SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
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Les temps de déplacement

Aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques, voyager aux extrémités de notre monde est devenu relativement aisé...

En bref

Cette annexe étudie les moyens et durées de déplacement au premier siècle. À l'époque de Jésus, on voyageait principalement à pied, en caravane ou par bateau. Le voyage de Marie et Joseph de Nazareth à Bethléem (142 km) aurait duré environ sept à huit jours, en raison de la grossesse de Marie et du respect du Sabbat. Une remorque tirée par un âne aurait réduit la fatigue sans diminuer significativement la durée du trajet.

Lecture
8 min
Références
4
Livres cités
3
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
02/04/2025
Mise à jour
04/03/2026
Personnages

Jésus · Marie · Joseph · Paul · Esdras · Hérode le Grand

Lieux

Nazareth · Bethléem · Jérusalem · Samarie · Galilée · Babylone · Jourdain · Égypte

Périodes

Premier siècle · Époque du Second Temple · Ve siècle avant J.-C.

Mots-clés

déplacement · voyage · premier siècle · Nazareth · Bethléem · Marie · Joseph · âne · caravane · bateau (+ 2, voir l'index)

Notions

moyens de transport antiques · sédentarité au premier siècle · durée des voyages bibliques · itinéraire Nazareth-Bethléem · respect du Sabbat · pèlerinage juif · contexte historique de la Nativité

Références bibliques

Actes 16.11 · Actes 27.21-44 · Esdras 7.8-9 · Marc 13.1

Résumé

L'annexe ANN042 intitulée 'Les temps de déplacement' est une étude contextuelle qui explore les conditions et les moyens de déplacement à l'époque du Messie Jésus, au premier siècle de notre ère. L'auteur part d'un constat contemporain : si aujourd'hui les voyages à travers le monde sont devenus accessibles grâce aux avancées technologiques, il n'en était rien au temps de Jésus. Cette mise en perspective permet de mieux comprendre les récits évangéliques impliquant des déplacements, notamment ceux de Marie et Joseph. Dans une première partie, l'article décrit les principaux moyens de transport utilisés au premier siècle. La marche à pied constituait le mode de déplacement le plus courant pour la grande majorité de la population. Cette réalité favorisait naturellement la sédentarité : les individus naissaient, vivaient et mouraient dans leur région d'origine. Pour les trajets plus longs, on faisait appel aux chameaux et dromadaires, notamment dans le cadre des caravanes marchandes qui sillonnaient régulièrement le Proche-Orient. Des chariots tirés par des ânes ou des bœufs étaient également employés pour le transport de marchandises. Enfin, les bateaux jouaient un rôle important dans les échanges économiques et le transport de personnes. L'auteur s'appuie sur les voyages maritimes de l'apôtre Paul, mentionnés en Actes 16.11 et dans le célèbre récit du naufrage en Actes 27.21-44, pour illustrer l'importance du transport maritime dans le monde méditerranéen du premier siècle. La deuxième partie de l'étude se concentre sur les durées effectives de ces voyages anciens. L'auteur cite l'exemple d'Esdras (Esdras 7.8-9) qui parcourut environ 1100 km entre Babylone et Jérusalem en quatre mois, en l'an -458. Il souligne que les techniques de transport n'ayant pas significativement évolué durant les cinq siècles suivants, cet exemple reste pertinent pour évaluer les temps de voyage à l'époque de Jésus. L'article précise également que les voyages étaient peu fréquents et motivés par des raisons bien précises : les fêtes religieuses au Temple de Jérusalem, les obligations civiques comme le recensement, ou encore les échanges commerciaux. Le tourisme tel que nous le connaissons aujourd'hui n'existait pas, même si les Juifs profitaient des pèlerinages pour admirer les grandes constructions d'Hérode le Grand, notamment le Temple décrit en Marc 13.1. Un point géographique et culturel important est soulevé concernant les itinéraires entre la Galilée et Jérusalem. Le chemin le plus direct passait par la Samarie, mais les Juifs l'évitaient généralement en raison des tensions historiques avec les Samaritains, qui n'hésitaient pas à agresser les pèlerins juifs traversant leur territoire. Ils préféraient donc un itinéraire plus long longeant la vallée du Jourdain. L'auteur applique ensuite ces données au voyage de Marie et Joseph de Nazareth à Bethléem. La distance estimée de ce trajet, en empruntant la route du Jourdain, est d'environ 142 km. En se basant sur la vitesse de marche des légions romaines (entre 15 et 25 km par jour), ce voyage aurait duré approximativement huit jours, compte tenu de l'état de grossesse avancée de Marie. Le couple aurait probablement dormi à la belle étoile en raison de leurs ressources financières limitées. L'auteur envisage également la possibilité que Joseph, charpentier de métier, ait construit une remorque en bois tirée par un âne. Avec une vitesse de 3 à 6 km/h sur un maximum de 6 heures par jour, cette option n'aurait pas drastiquement réduit la durée du voyage en raison des chemins de mauvaise qualité et de la charge à tirer, mais aurait permis de ménager Marie. En tenant compte du respect du Sabbat, durant lequel les déplacements étaient interdits, la solution la plus réaliste serait un voyage de sept jours avec remorque. Dans des conditions normales, sans la contrainte de la grossesse, cette même distance aurait pu être couverte en cinq jours avec des étapes bien définies. Cette annexe constitue un complément précieux aux études sur la Nativité, offrant un éclairage historique et pratique sur les conditions réelles des voyages bibliques. Elle invite le lecteur à replacer les récits évangéliques dans leur contexte géographique, culturel et physique, permettant une meilleure compréhension et appréciation de ces événements fondateurs de la foi chrétienne.

