Dans les Evangiles, il est fréquemment noté que les Pharisiens critiquaient le Messie Jésus, pour les miracles qu’Il accomplissait le jour du Sabbat.
Par exemple, dans Marc 3.1-6, Jésus guérit un homme à la main paralysée le jour du Sabbat. Les Pharisiens le critiquent pour cela, mais Jésus leur rétorque en leur demandant s’il est permis de faire du bien plutôt que du mal, de sauver une vie plutôt que de la tuer, le jour du Sabbat.
Dans Matthieu 12.1-8, les disciples de Jésus, qui avaient faim, cueillent des épis de blé pour manger le jour du Sabbat. Les Pharisiens critiquent cela, mais Jésus leur répond en citant des exemples de l’Ancien Testament où le respect du Sabbat a été interprété de manière flexible. Il déclare alors que le Fils de l’homme est maître du Sabbat.
Luc 6.6-11 et Luc 13.10-17 rapportent que Jésus a accompli une guérison dans une synagogue pendant le Sabbat. Les Pharisiens et les scribes surveillaient Jésus pour voir s’il allait opérer une guérison le jour du Sabbat, ce qui leur permettrait de le poursuivre.
Jésus avait donc souvent des divergences avec les Pharisiens sur la façon d’honorer le Sabbat. Par exemple, les Pharisiens étaient tellement attachés à la règle de ne pas travailler qu’ils oubliaient, en réalité transgressaient, le commandement de sanctifier le Sabbat. Au contraire, Jésus (et d’autres, comme les prêtres du temple) pouvait respecter le Sabbat et le dédier à l’Éternel en faisant des œuvres.
Ces exemples montrent que Jésus avait une interprétation différente du Sabbat par rapport aux Pharisiens. Pour Jésus, le Sabbat était un jour de miséricorde et de bienfaisance, et non un jour de restrictions légales strictes.
Il déclare même qu’il est le maître du Sabbat dans Matthieu 12.8 et Marc 2.27-28.
Nous constatons le fossé qui existait entre l’interprétation des religieux de l’époque concernant le Sabbat et celle du Messie Jésus. Celui-ci ne manquera pas d’ailleurs de dénoncer leur hypocrisie dans Luc 13.15 et Luc 14.5.
En se plaçant comme maître du Sabbat, le Messie Jésus révolutionnait le légalisme religieux des autorités. Il bouleversait l’interprétation et l’enseignement des sages. De nombreux conflits découlèrent de cette position. Ces Pharisiens se considéraient comme les défenseurs de la loi de Moïse, c’étaient eux qui détenaient le savoir, la compétence.
Il n’était donc pas acceptable qu’un homme du peuple, s’autorise à les reprendre, les contredire. En dénonçant leurs incohérences et leur hypocrisie, le Messie Jésus s’attaquait indirectement aux institutions juridiques en place. Le conflit devenait inévitable, nous le constatons dans les pages des Évangiles. La notoriété du Messie Jésus n’a fait qu’accentuer la position de ces Pharisiens.
Nous aborderons le thème du rapport du Messie Jésus avec la loi plus en détail dans l’annexe ANN037 : Le Messie Jésus face à la loi de Moïse. Nous constatons que le Sabbat pratiqué au premier siècle différait beaucoup du principe de base : un jour de joie et un rapprochement avec Dieu.