SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
CTD022 Les contradictions Parcours · Les contradictionsThème · Arrestation de JésusThème · Les ÉvangilesSérie · Les contradictions

Le baiser de Judas ?

Les synoptiques rapportent explicitement que Judas a embrassé Jésus pour le désigner aux autorités, tandis que Jean omet simplement ce détail pour souligner l’initiative souveraine de Jésus dans son arrestation. Ces récits ne se contredisent pas : ils sélectionnent des éléments différents d’une même scène et se complètent.

En bref

L'article discute des différences narratives sur Judas embrassant Jésus entre les Évangiles. Matthieu, Marc et Luc relatent l'événement explicitement, tandis que Jean l'omet, offrant une autre perspective. Cette divergence est vue comme complémentaire, enrichissant la compréhension de l'arrestation de Jésus.

Lecture
9 min
Références
11
Livres cités
4
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
03/08/2024
Mise à jour
03/05/2026
Personnages

Jésus · Judas Iscariote · Pierre

Périodes

Derniers jours de Jésus

Mots-clés

baiser · Judas · Jésus · Évangiles · arrestation

Notions

contradiction apparente · sélection narrative

Références bibliques

Matthieu 26.48-50 · Jean 18.3-12 · Marc 14.44-45 · Luc 22.47-48

Résumé

L'article "Le baiser de Judas ?" explore la question de la prétendue contradiction entre les Évangiles concernant Judas Iscariote et son baiser à Jésus le soir de l'arrestation de ce dernier. Dans Matthieu 26.48-50, Marc 14.44-45 et Luc 22.47-48, le geste de Judas est décrit comme un signe convenu pour désigner Jésus aux autorités, ce qui mène à son arrestation. Cependant, Jean 18.3-12 ne mentionne pas cet acte. L'article argumente que cette omission dans l'Évangile selon Jean n'est pas une contradiction mais plutôt un choix narratif visant à souligner d'autres aspects théologiques, comme l'autorité et la maîtrise de Jésus sur les événements. En opposant les récits synoptiques et johanniques, l'auteur explique que ces récits évangéliques sont complémentaires, offrant ensemble une représentation plus complète et nuancée de l'arrestation de Jésus.

Pour plus d'informations

Introduction

Voici la vingt-et-unième question ou contradiction présentée sur le site www.islamland.com, référencée sous le numéro 47 (Citation adaptée pour des raisons de clarté).

Judas a-t-il embrassé Jésus ?

1) : Oui. (Matthieu 26.48-50).

2) : Non. Judas ne pouvait pas s’approcher suffisamment de Jésus pour l’embrasser (Jean 18.3-12).

Notre réponse :

Regardons les textes en question.

La question de savoir si Judas a embrassé Jésus lors de son arrestation repose sur une divergence apparente entre les récits évangéliques : les Évangiles synoptiques rapportent explicitement ce geste (Matthieu 26.48-50 ; Marc 14.44-45 ; Luc 22.47-48), tandis que l’Évangile selon Jean ne le mentionne pas (Jean 18.3-12). Une analyse attentive montre toutefois qu’il ne s’agit pas d’une contradiction, mais d’une différence de sélection narrative.

Les Évangiles synoptiques décrivent le baiser comme le signe convenu entre Judas et les autorités pour identifier Jésus dans l’obscurité. Ce geste joue un rôle central dans leur narration, puisqu’il constitue l’élément déclencheur de l’arrestation. Luc souligne même la dimension dramatique de l’événement en rapportant la parole de Jésus : « Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme ? » (Luc 22.48).

En revanche, l’Évangile selon Jean adopte une autre perspective. Il met l’accent sur l’initiative de Jésus, qui s’avance volontairement vers la troupe venue l’arrêter (Jean 18.4-5). Ce choix narratif vise à souligner la maîtrise de Jésus sur les événements et l’aspect volontaire de son arrestation. L’absence de mention du baiser ne signifie pas qu’il n’a pas eu lieu, mais qu’il n’est pas retenu comme élément significatif dans cette présentation.

Ces deux approches sont complémentaires. Le récit johannique peut être compris comme s’inscrivant dans la même séquence que celle des synoptiques : Jésus s’avance, les disciples sont saisis par la confusion (Jean 18.6 ; cf. Matthieu 26.56), et Judas peut alors accomplir le signe convenu. L’intervention de Pierre, qui frappe le serviteur du grand prêtre (Jean 18.10), confirme le climat de tension et de désordre dans lequel se déroule la scène.

Par ailleurs, la méthode rédactionnelle de Jean se distingue par une sélection volontaire des éléments, souvent en complément des traditions déjà connues. Son objectif n’est pas de répéter exhaustivement les faits, mais de mettre en lumière des aspects théologiques spécifiques, ici l’autorité souveraine de Jésus face à ses adversaires.

En conclusion, Judas a bien embrassé Jésus, comme le rapportent explicitement les Évangiles synoptiques. Le silence de Jean sur ce point ne constitue pas une négation, mais un choix narratif orienté vers une autre dimension de l’événement. Les récits évangéliques, loin de se contredire, se complètent pour offrir une compréhension plus riche et cohérente de la scène.

Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/ctd022-le-baiser-de-judas/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.