Pour plus d'informations

Introduction

Aujourd’hui, grâce aux avancées technologiques, voyager aux extrémités de notre monde est devenu relativement aisé, les contraintes se limitant principalement à des considérations financières. Certains dirigeants de grandes entreprises envisagent même des voyages vers Mars !

L’homme a ainsi acquis la capacité de se déplacer n’importe où sur Terre, dans l’espace, et sous les océans. Cette facilité de déplacement, que nous considérons aujourd’hui comme normale, contrastait fortement avec la situation au temps de Jésus.

Dans cette courte étude, nous analyserons les moyens de déplacement et leurs durées au temps du Messie Jésus.

I. Les moyens de déplacement au premier siècle

À l’époque du Messie Jésus, les gens se déplaçaient principalement à pied. Cette limitation dans les moyens de déplacement favorisait la sédentarisation de la population. En général, les individus naissaient, grandissaient, se mariaient, travaillaient et mouraient dans le même village ou la même région.

Pour les longs trajets, on utilisait des chameaux ou des dromadaires. Des caravanes parcouraient régulièrement la région pour transporter des denrées. Des chariots de toutes sortes, tirés par des ânes ou des bœufs, étaient également utilisés pour le transport de marchandises.

Les bateaux jouaient aussi un rôle crucial dans les échanges économiques et le transport de personnes. L’apôtre Paul, par exemple, mentionne dans les Actes des apôtres 16.11 ses voyages par mer. Ces navires transportaient diverses cargaisons et embarquaient également des passagers, comme le détaille le récit du naufrage de Paul dans Actes des apôtres 27.21-44.

Il est aisé de comprendre que la durée de ces voyages était considérablement plus longue par rapport à nos standards actuels.

II. Les temps de déplacement

Nous avons des indications précises sur la durée des voyages anciens, comme le montre l’exemple d’Esdras parcourant les 1100 km qui séparaient Babylone de Jérusalem. Selon Esdras 7.8-9, son voyage a duré quatre mois, en l’an -458. Notons que les progrès techniques en matière de transport n’ont pas significativement évolué durant les cinq siècles séparant cet événement de l’époque du Messie Jésus.

Les voyages à cette époque étaient peu fréquents et avaient des objectifs spécifiques, tels que les fêtes religieuses au temple de Jérusalem ou, dans le cas de Joseph et Marie, un recensement dans leur ville d’origine. Le tourisme, tel que nous le connaissons aujourd’hui, n’existait pas, même si les Juifs profitaient des fêtes à Jérusalem pour admirer les constructions d’Hérode le Grand, comme le temple, décrit dans Marc 13.1.

