treize fois dans les Évangiles, neuf fois dans les Actes des Apôtres et une fois dans l'épître aux Philippiens. Leurs relations avec Jésus sont caractérisées par une tension persistante et des conflits répétés. Jésus les interpelle à plusieurs reprises avec une grande sévérité, utilisant des expressions comme « malheur à vous » et « hypocrites », notamment dans le chapitre 23 de l'Évangile selon Matthieu, où il dénonce leurs pratiques et leur tendance à imposer au peuple des charges que la Loi de Moïse n'exigeait pas. Il leur reproche en particulier de mettre en avant les détails minutieux de la Loi tout en négligeant ses exigences fondamentales comme la justice, la miséricorde et la fidélité (Matthieu 23,23). Néanmoins, tous les Pharisiens ne s'opposaient pas à Jésus. Deux figures notables issues de ce groupe, Nicodème et Joseph d'Arimathée, se sont montrés ouverts à l'enseignement du Christ et ont finalement adhéré au christianisme. Nicodème est celui qui vient trouver Jésus de nuit pour l'interroger sur la naissance de l'Esprit (Jean 3), tandis que Joseph d'Arimathée est celui qui réclame le corps de Jésus pour lui offrir une sépulture digne. Ces exemples montrent que l'appartenance au groupe pharisien n'excluait pas une authentique ouverture spirituelle. L'apôtre Paul lui-même se réclamait de la tradition pharisienne avant sa conversion, se décrivant comme « Pharisien, fils de Pharisien » (Actes 23,6), ce qui témoigne du prestige et de l'enracinement de ce mouvement dans la société juive de l'époque. En conclusion, les Pharisiens représentent un groupe complexe, souvent réduit à une image négative dans la lecture superficielle des Évangiles, mais dont la contribution à l'histoire religieuse juive est considérable. Leur attachement à la Loi, leur foi en la résurrection, leur proximité avec le peuple et leur rôle dans la transmission des traditions orales en font des acteurs incontournables pour comprendre le contexte dans lequel Jésus a exercé son ministère et dans lequel les premières communautés chrétiennes ont émergé.

Les pharisiens

Les Pharisiens étaient un groupe religieux et social important dans le judaïsme antique, particulièrement pendant la période du Second Temple. Voici quelques points clés à leur sujet :

Origines et Histoire

Origines : Les Pharisiens ont émergé comme un groupe distinct après la révolte des Maccabées, vers 165-160 av. J.-C. Ils étaient souvent considérés comme les descendants spirituels des Hasidéens.

Période : Ils ont prospéré jusqu'à la destruction du Second Temple en 70 ap. J.-C. Après cette date, leurs enseignements ont formé la base de ce qui est devenu le judaïsme rabbinique.

Croyances et Pratiques

Textes Sacrés : Contrairement aux Sadducéens, qui se concentraient uniquement sur la loi écrite (le Pentateuque), les Pharisiens croyaient en une loi écrite et une loi orale (la Torah orale).
Résurrection : Les Pharisiens croyaient en la résurrection des morts et en l'immortalité de l'âme.
Rites et Lois : Ils insistaient sur l'importance des traditions orales et des interprétations adaptées aux circonstances contemporaines.
Influence et Héritage
Influence : Les Pharisiens ont eu une grande influence sur la liturgie et la pratique religieuse juive. Leurs enseignements ont été incorporés dans la Mishna, une compilation de la tradition orale juive, vers 200 ap. J.-C.
Héritage : Après la destruction du Second Temple, les enseignements des Pharisiens ont formé la base du judaïsme rabbinique, qui continue d'influencer le judaïsme moderne.

Les Pharisiens sont souvent mentionnés dans le Nouveau Testament, notamment dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, où ils sont souvent en conflit avec Jésus et les autres figures religieuses de l'époque.

Les Pharisiens dans la Bible

Ils constituent le groupe le plus représentatif du judaïsme. Ses membres, originaires du peuple, s’opposent aux compromis, avec l’envahisseur Romain, mais aussi avec l’hellénisme. Nous les voyons plus proches de la population que les sadducéens.
Ils sont cités à cent trois reprises dans le Nouveau Testament, quatre vint treize fois dans les Évangiles, neuf fois dans les Actes des apôtres et une fois dans l’épître aux Philippiens.
Leurs rapports avec le Messie Jésus apparaissent fréquemment tendus, conflictuels. Il les reprendra à certains moments avec des termes violents, comme, « malheur à vous », « hypocrites » ce qui démontre bien cette opposition. Ils n’ont pas accès aux postes de hautes responsabilités, contrôlés par les Romains, et donc réservés aux sadducéens sympathisants, mais forment le groupe le plus important du Sanhédrin.
Ils se considèrent comme les grands défenseurs de la loi de Moïse qu’ils commentent. Leur interprétation devient la règle à suivre pour le peuple. Le Messie Jésus condamnera ces dérives à diverses occasions (Matthieu 23.13-29).
Ils sont souvent en désaccord avec leurs collègues sadducéens sur des points de doctrine tels que la vie éternelle ou les anges. Ils ont ajouté à la Loi écrite de Moïse, des principes oraux, qui leur permettent de contourner ses prescriptions. Jésus ne manquera pas de le signaler (Matthieu 23.23).
Nicodème et Joseph d’Arimathée appartenaient à ce groupe politico-religieux ce qui ne les a pas empêchés de se convertir au christianisme.

Lexique
Les Hasidéens
Les Hasidéens (ou Hassidim) étaient un groupe de Juifs pieux et dévoués qui ont joué un rôle important pendant la révolte des Maccabées. Origines : Le terme "Hasidéens" signifie "intègres" ou "pieux" en hébreu. INF083
Le Pentateuque
Le Pentateuque, composé des cinq premiers livres bibliques, est essentiel pour les traditions juives et chrétiennes. Il raconte la création, la libération des Hébreux avec Moïse, et contient lois et récits fondateurs. INF032
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. INF004
Sadducéens
Les Sadducéens étaient un groupe aristocratique et sacerdotal du judaïsme antique (200 av. J.-C. – 70 ap. J.-C.), contrôlant le Temple de Jérusalem et le Sanhédrin. Ils acceptaient uniquement le Pentateuque, niaient la résurrection des morts et l'existence des anges. Présents quinze fois dans le Nouveau Testament, ils jouèrent un rôle clé dans la condamnation de Jésus, notamment à travers Caïphe et Anne. Leur disparition coïncide avec la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF001
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
La Torah
La Torah, texte sacré du judaïsme, se compose des cinq premiers livres de la Bible hébraïque et est essentielle à la foi et à la morale juives. Elle est lue régulièrement en synagogue et a généré une riche tradition littéraire rabbinique. INF031
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf002-les-pharisiens/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.