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L’arrestation des apôtres

Les autorités religieuses juives, jalouses du succès des apôtres, ne tardent pas à réagir. Le seul moyen qu'elles choisissent est l'arrestation des apôtres...

En bref

L'article ADA019 commente Actes 5.17-18 : face à la croissance remarquable de l'Église à Jérusalem, le grand prêtre et les sadducéens, animés de jalousie, font arrêter les apôtres. Luc montre que malgré l'opposition des autorités religieuses, l'œuvre du Christ se poursuit par l'action du Saint-Esprit, accomplissant la promesse d'Actes 1.8.

Lecture
34 min
Références
50
Livres cités
6
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
18/06/2026
Mise à jour
23/06/2026
Personnages

Pierre · Jean · Le grand prêtre · Caïphe · Luc · Jésus-Christ

Lieux

Jérusalem · Temple de Jérusalem

Périodes

Printemps 33 · Église primitive · Ier siècle

Mots-clés

arrestation des apôtres · Actes des Apôtres · sadducéens · grand prêtre · Saint-Esprit · Église primitive · Jérusalem · Pierre · jalousie · persécution

Notions

croissance de l'Église · continuité de l'œuvre du Christ · opposition des autorités religieuses · jalousie des sadducéens · puissance du Saint-Esprit · résurrection proclamée · témoignage apostolique · menace politique et religieuse

Références bibliques

Actes 5.17-18 · Actes 1.8 · Actes 2.43 · Actes 2.47 · Actes 4.1-2 · Actes 4.13 · Actes 4.14-16 · Actes 4.17-18 · Actes 5.12-16 · Actes 5.13 (+ 10, voir l'index)

Résumé

L'article ADA019 analyse le passage des Actes des Apôtres 5.17-18, consacré à l'arrestation des apôtres par les autorités religieuses juives de Jérusalem, au printemps de l'an 33. L'étude s'inscrit dans la série des commentaires sur le livre des Actes, rédigés selon la perspective de Luc dans son second ouvrage, et s'appuie exclusivement sur des informations propres à cet évangéliste. Le texte s'ouvre sur une mise en contexte de la situation de l'Église naissante à Jérusalem. Malgré la mort et la résurrection de Jésus, le mouvement chrétien, loin de s'essouffler comme les autorités religieuses l'avaient espéré, connaît une croissance remarquable et inattendue. Sous l'action du Saint-Esprit, les apôtres accomplissent des signes et des guérisons qui prolongent le ministère terrestre de Jésus, conformément à la promesse faite avant son ascension (Actes 1.8). Luc présente ainsi la continuité de l'œuvre du Christ, désormais accomplie par l'intermédiaire de ses témoins. La croissance de la communauté chrétienne est décrite comme particulièrement impressionnante. Des foules composées d'hommes et de femmes se joignent aux croyants, les malades sont apportés dans les rues pour être guéris, et l'Église bénéficie d'une grande faveur auprès du peuple. Cette expansion rapide constitue l'un des thèmes centraux du livre des Actes : malgré les persécutions et les obstacles, la Parole de Dieu progresse, illustrant l'accomplissement du dessein divin annoncé par le Christ ressuscité. Face à cette situation, le grand prêtre et les membres du parti des sadducéens réagissent avec jalousie. L'article explique que cette réaction dépasse les simples divergences doctrinales. Les sadducéens, qui rejetaient la résurrection des morts, voient leur autorité religieuse et leur influence menacées par une communauté qui proclame précisément la résurrection de Jésus-Christ. Appartenant à l'aristocratie sacerdotale qui contrôlait le Temple et entretenait des relations avec Rome, ils perçoivent la popularité croissante des apôtres comme une double menace : religieuse et politique. L'article rappelle à ce titre que Caïphe avait déjà exprimé, quelques années auparavant, la crainte qu'un mouvement populaire ne provoque une intervention romaine (Jean 11.47-50). L'étude évoque ensuite l'échec des premières mesures de répression. Lors d'une arrestation précédente de Pierre et Jean, les membres du Sanhédrin avaient été décontenancés par l'assurance et la connaissance des Écritures de ces hommes pourtant considérés comme sans instruction. Incapables de nier la réalité des miracles accomplis, notamment la guérison du boiteux à la porte du Temple, ils s'étaient contentés de menaces. Un point essentiel est souligné : les autorités ne contestent jamais la réalité des miracles, mais cherchent uniquement à faire taire les apôtres. Ce schéma reproduit l'opposition que Jésus lui-même avait rencontrée de la part des chefs religieux de son temps. L'article met ainsi en lumière plusieurs dimensions théologiques et historiques fondamentales. D'un côté, la vitalité de l'Église primitive témoigne de la puissance du Saint-Esprit à l'œuvre dans la communauté des croyants. De l'autre, l'opposition des autorités religieuses révèle les mécanismes humains de la jalousie, de la peur de perdre le pouvoir et de l'hostilité à l'égard du message évangélique. Le récit de Luc montre que la persécution ne freine pas l'expansion du christianisme, mais en fait paradoxalement partie intégrante. Des annexes sont proposées en complément pour approfondir le contexte : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces ressources permettent d'éclairer le cadre historique, liturgique et institutionnel dans lequel s'inscrit l'épisode de l'arrestation des apôtres.

