La Bible n'aborde pas explicitement la théorie du genre, car ce concept moderne n'existait pas à l'époque où les textes bibliques ont été écrits.
La théorie du genre, ou théorie de la sexualité, remonte aux travaux de Sigmund Freud au début du 20e siècle. Freud a exploré les concepts de l'identité de genre et de la sexualité dans ses œuvres, notamment dans "Trois essais sur la théorie sexuelle" (1905) et "L'homme aux loups" (1913). La théorie du genre a évolué et s'est enrichie au fil des décennies avec des contributions de nombreux chercheurs et penseurs, notamment dans les domaines de la psychanalyse, de la sociologie, et des études de genre
Cependant, la Bible contient de nombreuses références aux rôles et identités de genre, souvent enracinées dans les contextes culturels et historiques de l'époque.
Références Bibliques sur le Genre
1. Création de l'Homme et de la Femme :
Ce verset de la Bible affirme clairement que Dieu a créé deux sexes distincts : homme et femme. Selon l'enseignement biblique, la question de l'identité de genre ne se pose pas, puisque l'être humain naît homme ou femme.
Cette compréhension a été largement acceptée au cours des siècles comme une évidence de bon sens.
2. Rôles Traditionnels de Genre :
Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il les créa homme et femme.
(Traduction Louis Segond S21)
22 Femmes, [soumettez-vous] à votre mari comme au Seigneur,
23 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Eglise qui est son corps et dont il est le Sauveur.
24 Mais tout comme l’Eglise se soumet à Christ, que les femmes aussi se soumettent en tout à leur mari.
25 Maris, aimez votre femme comme Christ a aimé l’Eglise. Il s’est donné lui-même pour elle
26 afin de la conduire à la sainteté après l’avoir purifiée et lavée par l’eau de la parole,
2 7pour faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irréprochable.
28 C’est ainsi que les maris doivent aimer leur femme comme leur propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même.
29 En effet, jamais personne n’a détesté son propre corps. Au contraire, il le nourrit et en prend soin, tout comme le Seigneur le fait pour l’Eglise
30 parce que nous sommes les membres de son corps, [formés de sa chair et de ses os].
31 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, s’attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’un.
32 Ce mystère est grand, et je dis cela par rapport à Christ et à l’Eglise.
33 Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même et que la femme respecte son mari.
(Traduction Louis Segond S21)
Beaucoup de personnes considèrent certains passages de la Bible comme rabaissant pour les femmes, notamment comme ici, lorsque l'apôtre Paul semble placer l'homme comme chef de la femme. Cependant, il est précisé que l'homme doit, et a donc l'obligation, d'aimer sa femme jusqu'au sacrifice. En revanche, il n'est pas explicitement demandé à la femme d'aimer son mari.
Cependant nous comprenons qu’une femme aimée par son mari de la manière décrite par l’apôtre Paul ne pourra pas s’empêcher d’aimer un tel homme. Et si des femmes n’aiment pas leur mari nous pouvons nous interroger sur l’amour que celui-ci lui porte.
18 Femmes, soumettez-vous à votre mari comme il convient dans le Seigneur.
19 Maris, aimez votre femme et ne vous aigrissez pas contre elle.
(Traduction Louis Segond S21)
10 Qui trouvera une femme de valeur ? Elle vaut bien plus que des perles.
11Le cœur de son mari a confiance en elle, et c’est tout bénéfice pour lui.
12 Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
13 Elle se procure de la laine et du lin et travaille d’une main joyeuse.
14 Pareille à un navire marchand, elle rapporte ses provisions de loin.
15 Elle se lève alors qu’il fait encore nuit, et elle donne la nourriture à sa famille et ses ordres à ses servantes.
1 6 Elle pense à un champ, et elle l’achète. Avec le fruit de son travail elle plante une vigne.
1 7 Avec la force en guise de ceinture, elle affermit ses bras.
18 Elle constate que ce qu’elle gagne est bon. Sa lampe ne s’éteint pas pendant la nuit :
19 elle file elle-même la laine, elle tisse elle-même les habits.
20 Elle ouvre ses bras au malheureux, elle tend la main au pauvre.
21 Elle ne redoute pas la neige pour sa famille, car chacun y est habillé de cramoisi.
22 Elle se fait des couvertures, elle a des habits en fin lin et en pourpre.
23 Son mari est reconnu aux portes de la ville, lorsqu’il siège avec les anciens du pays.
24 Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
25 La force et l’honneur, voilà ce qui l’habille. Elle rit en pensant à l’avenir.
26 Elle ouvre la bouche avec sagesse et un enseignement plein de bonté est sur sa langue.
27 Elle veille à la bonne marche de sa maison, elle ne mange pas le pain de la paresse.
28 Ses fils se lèvent et la disent heureuse, son mari aussi, et il chante ses louanges :
29 « Bien des femmes font preuve de valeur, mais toi, tu leur es à toutes supérieure. »
30 La grâce est trompeuse et la beauté est illusoire ; c’est de la femme qui craint l’Eternel qu’on chantera les louanges.
31 Donnez-lui du fruit de son travail et qu’aux portes de la ville ses œuvres fassent son éloge !
(Traduction Louis Segond S21)
Proverbes 31.10-31 : Décrit la femme vertueuse en termes de ses rôles domestiques et de ses vertus familiales.
Il est clairement indiqué dans la Bible que les positions concernant le genre, telles qu'elles sont décrites par Moïse dans le livre de la Genèse, sont exclusivement binaires.
Les textes bibliques établissent les concepts d'homme et de femme, ainsi que de père et de mère. Ce sujet fera l'objet d'une analyse plus approfondie ultérieurement.
Actuellement, des débats existent au sein de diverses communautés religieuses. Ces discussions ne portent pas sur l'interprétation de ces versets, mais plutôt sur la manière d'accueillir fraternellement les personnes non binaires ou transgenres.