Les Évangiles rapportent plusieurs déplacements de Jésus de la Galilée à Jérusalem, notamment pour les fêtes de Pâque. Le chemin le plus direct de Nazareth à Bethléem passait par la Samarie, mais les Juifs évitaient généralement cette route pour des raisons historiques, préférant un itinéraire plus long qui suit les rives du Jourdain.

D’autre part les Samaritains n’hésitaient pas à agresser les Juifs qui traversaient leur territoire pour les différents pèlerinages au Temple de Jérusalem.

Pour le voyage de Marie et Joseph, il est estimé qu’ils ont parcouru environ 142 km en empruntant la route longeant le Jourdain. En se basant sur la vitesse de marche des légions romaines, qui variait entre 15 et 25 km par jour, ce voyage aurait duré environ huit jours compte tenu de la grossesse de Marie. Ils auraient vraisemblablement fait des arrêts pour passer la nuit à la belle étoile, à cause de leurs moyens financiers limités.

Nous envisageons également l’utilisation d’une remorque en bois, construite par Joseph et tirée par un âne, ce qui aurait permis une vitesse de 3 à 6 km/h pour une durée maximale de 6 heures par jour. Cependant, cette option n’aurait pas diminué significativement le temps de déplacement, en raison de la charge à tirer et de la qualité des chemins. Cette méthode aurait cependant réduit la fatigue.

La solution la plus plausible pour le couple, en tenant compte de l’état de Marie, serait l’utilisation d’une remorque tirée par un âne, avec un voyage de sept jours, les déplacements étant interdits le jour du Sabbat.

Dans des conditions normales, cette distance pourrait être parcourue en cinq jours, avec des étapes bien définies, comme le montre l’épisode de la visite de Marie à Élisabeth.

Conclusion

Lors de la lecture des Évangiles, il est parfois difficile d’apprécier les défis liés aux déplacements à l’époque du Messie Jésus. En effet, les auteurs des Évangiles se concentrent davantage sur les enseignements et les événements, laissant peu de place aux détails des voyages mentionnés.

Ainsi, nous rencontrons des expressions succinctes telles que « elle se rendit chez sa parente », « ils montèrent au temple pour la fête des Juifs », ou encore « le Saint-Esprit le conduisit dans le désert ». Derrière ces mots, il est important de visualiser les jours de marche, les nuits passées à la belle étoile ou sous des tentes, et les diverses difficultés inhérentes à ces longs voyages.

Par exemple, la Galilée, où Jésus a exercé la majeure partie de son ministère, se situait à environ cinq jours de marche du Temple de Jérusalem. De plus, le respect du sabbat imposait une restriction de déplacement ne dépassant pas 1 km.

Bien que la population de l’époque fût habituée à marcher, il est essentiel de reconnaître les difficultés de ces déplacements, sans oublier les risques liés aux brigands qui sévissaient souvent la nuit, forçant les voyageurs à atteindre leur destination avant le coucher du soleil.

Cette réalité contribuait à la sédentarisation de la population. Cependant, en observant les nombreux déplacements effectués par Jésus, il est manifeste qu’il possédait une excellente condition physique, démontrant sa capacité à surmonter ces défis.

Lexique
Le sabbat
Le sabbat est un jour de repos et de sanctification dans la tradition juive, observé du vendredi soir au samedi soir. Commandement Biblique : Le sabbat est l'un des Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. INF089
Les Samaritains
Les Samaritains étaient une communauté religieuse et ethnique distincte vivant en Samarie, une région située entre la Galilée et la Judée. Leur relation avec les Juifs au temps de Jésus était complexe et souvent marquée par des tensions. INF107
Synthèse du texte de Marc 13.1-37
Marc 13.1-37 présente une chronologie eschatologique en quatre grandes étapes, articulée autour de la chute du Temple, des signes de la fin, de la venue du Fils de l’homme, et de l’appel à la vigilance. Tout commence par l’admiration du Temple par un disciple. INF173
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Mots-clés : déplacement · voyage · premier siècle · Nazareth · Bethléem · Marie · Joseph · âne · caravane · bateau · Sabbat · pèlerinage

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://www.schilo.org/ann042-les-temps-de-deplacement/, exportée le 28/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.