Consultation

Textes bibliques

Actes
Actes des apôtres 5.17-18 (Louis Segond S21)

Alors le grand-prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie.

Ils firent arrêter les apôtres et les jetèrent dans la prison publique.

Détails techniques

Année 33

Lieu : Ville de Jérusalem

Date : Printemps 33

Mode opératoire : Nous suivons Luc dans son second ouvrage

Note sur le mode opératoire : Ces informations se trouvent uniquement chez Luc

Carte Jérusalem et sa région

Les autorités religieuses juives, jalouses du succès des apôtres, ne tardent pas à réagir. Le seul moyen qu'elles choisissent est l'arrestation des apôtres.

1- Le développement de l'Église

Les autorités religieuses de Jérusalem constatent avec amertume que le mouvement chrétien, qui aurait dû selon leurs calculs disparaître avec la mort de Jésus, connaît au contraire un développement remarquable. Celui qui avait été condamné et crucifié n'est plus physiquement présent, mais ses disciples poursuivent son œuvre. Sous l'action du Saint-Esprit, ils accomplissent des signes et des guérisons qui rappellent ceux qui avaient caractérisé le ministère terrestre de Jésus (Jean 14.12 ; Actes des apôtres 2.43 ; Actes des apôtres 5.12-16).

Dans la perspective de Luc, cette continuité n'est pas fortuite. Le livre des Actes montre que l'œuvre du Christ ne s'est pas interrompue avec son ascension, mais qu'elle se poursuit désormais par l'intermédiaire de ses témoins, conformément à la promesse qu'il leur avait adressée avant son départ (Actes des apôtres 1.8). Ce que les autorités pensaient avoir définitivement supprimé continue ainsi de se développer avec une force inattendue.

2- Une croissance remarquable

Les résultats de la prédication apostolique sont particulièrement impressionnants. Luc souligne que des foules toujours plus nombreuses, composées aussi bien d'hommes que de femmes, se joignent aux croyants (Actes des apôtres 5.14). Les malades sont apportés dans les rues et tous ceux qui viennent auprès des apôtres reçoivent la guérison (Actes des apôtres 5.15-16). L'Église de Jérusalem apparaît ainsi comme une communauté en pleine expansion, bénéficiant d'une grande faveur auprès du peuple (Actes des apôtres 2.47 ; Actes des apôtres 5.13).

