Le constat des femmes chez Marc, Luc et Jean
Marc, Luc et Jean décrivent principalement ce que les femmes constatèrent lorsqu’elles arrivèrent au tombeau :
- la pierre était déjà déplacée ;
- le tombeau était ouvert ;
- le corps de Jésus n’y était plus.
Aucun de ces auteurs ne cherche à détailler le moment précis où la pierre fut roulée. Leur objectif principal est de mettre en évidence la découverte du tombeau vide et l’annonce de la résurrection (Marc 16.6) ; (Luc 24.6) ; (Jean 20.8).
Le silence de ces récits concernant l’action de l’ange ne constitue donc pas une négation de cet événement. Un auteur ancien pouvait parfaitement résumer une scène sans rapporter tous les détails déjà connus ou jugés secondaires.
Le récit de Matthieu
Matthieu fournit davantage d’informations sur les événements surnaturels entourant la résurrection :
« Il y eut un grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus » (Matthieu 28.2).
Le texte précise également que les gardes furent terrifiés :
« Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts » (Matthieu 28.4).
Cependant, Matthieu ne déclare pas explicitement que les femmes ont vu l’ange rouler la pierre au moment exact où cela se produisait. Le texte indique seulement qu’elles arrivèrent près du tombeau au moment de ces événements ou peu après.
Cette nuance est importante. Le récit peut être compris de deux manières parfaitement compatibles avec les autres Évangiles :
- les femmes assistèrent directement à une partie de la scène ;
- elles arrivèrent immédiatement après le tremblement de terre et constatèrent le tombeau déjà ouvert.
Dans les deux cas, aucune contradiction n’apparaît avec Marc, Luc ou Jean, qui se limitent à décrire leur découverte du tombeau ouvert.
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