Au fil des années, des chrétiens, sûrement bien intentionnés, ont souhaité rendre hommage à Marie, la mère du Messie Jésus. Ce que Dieu n’a pas voulu, des hommes l’ont réalisé.
Marie, va passer du statut de simple et humble servante du Seigneur à celui de médiatrice, que beaucoup invoquent, prient et louent. Nous devons relever que certains disent qu’ils ne prient pas Marie, mais la sollicitent, pour qu’elle demande à son fils Jésus d’intervenir en leur faveur.
Un fils ne refuserait rien à sa mère !
Nous désirons aussi noter, ce que dit le théologien italien, Alphonso de Liguori, dans son livre « Les gloires de Marie » édité en 1750 et réédité en 1987.
Dans cet ouvrage, nous lisons : « Ah ! Maintenant, vous êtes notre Reine, car vous êtes la mère de Dieu et nous vous saluons, nous vous adorons comme telle ». (Les gloires de Marie p. 319) « Courons donc aux pieds de notre très douce Reine, et soyons toujours fidèles à la prier, si nous voulons mettre notre salut en assurance. Si la vue de nos péchés nous épouvante et nous décourage, c’est pour qu’elle sauve, par sa protection, les pécheurs les plus coupables, les plus désespérés, dès qu’ils se recommandent à elle ».
Nous constatons la clarté des propos de cet homme ! Il nous précise le statut de Marie reconnu aujourd’hui, par une grande majorité de chrétiens catholiques.
Que devons-nous en penser ?
Nous allons étudier tous ces nouveaux attributs de Marie.
Comme nous l’avons spécifié, Marie n’a pas eu de place privilégiée, dans l’Église primitive. Ce sont uniquement les ouvrages apocryphes qui ont permis de concevoir une autre vie de Marie.
Un recueil apocryphe, l’Ascension d’Isaïe, rapporte que sa grossesse a duré deux mois. Dans différents documents, du même ordre, elle prononce des vœux de virginité perpétuelle. Nous pouvons aussi lire la précision suivante : après sa maternité, son corps redevint comme auparavant, comme si elle n’avait jamais enfanté. L’accouchement de Jésus n’aurait pas affecté sa virginité !
Ces ouvrages commencent à circuler au cours du second siècle. Pour les résumer, nous pouvons simplement dire que les propos qu’ils avancent restent dénués de toute logique.
Nous ne pouvons donc pas considérer les faits qu’ils rapportent comme historiques.
D’autre part, ces écrits contredisent clairement ceux des Évangiles, estimés par les chrétiens comme inspirés par Dieu. Nous constatons une différence importante, en effet, entre l’équilibre, la sobriété et la sagesse des récits bibliques, et ces légendes.
Nous rappelons que les premiers chrétiens ont rejeté ces textes. Ils leur donnèrent le nom : apocryphe. Ils ont influencé malgré tout un grand nombre de personnes.
Avec les années, des hommes ont calqué la vie de Marie, sur celle de son fils Jésus, lui appliquant les mêmes qualités. Ces principes, avec le temps, sont devenus, des dogmes, ancrés dans la religion catholique.