Cette croissance rapide constitue l'un des thèmes majeurs du livre des Actes. Malgré les obstacles et les persécutions, la Parole de Dieu poursuit sa progression (Actes des apôtres 6.7 ; Actes des apôtres 12.24 ; Actes des apôtres 19.20). Luc présente ainsi l'expansion du christianisme comme l'accomplissement du dessein de Dieu annoncé avant l'ascension du Christ (Actes des apôtres 1.8).

3- La jalousie des sadducéens

Face à une telle situation, le grand prêtre et les membres du parti des sadducéens sont saisis de jalousie (Actes des apôtres 5.17). Cette réaction ne s'explique pas uniquement par des divergences doctrinales. Les sadducéens, qui rejetaient notamment la résurrection des morts (Actes des apôtres 23.8), voient leur influence religieuse et leur autorité menacées par cette communauté qui proclame précisément la résurrection de Jésus-Christ (Actes des apôtres 4.1-2).

Cette précision de Luc n'est probablement pas fortuite. Les sadducéens appartenaient principalement à l'aristocratie sacerdotale qui contrôlait le Temple et entretenait des relations privilégiées avec les autorités romaines. La popularité croissante des apôtres pouvait donc représenter non seulement une menace religieuse, mais également un risque pour l'équilibre politique dont dépendait leur position. Plusieurs années auparavant, Caïphe avait déjà exprimé la crainte qu'un mouvement populaire ne provoque une intervention romaine (Jean 11.47-50).

4- L'échec des premières menaces

Quelques jours auparavant, lors de la première arrestation de Pierre et de Jean, les membres du Sanhédrin avaient été surpris de constater que des hommes considérés comme, « sans instruction et du peuple » manifestaient une telle assurance et une telle connaissance des Écritures (Actes des apôtres 4.13). Incapables de nier la réalité du miracle accompli sur le boiteux guéri à la porte du Temple (Actes des apôtres 4.14-16), ils avaient dû se contenter de menaces (Actes des apôtres 4.17-18).

Il est intéressant de noter que les autorités ne contestent jamais la réalité des miracles. Leur objectif consiste avant tout à faire taire les témoins du Christ. Comme Jésus avant eux, les apôtres se heurtent à l'opposition des chefs religieux (Luc 20.19 ; Luc 22.52-54). Le récit des Actes souligne ainsi la continuité qui existe entre le ministère du Maître et celui de ses disciples.

5- Les principaux opposants

Luc désigne une nouvelle fois les sadducéens comme les principaux instigateurs de cette nouvelle persécution (Actes des apôtres 5.17), confirmant ainsi ce qu'il avait déjà indiqué lors de la première arrestation (Actes des apôtres 4.1-2). Rien ne permet toutefois d'affirmer que tous les autres groupes religieux partageaient alors la même hostilité. Au contraire, l'intervention de Gamaliel quelques versets plus loin laisse apparaître une attitude plus prudente chez certains pharisiens (Actes des apôtres 5.34-39).

Cette situation évoluera cependant rapidement. Saul de Tarse, lui-même pharisien, deviendra bientôt l'un des principaux persécuteurs de l'Église avant sa conversion spectaculaire sur le chemin de Damas (Actes des apôtres 8.1-3 ; Actes des apôtres 9.1-6).

6- L'arrestation des Douze

Luc mentionne simplement « les apôtres » (Actes des apôtres 5.18), expression qui désigne très probablement l'ensemble des Douze déjà mentionnés précédemment (Actes des apôtres 5.12). Leur arrestation a vraisemblablement été effectuée par les gardes du Temple agissant sur ordre du grand prêtre.

Cependant, l'opération se déroule sans violence. Les autorités agissent avec prudence, conscientes de la sympathie dont jouissent les apôtres auprès du peuple. Une agitation dans l'enceinte du Temple aurait pu entraîner de graves conséquences. Les Romains surveillaient étroitement Jérusalem, particulièrement lors des grandes fêtes, afin de prévenir toute émeute susceptible de troubler l'ordre public.

7- La délivrance miraculeuse

Les apôtres sont alors enfermés dans la prison publique (Actes des apôtres 5.18). Toutefois, au cours de la nuit, un événement extraordinaire se produit. Un ange du Seigneur ouvre miraculeusement les portes de la prison et ordonne aux apôtres de retourner dans le Temple afin d'y annoncer « toutes les paroles de cette vie » (Actes des apôtres 5.19-20).

Cette expression souligne que le message chrétien est porteur de la vie véritable offerte en Jésus-Christ (Jean 6.68 ; Jean 10.10). Le récit rappelle plusieurs délivrances miraculeuses de l'Ancien Testament. Joseph fut tiré de sa prison (Genèse 41.14), Daniel fut délivré de la fosse aux lions (Daniel 6.22-23) et les trois jeunes Hébreux furent préservés au milieu de la fournaise (Daniel 3.24-25). À travers ces différents récits, Dieu manifeste sa souveraineté et sa fidélité envers ses serviteurs.

8- La souveraineté de Dieu

Plus tard, Pierre sera lui-même délivré miraculeusement de sa prison (Actes des apôtres 12.6-11), tandis que Paul et Silas verront les portes de leur cachot s'ouvrir à Philippes (Actes des apôtres 16.25-26). Toutefois, ces interventions extraordinaires ne signifient pas la fin des persécutions. Elles rappellent plutôt que l'opposition des hommes ne peut empêcher l'accomplissement du dessein de Dieu (Actes des apôtres 4.27-28).

Ce thème reviendra constamment dans le livre des Actes. Malgré les menaces, les arrestations et les violences, la Parole de Dieu poursuit sa progression, conformément au projet divin annoncé dès le début du livre (Actes des apôtres 1.8).

9- La stupeur du Sanhédrin

Au matin, lorsque le grand prêtre convoque le Sanhédrin pour interroger les prisonniers, les gardes découvrent avec étonnement que les cellules sont soigneusement fermées et gardées, mais qu'elles sont vides (Actes des apôtres 5.21-23). Peu après, on annonce aux autorités que les hommes qu'elles avaient emprisonnés se trouvent de nouveau dans le Temple et qu'ils enseignent le peuple (Actes des apôtres 5.25).

L'obéissance des apôtres est particulièrement remarquable. Dès leur libération, ils retournent à l'endroit même où ils avaient été arrêtés. Comme Jésus qui enseignait quotidiennement dans le Temple (Luc 19.47), ses disciples poursuivent leur mission sans se laisser intimider.

10- Une seconde arrestation

D'un point de vue humain, de tels événements auraient pu conduire les chefs religieux à reconsidérer leur opposition. Pourtant, loin de renoncer à leurs projets, ils persistent dans leur hostilité. Les apôtres sont arrêtés une seconde fois, mais toujours sans violence, car les gardes craignent une réaction du peuple (Actes des apôtres 5.26).

Cette crainte met en évidence l'influence croissante de la prédication apostolique auprès de la population. Le mouvement chrétien ne peut plus être considéré comme un simple groupe marginal. Son expansion devient désormais impossible à ignorer.

11- L'aveu de Caïphe

Lorsque les apôtres comparaissent devant le Sanhédrin, le grand prêtre leur adresse ce reproche :

« Nous vous avions formellement interdit d'enseigner en ce nom-là, et voici que vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement et que vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme ! » (Actes des apôtres 5.28).

Paradoxalement, cette accusation constitue un aveu involontaire du succès remarquable de la prédication apostolique. En reconnaissant que Jérusalem a été remplie de cet enseignement, Caïphe confirme lui-même l'expansion rapide du christianisme. Son refus de prononcer le nom de Jésus manifeste également l'hostilité persistante qu'il nourrit envers celui qu'il avait autrefois livré à la mort (Matthieu 26.65-66 ; Jean 19.15).

12- Une œuvre que les hommes ne peuvent arrêter

Le conflit ne concerne désormais plus seulement quelques disciples galiléens, mais une œuvre qui, selon la perspective de Luc, progresse avec une puissance que les hommes sont incapables d'arrêter. Quelques versets plus loin, Gamaliel exprimera lui-même cette vérité en déclarant : « Si cette œuvre vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire » (Actes des apôtres 5.39).

Ainsi, malgré les persécutions et les tentatives répétées des autorités religieuses, l'Évangile poursuit sa progression conformément au dessein souverain de Dieu (Actes des apôtres 1.8). Le livre des Actes montrera à plusieurs reprises que ni les menaces du Sanhédrin, ni les persécutions, ni même l'Empire romain ne pourront empêcher la diffusion du message chrétien jusqu'aux extrémités de la terre (Actes des apôtres 28.30-31).

Le parti des sadducéens
Pourquoi Luc mentionne t il les Sadducéens sans les Pharisiens
Les « apôtres » d'Actes 5.18 : les Douze ou seulement Pierre et Jean ?
Ceux qui étaient avec lui d’Actes 5.17

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Ceux qui étaient avec lui
« Le grand prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens (ἡ οὖσα αἵρεσις τῶν Σαδδουκαίων) » Le terme αἵρεσις (hairesis) désigne ici une « école de pensée », un « parti », une « secte » au sens philosophique — un groupe partageant les mêmes convictions doctrinales. INF352
Gamaliel
Gamaliel est l'une des personnalités juives les plus remarquables du Ier siècle. Il apparaît brièvement dans les Actes des Apôtres, mais sa réputation dépasse largement le cadre du Nouveau Testament. INF375
Le parti des sadducéens
Le texte d'Actes 5.17 mentionne que « le grand prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie ». Origine du nom : Probablement dérivé de Tsadoq (Sadoc), le grand prêtre sous David et Salomon, dont les descendants formaient l'aristocratie sacerdotale. INF349
Les pharisiens
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF002
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. INF004
Sadducéens
Les Sadducéens étaient un groupe aristocratique et sacerdotal du judaïsme antique (200 av. J.-C. – 70 ap. J.-C.), contrôlant le Temple de Jérusalem et le Sanhédrin. Ils acceptaient uniquement le Pentateuque, niaient la résurrection des morts et l'existence des anges. Présents quinze fois dans le Nouveau Testament, ils jouèrent un rôle clé dans la condamnation de Jésus, notamment à travers Caïphe et Anne. Leur disparition coïncide avec la destruction du Temple en 70 ap. J.-C. INF001
Le Sanhédrin
Le Sanhédrin était la plus haute instance religieuse, judiciaire et législative du judaïsme du Second Temple (IIe s. av. J.-C. – 70 ap. J.-C.). Composé de 71 membres et siégeant à Jérusalem, il interprétait la Torah, arbitrait les litiges majeurs et supervisait le calendrier hébraïque. Mentionné dans les Évangiles et décrit par la littérature rabbinique, il disparaît après 70 ap. J.-C. mais son modèle continue d'inspirer l'organisation et la pensée juridique juives. INF003
Un ange du Seigneur
La précision de Luc : « Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison… » (Actes des apôtres 5.19) n'est certainement pas fortuite. Elle répond à plusieurs objectifs théologiques et historiques. INF353
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Actes 5.17-18 · Actes 1.8 · Actes 2.43 · Actes 2.47 · Actes 4.1-2 · Actes 4.13 · Actes 4.14-16 · Actes 4.17-18 · Actes 5.12-16 · Actes 5.13 · Actes 5.14 · Actes 5.15-16 · Actes 6.7 · Actes 12.24 · Actes 19.20 · Actes 23.8 · Jean 11.47-50 · Jean 14.12 · Luc 20.19 · Luc 22.52-54

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://www.schilo.org/ada019-larrestation-des-apotres/, exportée le 28/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.